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Chat Va?
Votre chat est forcément le plus beau, le plus drôle, le plus doux, le plus gentil, le plus maladroit.....Alors racontez...
Souvenirs et hommage.
qui commence avec Serkar (17 octobre 2010)
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17 octobre 2010
À mon amie Grignette,
Et voilà ! Ça fait un an aujourd’hui que tu as rejoint le royaume des chats et j’espère que tu es contente. Moi, depuis ton départ une infinie tristesse ne cesse de me rappeler combien je fus heureux de t’avoir eue comme compagne. Pas un jour ne passe sans qu’une pensée ne converge vers toi.
Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance et d’autant moins que je ne voulais plus d’autre animal après la mort de mon chien, mon brave Vasco dont je t’ai si souvent parlé.
Mais voilà un jour d’août 1993, la vétérinaire chez qui j’étais pour organiser les funérailles de Vasco, se lève va dans une pièce et reviens avec un carton et en déverse le contenu sur la table en me disant : « Tenez c’est pour vous, pour vous consoler de votre chien, elle a été ramassée dans la rue. »
Et c’était toi Grignette, minuscule boule de poils d’à peine 3 mois et qui était entrée dans la vie par la mauvaise porte. Alors comment refuser un tel cadeau ; un chaton aux yeux jaunes si joli dans sa toison tigrée et déjà curieux en diable.
Et nous sommes partis ensemble pour un voyage de 16 ans.
Que de souvenirs en 16 ans et tous plus bons les uns que les autres sauf deux fois où j’ai bien cru te perdre : d’abord chez moi quand, perdant l’équilibre sur la rambarde du balcon, tu as fait un saut du troisième étage. Tous les jours, sans lassitude aucune, je descendais à l’endroit supposé de ta réception et je regardais aux alentours, mais rien. Pas de Grignette. Ça me rassurait quand même un peu l’absence d’un chat gisant à terre comme mort, car cela signifiait que tu étais peut-être cachée dans un coin, blessée sûrement, mais vivante. Mais les jours passaient et toujours rien. Je pensais que des gens t’avaient recueillie, étourdie, et t’avaient adoptée, puis parfois je me disais qu’affolée tu avais dû courir un peu sans trop savoir où aller et qu’en traversant la route principale tu te serais fait renverser par une voiture. Et puis trois semaines après environ, je regarde de mon balcon le parterre de la place et mon cœur se met à battre plus que de coutume. Oui, tu étais là au pied de mon immeuble, ayant retrouvé ton chemin grâce à l’instinct si fort dont la nature a pourvu les chats. Je hurle ton nom et tu lèves ta si jolie tête en ma direction. Pas de doute c’était bien toi. Quelles magnifiques retrouvailles ce jour-là !
Puis un peu plus tard, chez ma sœur où tu étais en pension, tu es tombée du sixième étage et ta chute s’est terminée sur le balcon d’un locataire du premier. Ta panique t’avait rendue inabordable et c’est au lasso qu’un vétérinaire a pu te capturer. Là encore plus de peur que de mal.
À part ces deux évènements tu as vécu ta vie de chat bien tranquillement, déambulant d’une pièce à l’autre au gré de tes humeurs, t’accaparant le canapé, le lit, le fauteuil sur le balcon, le sommet des meubles.
Mon amie Grignette, tu fus sauvage toute ta vie durant ; personne n’a pu ta caresser, pas une seule fois, ni Karine, ni les trois garnements que tu as vu arriver dans ma vie au fil du temps qui passe. Elle me faisait bien rire ta réaction quand tous déboulaient à la maison et te couraient après pour t’attraper : direction le dessous de mon grand lit, pour eux inaccessible ; et tu restais là pendant des heures ne souhaitant sans doute qu’une chose qu’ils déguerpissent bien vite pour recouvrer ta liberté. Quand on parlait de toi on t’appelait l’irascible !
Même avec moi tu n’étais guère câline, je veux dire que c’était toi qui décidais. Certes tu ne me griffais pas quand je te prenais dans mes bras, mais tu n’aimais pas ça et au bout de trente secondes tu faisais tout pour regagner le plancher des vaches. Par contre quand tu montais sur ma poitrine dans le lit ou le canapé, les caresses duraient un temps infini : sous le cou, sur la tête, derrière les oreilles, les bajoues ; j’en avais marre quelque fois et j’enlevais ma main que d’un coup de patte de velours tu venais rechercher pour une prolongation pour toi bien agréable. J’adorais t’entendre ronronner, les yeux mi-clos et parfois sous le plaisir qui t’électrisait tu enfonçais une patte après l’autre tes griffes dans ma poitrine.
Et dans le lit tu t’endormais souvent le petit bout de ton nez contre le mien.
Le seul reproche que j’ai pu te faire est que tu laissais les traces de ton passage un peu de partout. Tu délaissais la litière, que je tenais toujours très propre, pour marquer ton territoire où bon te semblait et moi, pauvre de moi, je te suivais à la trace de tes odeurs avec un seau d’eau javellisée à la main et une serpillère dans l’autre. Mais vois-tu, je t’aimais tellement fort que je n’en t’ai jamais voulu. Quant à la litière je n’ai pas eu le courage de l’enlever et un an après ta disparition elle est toujours au même endroit.
Côté nourriture comme tous les chats, tu étais difficile à satisfaire. Rien à voir avec Vasco qui engloutissait tout ce que je lui donnais. Tu marchais par périodes : tu alternais les périodes croquettes, terrine, viande hachée crue et thon au naturel. Mais c’était pénible et vexant parfois quand je te voyais renifler sans cesse ta nourriture, puis faire demi-tour la queue bien relevée et quittant la cuisine d’un air qui semblait profondément dédaigneux.
Tu as eu une santé d’enfer ; jamais malade en seize ans et pourtant tu n’étais pas du tout vaccinée car le vétérinaire, très honnête, m’avait dit que vacciner un chat destiné à vivre en appartement ne servait à rien. Tu es retournée chez le vétérinaire 2 fois et la même année en 2009.
En avril pour te faire couper un ongle incurvé qui s’était fiché dans le coussinet d’une patte. C’était la vétérinaire qui avait eu la bonne idée de nous marier en quelque sorte. Je dois dire qu’elle était assez émue de te revoir.
Et il ya un an, ce funeste jour du 17 octobre où je fus contraint d’abréger ta vie afin de t’éviter d’inutiles et atroces souffrances.
Grignette mon amie, tu me manques toujours. J’ai tes cendres à la maison et j’ai placé ton urne à côté de celle de Vasco et tous les deux vous êtes entourés par les photos de Cédric, Romane et Mathis.
Grignette, chatte de ma vie je t’aime et je ne t’oublie pas.Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.Charles Baudelaire

Serkar a modifié cet avis 17 octobre 2010
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17 octobre 2010
Pour Grignette !

Très très joli hommage Serkar, Bravo !
Et pour info cette semaine mon pataud de Clarence a lui aussi fait pour la 2ème fois en moins d'un an (c'est d'ailleurs son âge !) une chute du 3ème étage de mon immeuble !
La première fois plus de peur que de mal (il était encore chaton), mais là, plus de mal que de peur : SOS Véto à domicile en urgence à 22h, anesthésie générale (marrant d'ailleurs de le voir tout sage la gueule béante et les yeux ouverts), opération de sa cuisse gauche ouverte de 5 cm genre lapin dépiauté, points de suture, bandage, etc., etc.... Total 223 euros l'heure !
J'espère que c'est bien la dernière fois que je ferai venir une pro de nuit à la maison pour une heure de prestation si chèrement tarifée !
PS : Clarence va bien et est au régime car son sérieux manque d'équilibre résulte peut-être d'un début d'embonpoint diagnostiqué par la jeune véto ... Mais là je plaide non coupable, c'est pas moi qui lui donne des tartines beurrées au petit déj !!!
(C'est lui)
Serkar a modifié cet avis 17 octobre 2010
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17 octobre 2010
Lève-toi en pleine nuit, va faire une opération avec anesthésie générale sur une petite boule de poils, que tu sauves, compte le déplacement et le matériel, l'expérience et le temps passé, tu voulais lui donner quoi au véto, 15€ pour rembourser l'essence ?
Izy, qui a des chats et des amis véto !
Serkar a modifié cet avis 1 novembre 2010
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17 octobre 2010
Ok avec toi Izy, et pour être franc, pendant l'opération je pensais que la petite plaisanterie allait au bas mot me coûter dans les 300 ou 400 euros ... Surtout qu'elle a été super pro, rapide, efficace et que sa facture a été détaillée jusqu'à la colerette !
Mais en valeur absolue, 220 euros pour une seconde d'inattention de mon chat, et juste le lendemain du gentil courrier des impôts locaux... ça annonce une fin de mois difficile.
Djox, un autre ami des chats et des vétos compétents ;-)
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20 octobre 2010
Suite des mésaventures de mon chat Clarence pour ceux qui ont suivi le début : Cette nuit il s'est pété les points de sutures à force de se lécher et après avoir enlevé sa collerette en cachette > Grosse infection > Re véto ==> re-opération dans la journée ....
@ Izy, ne t'inquiète pas, j'assumerai les conséquences financières de cette 2ème intervention sans broncher... Et puis finalement j'ai résolu le problème de la fin de mois difficile : Puisqu'il n'est pas là aujourd'hui, je lui ai piqué son sachet de menu gourmand lycat de chez Leclerc.... Finalement ça se laisse manger, c'est plein de protéines, donc compatible avec mon régime Duzan (Private joke pour Bretelle et Oduse).
Djox, un grand grand copain des vétos ;-)
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21 octobre 2010
@ tous : Merci, merci beaucoup à tous pour lui, il va mieux avec une nouvelle fraise encore plus grosse, mode Duc de Guise, autour du cou, 15 jours de Bétadine et d’antibiotiques mais pas de nouvelle opération ! Je lui ai donc rendu tous ses Lycat en sauce… Non négociable vue son humeur du jour …
@ Serkar : Non, non, Clarence ne vole pas une sardine d’un œil en surveillant le poissonnier de l’autre, mais c’est quand-même bien grâce à Daktari qu’il doit son nom : Couleur fauve (et pas roux) + comme le lion de la série, une petite tare qui fait tout son charme. Mais pour lui il ne s’agit pas d’un strabisme convergent, mais le bout de sa queue est toute courbée façon écureuil…Et comme il a été trouvé bébé abandonné et traumatisé dans un jardin de Lorraine, impossible de savoir si c’est de naissance ou par accident…
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