CINOCHE

CINOCHE

Tout sur le cinéma, les longs métrages, les courts, les réalisateurs, acteurs, policiers western, amour, documentaires. Tout quoi. Ouvrez des discussions. Animons le cinoche !

les seconds rôles & vieilles gloires

qui commence avec Serkar (14 janvier 2010)


  • 19 décembre 2011

    Ben zut alors, je l’aurais bien vu prendre le rôle de DSK dans un film retraçant l’ascension et la chute de l’homo erectus !

  • Médaille Very Important Qyper pour ribouldingue

    ribouldingue

    Admin

    19 décembre 2011

    entendu a la radio un projet de film dsk=depardieu et anne sinclair=adjani????

  • Serkar

    Admin

    19 décembre 2011

    Il faut en profiter : mercredi dans beaucoup de cinémas de France c’est le jour du film court et normalement c’est gratuit.

    Je vais tous les ans au festival du film court de Vaulx-en-Velin et j’affirme que dans le court-métrage, il y a de vrais bijoux ! Alors ne boudons pas notre plaisir.

  • 21 décembre 2011

    A Thonon, en ce jour le plus court de l’année, ils ont habilement contourné la fête du film court : cette semaine, pas de court métrage au programme dans la salle qui les présente habituellement :(

    La pub du nouveau complexe ciné-Léman c’est : parking GRATUIT ! Quelle magnanimité ! Je vais rester à la maison faire des truffes au chocolat et écrire quelques cartes de voeux . Je sais que quelques amis apprécient encore les jolies missives sur le dessus de cheminée !

  • Serkar

    Admin

    22 décembre 2011

    Croco, la reine des truffes ! L’eusses-tu cru disait le marchand de nouilles ? ;-))

  • Serkar

    Admin

    22 décembre 2011

    Claudine Dupuis

    A tourné avec Johnny !

    Elle vient au monde à Paris le 1 mai 1924 sous le nom d’ Andrée Chaloum. Sa famille paternelle vit en Algérie et c’est sa maman une modeste couturière de la butte Montmartre qui l’élève.
    La petite Andrée commence la danse très tôt et comme elle est douée elle entre dans le corps de ballet du Châtelet, spécialisé dans les opérettes à grand spectacle.
    Durant la guerre, la jeune danseuse s’inscrit également à des cours d’art dramatique dirigés par le célèbre Julien Bertheau et c’est à ce moment qu’ André Chaloum devient Claudine Dupuis.
    En 45, c’est son premier film : « François Villon », interprété par Serge Reggiani. Puis elle continue dans « La ferme du pendu » avec un jeune débutant, Bourvil.
    En 1946, rencontre avec Erich von Stroheim dont c’est le retour en France et ensemble ils tournent dans « La foire aux chimères ».
    Claudine Dupuis se forge une belle notoriété avec le fameux « Quai des Orfèvres » d’*Henri- Georges Clouzot* et devient tête d’affiche dans son prochain film « Fort de la solitude » de Robert Vernay.
    Retour aux sources musicales avec un film joué et chanté par Luis Mariano, « Cargaison clandestine » mis en scène par Alfred Rode.

    Ce cinéaste et producteur est très connu et il fera tourner Claudine Dupuis dans 7 films et l’épousera en 51 malgré une différence d’âge de 20 ans. Dès lors Claudine Dupuis vole de succès en succès.

    Claudine Dupuis, outre son physique avantageux, a un talent vraiment diversifié qui lui permet de jouer n’importe quel personnage. Elle tourne en Italie dans le registre dramatique dans « Plus fort que la haine » avec Rossano Brazzi » et dans « les brigades volantes » en compagnie du beau Raf Vallone. Puis, elle tourne avec un autre grand acteur transalpin Gino Cervi dans un drame sanglant de la renaissance « Le château des Amants ».
    En France elle joue dans des comédies et ainsi elle joue en 57 avec un tandem qui allait bientôt casser la baraque Poiret-Serrault dans un film de Maurice Cloche, « Adorables Démons ».
    Claudine Dupuis est une artiste internationale et outre l’Italie et la France, elle fait du cinéma également en Allemagne dans « Le bal des Nations » de Gustav Fröhlich, puis en Espagne où elle est très appréciée. Elle y tournera 3 films.
    En 59, Alfred Rode, son mari la dirige une dernière fois dans « Visa pour l’enfer » avec un tout jeune débutant qui deviendra un monstre sacré du cirque Achille Zavatta.
    En 1961, elle tourne son tout dernier film de Michel Boisrond « dossier 1413 » avec un jeune chanteur qui cartonne dans les hits Johnny Hallyday !

    Claudine Dupuis arrête sa carrière à 37 ans avec 37 films à son actif. Elle se retire du monde du spectacle définitivement et tient un restaurant à Ambiance Russe à Deauville.
    Ensuite c’est la retraite sur la côte normande et elle devient veuve en 1979.
    Claudine Dupuis meurt le 26 mai 1991 à Lisieux dans l’oubli le plus total.

    Quelques films :
    1945 : François Villon d’André Zwoboda, avec Serge Reggiani – Huguette de Hainaut
    1945 : La Ferme du pendu de Jean Dréville, avec Charles Vanel – La Mauffe, la femme facile
    1946 : La Foire aux chimères de Pierre Chenal, avec Erich von Stroheim
    1947 : Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot, avec Louis Jouvet – Manon, la prostituée en cellule
    1947 : Fort de la solitude et Ras el Gua, le fort de la solitude de Robert Vernay, avec Paul Bernard – Marie
    1947 : Cargaison clandestine de Alfred Rode, avec Pierre Renoir
    1950 : Brigades volantes – (Il bivio) de Fernando Cerchio, avec Raf Vallone – Giovanna
    1951 : Boîte de nuit d’Alfred Rode, avec Louis Seigner – Gina, la vedette
    1952 : Les Sept Péchés capitaux de Carlo Rim, pour le sketch : La gourmandise – La paysanne
    1952 : Tourbillon d’Alfred Rode, avec Jean Servais – Lily Latour
    1954 : C’est… la vie parisienne d’Alfred Rode, avec Noël Roquevert – Cri-Cri Delagrange / Christine Weston
    1954 : Les Pépées font la loi de Raoul André, avec Louis de Funès – Elvire, une “Pépée”
    1955 : La Môme Pigalle d’Alfred Rode, avec Jean Tissier – Arlette Sidon
    1956 : Adorables démons de Maurice Cloche, avec Jean Poiret – Régine Rex
    1957 : Paris clandestin de Walter Kapps, avec Armand Mestral – Mado
    1961 : Dossier 1413 ou Les Ballets roses de Michel Boisrond, avec Jean Danet – Doris
    Etc.

    Serkar a modifié cet avis 22 décembre 2011

  • Médaille Very Important Qyper pour ribouldingue

    ribouldingue

    Admin

    22 décembre 2011

    http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=claudine%20...

    http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=claudine%20...

  • Serkar

    Admin

    23 décembre 2011

    Ils sont épatants les 2 extraits.

    Le premier “Les 7 pêchers capitaux” est très drôle. On y voit Henri Vidal et Jean Richard, tous les deux encore bien jeunes.
    La chute est extra.
    les 7 pêchés capitaux est un film à sketches et chaque péché est réalisé par un cinéaste différent ; celui avec Claudine Dupuis, “la Gourmandise” fut réalisé par Carlo Rim.

    Dommage que la téloche ne le diffuse pas.

    Le deuxième “Les pépées font la loi” aurait pu s’appeler "Comment parler aux mecs ! ".
    Femmes de Qypes, vous devriez le regarder, ça vaut son pesant de moutarde !

    Serkar a modifié cet avis 23 décembre 2011

  • 23 décembre 2011

    Quel régal ces extraits ! Merci Serkar et Riboul ! Encore !

  • Serkar

    Admin

    24 décembre 2011

    Pierre Trabaud

    On connaît son visage, mais pas son nom !

    Son vrai nom est Pierre Wolf et il voit le jour le 7 août 1922 à Chatou (Yvelines).
    Après ses études, l’adolescent s’inscrit à l’Ecole des Beaux-arts et il suit parallèlement des cours chez le fameux René Simon.

    Comme beaucoup, Pierre Wolf débute par le théâtre où il prendra le pseudo de Pierre Trabaud. Du théâtre au cinoche, il n’y a qu’un pas que Pierre franchit vite et le voici devant la caméra de Jacques Becker dans « Antoine et Antoinette » ax côtés de Claire Mafféi et Roger Pigaut
    .
    Il fit une apparition dans un film inachevé de Marcel Carné, puis c’est Henri-Georges Clouzot qui l’engage en 49 dans « Rendez-vous de juillet », un film à chorale où il retrouve tous ses potes du théâtre : Daniel Gelin, Maurice Ronet, Nicole Courcel, Brigitte Auber etc.

    Il tombe fin fou amoureux du célébrissime mannequin de chez Dior, Capucine (P. 44) qu’il épouse en même temps qu’elle lui donne la réplique dans « Rendez-vous de juillet ».
    Capucine fera carrière dans le cinoche et divorcera d’avec Pierre Trabaud en 1950.

    Dans la décennie 50, Pierre Trabaud joue beaucoup de seconds rôles, mais très forts.
    Il tourne avec les plus grands cinéastes comme Jean-Paul le Chanois et plusieurs fois avec Léo Joannon : « Le défroqué » et « Le désert de Pigalle ».
    En 60 il s’incarne en aviateur dans un film de Jean Dreville qui honore les aviateurs de la célèbre escadrille française Normandie-Niemen.
    L’année suivante son visage devient familier au grand public avec le triomphe de « La guerre des boutons » d’ Yves Robert où il joue l’instituteur.

    Pierre Trabaud s’investit beaucoup dans le doublage des voix : il est Jo Dalton ; Daffy Duck dans plusieurs dessins animés de Disney, Popeye.

    Pierre Trabaud arrête le cinoche pendant 20 ans et en 63 il réalise son premier film dont il a écrit le scénario : « Le voleur de feuilles » avec Denise Grey en tête d’affiche. Hélas, c’est un échec car le film est mal exploité. Il avait de réelles qualités.

    Bertrand Tavernier le fera tourner 2 fois et ce sera la fin de sa carrière. Tout d’abord avec Philippe Noiret « Autour de minuit » en 85 et 3 ans plus tard Pierre Trabaud se retrouve pour la dernière fois sur un plateau de cinéma dans « La vie et rien d’autre » toujours avec Noiret mais aussi avec la pétillante Sabine Azéma.
    Ensuite il s’éloigne de la vie artistique et meurt le 26 février 2005 à Versailles, à 82 printemps.

    Quelques films :
    1943 : Lucrèce de Léo Joannon
    1945 : Le Jugement dernier de René Chanas
    1946 : Ouvert pour cause d’inventaire de Alain Resnais (inédit)
    1947 : La Fleur de l’âge de Marcel Carné (inachevé)
    1947 : Antoine et Antoinette de Jacques Becker
    1949 : Manon de Henri-Georges Clouzot
    1949 : Rendez-vous de juillet de Jacques Becker
    1950 : Lady Paname de Henri Jeanson
    1951 : …Sans laisser d’adresse de Jean-Paul Le Chanois
    1954 : Le Défroqué de Léo Joannon
    1960 : Escadron de chasse 1/30 Normandie-Niemen de Jean Dréville et Damir Viatich Berejnyck
    1962 : La Guerre des boutons d’Yves Robert
    1983 : Le Voleur de feuilles de Pierre Trabaud (également scénariste)
    1986 : Autour de minuit de Bertrand Tavernier
    1989 : La Vie et rien d’autre de Bertrand Tavernier
    2004 : Carnet de naufrage de Claude Bourbigot – documentaire -

    Voxographie :
    Films[modifier]Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir : Wedge Antilles (Denis Lawson)
    Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi : Wedge Antilles (Denis Lawson)
    Casino Royale : Jimmy Bond alias le Dr Noé (Woody Allen)
    Sur les quais : Terry Malloy (Marlon Brando)
    El Dorado : Mississippi (James Caan)

    Films d’animation :
    Films d’animation[modifier]1967 : Astérix le Gaulois : Caïus Bonus
    1968 : Astérix et Cléopâtre : Le chef du transport de pierres
    1971 : Daisy Town : Joe Dalton
    1975 : Tarzoon, la honte de la jungle : Siamois / Général anglais
    1978 : La Ballade des Dalton : Joe Dalton
    1983 : Les Dalton en cavale : Joe Dalton
    1991 : Dragon Ball : La Légende de Shenron : Tortue géniale
    1991 : Dragon Ball : L’Aventure mystique : Tortue géniale
    1994 : Dragon Ball : Le Château du démon : Tortue géniale

    Serkar a modifié cet avis 24 décembre 2011

  • Serkar

    Admin

    28 décembre 2011

    Leïla Bekhti

    L’étoile de demain

    Cette belle actrice naît le 6 mars 1984 à Issy-les –Moulineaux. C’est la benjamine de trois enfants. Lycéenne Leïla Bekhti achète la revue Casting uniquement pour s’amuser et voir si les annonces lui correspondent.
    Après un bac littéraire au lycée Maurice Genevoix de Montrouge, elle s’inscrit à la fac sans grande conviction et suit une formation sur l’Art-Thérapie. Parallèlement elle suit des cours de théâtre durant 6 mois mais sans assiduité particulière.
    Après la fac, elle fait de multiples petits boulots pour se payer ses cours de théâtre qu’elle suit à l’école de Stéphane Gildas à Tolbiac puis chez Bérangère Basty.

    En 2005, Leïla Bekhti, encouragée par son entourage, se rend au casting de « Sheitan » de Kim Chapiron avec Vincent Cassel et elle obtient un vrai rôle celui de Yasmine, une jeune arabe qui n’a pas froid aux yeux.
    Dès ce premier film, Leïla Bekhti est remarquée et ensuite c’est le téléfilm « Harkis » avec un Smaïn, hallucinant de vérité, qui joue son père. La jeune actrice renoue avec ses origines algériennes et avec l’histoire de son grand-père qui a combattu dans les rangs du FLN.
    Sa beauté, sa fraîcheur et la justesse de son interprétation crèvent l’écran.
    C’est grâce à ce téléfilm que j’ai découvert Leïla Bekhti et depuis je suis sa carrière.
    Depuis elle n’arrête plus de tourner

    Elle est Zarka dans « Paris, je t’aime » et Mounia dans « Mauvaise foi » le premier film de Roschdy Zem.
    La téloche lui fait les yeux doux et on a pu voir la belle Leïla Bekhti dans un épisode de « Madame le proviseur » et tout de suite après dans « Les Tricheurs » avec Pascal Légitimus.

    Première récompense en 2008 avec le prix d’Interprétation du Festival Silhouette pour le film de Rachid Hami dans « Choisir d’aimer ».
    Côté cinoche, elle figure au générique d’ « Ali Baba et les 40 voleurs » de Pierre Aknine en compagnie de Gérard Jugnot. Ensuite, elle sera présélectionnée pour le César du meilleur espoir féminin pour un film de Nora Hamdi dans « Des poupées et des anges ».
    Toujours en 2008, elle tourne des films qui obtiennent de gros succès et surtout « Un prophète » de Jacques Audiard où elle est Djémila. Elle rencontre à cette occasion l’acteur Tahar Rahim qui deviendra son mari en 2010.

    La carrière de*Leïla Bekhti* est cette fois bien lancée et en 2009 elle fait une super rencontre avec Géraldine Nakache qui tourne son premier long métrage « Tout ce qui brille ». Louanges de toutes parts, public comme professionnels, ce qui vaut en plus à Leïla Bekhti d’obtenir le Swann d’Or de la révélation féminine au festival de Cabourg.

    En 2010, elle fait film sur film pour le plus grand plaisir des ses admirateurs dont je fais parti.
    4 ans après « Harkis », elle retrouve Alain Tasma pour le téléfilm « Vous êtes leur crainte ».
    Côté cinoche, citons « Itinéraire bis », « Toi, moi, les autres… », « Il reste du jambon ? » premier film d’*Anne De Petrini*.

    En 2010, Leïla Bekhti est Ambassadrice du printemps du cinéma aux côtés de l’immense Fabrice Luchini, puis elle tourne « La source des femmes » de Radu Mihaileanu tourné au Maroc aux côtés de Hasfia Herzi.

    J’ai vu Leïla Bekhti chez Drucker le jour de Noël où elle présentait « Une vie meilleure » avec Guillaume Canet. Un film qui devrait remplir les salles. Elle reconnaît que c’est « Harkis » qui a dynamisé sa carrière.
    Son agenda est bien rempli et je suis convaincu que Leïla Bekhti sera une des grandes vedettes des prochaines décennies.

    Quelques films :
    2005 : Sheitan de Kim Chapiron – Yasmine
    2005 : Paris, je t’aime, segment Quais de Seine de Gurinder Chadha – Zarka
    2006 : Mauvaise Foi de Roschdy Zem – Mounia
    2008 : Des poupées et des anges de Nora Hamdi – Lya
    2008 : L’Instinct de mort de Jean-François Richet – La fille du Fellagah
    2008 : Un prophète de Jacques Audiard – Djamila
    2010 : Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran – Lila
    2010 : Il reste du jambon ? de Anne De Petrini – Anissa
    2011 : Toi, moi, les autres… de Audrey Estrougo- Leïla
    2011 : La Juve de Timgad de Fabrice Benchaouch
    2011 : La Source des femmes de Radu Mihaileanu – Leïla
    2011 : Itinéraire bis de Jean-Luc Pérréard
    2012 : Une vie meilleure de Cédric Kahn – Nadia
    2012 : Mains armées de Pierre Jolivet
    2012 : Nous York de Geraldine Nakache

    Récompenses :
    2011 : César du meilleur espoir féminin pour Tout ce qui brille
    2011 : Étoile d’or de la révélation féminine pour Tout ce qui brille

    Un décolleté qui n’en fait qu’à sa tête à la cérémonie des César

    http://www.tuxboard.com/leila-bekhti-robe-decollete-cesar...

    Serkar a modifié cet avis 28 décembre 2011

  • Serkar

    Admin

    30 décembre 2011

    Bernard Noël

    Le héros très aimé dans les chaumières

    C’est à St Dizier en Champagne que Bernard Noël voit le jour le 5 octobre 1924.

    Après sa scolarité il entre au conservatoire d’Art Dramatique de Paris puis en 48 le voici à la Comédie Française où il a du mal à se faire aux carcans de la tradition. Bernard Noël quitte la vénérable maison au bout de deux ans et va voir du côté du théâtre privé.
    Il fait aussi un peu de figuration au cinoche, mais il s’en occupera vraiment en 51 dans « Trois femmes », un film d’ André Michel. C’est la transposition à l’écran d’une œuvre de Maupassant.
    Puis l’année suivante, c’est l’adaptation de « Nez de Cuir », best-seller en librairie de Jean de la Varende. Yves Allégret met en scène et Bernard Noël est en compagnie de Jean Marais.

    Bernard Noël essaie tous les genres et il tourne même une parodie de western avec Fernand Raynaud : « Fernand cow-boy ! » Tout un programme !
    Il n’hésite pas à jouer pour les auteurs de la nouvelle vague et ainsi on peut le voir dans « Feu follet « de Louis Malle avec Maurice Ronet et en 64 il tourne « La ronde » avec la sensuelle Jane Fonda dont la mari Roger Vadim fait la mise en scène. Puis Jean-Luc Godard lui fait confiance et c’est « Une femme mariée » avec Macha Méril. Valse hésitation d’une femme entre son mari et son amant. Le boxon habituel quoi !

    Néanmoins sa popularité laisse à désirer et c’est la téloche qui la lui amène avec des séries , feuilletons et téléfilms dont les plus anciens comme moi se souviennent encore.
    Tout d’abord c’est « La mégère apprivoisée » de Shakespeare avec une Rosy Varte bouillonnante ; ensuite il est « Gaspard des Montagnes ».

    Profitant de sa notoriété, il retourne pour le cinoche avec Mario David dans « Le choix des assassins » de Philippe Fourastié. Echec complet car le public veut voir Bernard Noël en défenseur de la veuve et l’orphelin.
    Il renoue avec le succès et c’est même un triomphe télévisé avec le fameux Vidocq qu’il tourne entre 67 et 70. Histoire d’un bagnard poursuivi par la police qu’il finira par intégrer et devenir chef de la sûreté au fil des épisodes à l’époque de Napoléon 1er. Hélas, il est atteint d’un cancer et il ne peut aller au bout des épisodes. Avec beaucoup de discernement, il choisit Claude Brasseur pour la suite et le moins qu’on puisse en dire est que Claude Brasseur a repris Vidocq avec brio.
    En 70, on peut voir Bernard Noël dans son dernier film au cinéma dans un film de Daniel Axel : « Amour ».
    A sa mort le public de la France profonde est véritablement en deuil, tellement il avait adopté Bernard Noël et Vidocq. Pourtant le comédien n’aimait pas la télé plus que cela, préférant de loin le théâtre pour le contact direct avec le public.

    Bernard Noël meurt à 46 ans, le 2 septembre 1970. à Chavanges dans l’Aube

    Filmographie :
    • 1942 : Les Inconnus dans la maison d’Henri Decoin (Non crédité)
    • 1950 : Les Anciens de Saint-Loup de Georges Lampin (Non crédité)
    • 1952 : Nez de cuir d’Yves Allégret : L’ami
    • 1952 : Trois femmes d’André Michel : M. Maze, dans le sketch : Coralie
    • 1956 : Fernand cow-boy de Guy Lefranc : Jerry/Terry
    • 1961 : Par-dessus le mur de Jean-Paul Le Chanois : Un père
    • 1963 : Le Feu follet de Louis Malle
    • 1964 : La Ronde de Roger Vadim : L’auteur
    • 1964 : Une femme mariée de Jean-Luc Godard
    • 1966 : Un choix d’assassins de Philippe Fourastié : Stéphane Destouches
    • 1970 : Rêves érotiques de Gabriel Axel : Adolf Vernon
    Il existe une biographie : « Bernard Noël, prince et brigand de comédie », parue en 2006 aux Editions Pascal et écrite par Patrice Ducher.

    La mégère apprivoisée

    http://www.youtube.com/watch?v=CLvrdyjlTGY

    Serkar a modifié cet avis 31 décembre 2011

  • Serkar

    Admin

    7 janvier 2012

    Valentine Tessier

    Valentine Tessier voit le jour à Paris le 5 août 1892 de parents russes et à la maison, à Montrouge, c’est la langue utilisée presque tout le temps.
    La petite Valentine n’aime pas l’école sauf les leçons de récitation. Elle obtient tout de même son certif et entre dans une maison de couture.
    Son rêve est de devenir tragédienne. Elle échoue au Conservatoire mais nullement découragée, elle s’accroche, fait de petites tournées en province et finalement c’est un grand monsieur du théâtre Jacques Copeau qui lui donne sa chance en la prenant dans sa troupe au fameux théâtre du Vieux Colombier. Ainsi elle part en tournée aux USA et en Angleterre où elle rencontre un critique d’art qui lui fait une fille, Alice née en 1917.
    De retour en France elle triomphe toujours au théâtre avec Louis Jouvet et Lucien Guitry. (Père de Sacha.)

    Valentine Tessier débute au cinoche par les courts-métrage avant la première guerre mondiale, puis en 1927 c’est le célèbre « Le Chapeau de Paille d’Italie » de la pièce éponyme d’ Eugène Labiche et réalisé par René Clair. Son visage devient familier et c’est le film de Jean Renoir « Madame Bovary » qui lui fait décrocher des galons de grande vedette. Notons au passage que c’est le frère de Jean Renoir, Pierre qui joue le mari d’Emma, Charles Bovary.

    Le cinéma n’est pas sa tasse de thé, mais Valentine Tessier tourne tout de même 6 films dans la décennie des années 30.

    En 1942, elle fait de belles rencontres en jouant dans « Le lit à colonnes » d’après une œuvre de la subtile Louise de Vilmorin. Dans ce film il y a une sorte de passation de pouvoir entre deux générations de comédiens. Des anciens comme Fernand Ledoux, Jean Tissier et Pierre Larquey et la bleusaille avec Odette Joyeux et Jean Marais.

    Puis elle s’exile en Grande-Bretagne pour le restant de la guerre d’où elle revient en 46 pour jouer en compagnie de l’illustre et fantaisiste Jules Berry dans « Désarroi ».

    Valentine Tessier privilégie toujours le théâtre dans les années 50, mais continue d’apparaître dans une dizaine de films qui obtinrent un franc succès à leur sortie et dont certains passent encore de nos jours à la téloche comme « French Cancan » de Renoir avec Jean Gabin, « Lucrèce Borgia » de Christian-Jaque avec la pulpeuse Martine Carole ou encore « Notre Dame de Paris » de Jean Delannoy aux côtés d’Anthony Quinn.

    Elle retrouve Jean Gabin dans « Maigret et l’affaire Saint Fiacre » d’après le roman de Georges Simenon.

    Valentine Tessier se retire du spectacle au début des années 60 et savoure une douce retraite à côté de Poitiers.
    10 ans plus tard, le malicieux et persuasif Jean-Claude Brialy sort Valentine de sa retraite et la fait jouer dans son film « Eglantine ».
    Huit ans passent et on la retrouve une dernière fois en 79 dans un téléfilm « Grilles closes. »

    Valentine Tessier nous quitte le 11 août 1981 à Vallauris. Elle se fait inhumer dans le cimetière du petit village normand de Pressagny l’Orgueilleux près de sa fille Alice disparue prématurément en 64 à 47 ans.
    Le village est tout près de sa maison où elle vécut très heureuse une bonne partie de sa vie avec amis qui lui furent à des époques différentes des amis très chers : l’acteur Pierre Renoir et l’éditeur Gaston Gallimard.

    Filmographie :
    1911 : L’Otage de Camille de Morlhon
    1912 : Vengeance kabyle de Camille de Morlhon
    1912 : La Fiancée du Spahi de Camille de Morlhon
    1912 : La Haine de Fatimeh de Camille de Morlhon
    1927 : Un chapeau de paille d’Italie de René Clair
    1933 : Madame Bovary de Jean Renoir
    1938 : Abus de confiance de Henri Decoin
    1939 : La Charrette fantôme de Julien Duvivier
    1941 : L’Embuscade de Fernand Rivers
    1942 : Le Lit à colonnes de Roland Tual
    1946 : Désarroi de Robert-Paul Dagan
    1950 : Justice est faite de André Cayatte
    1953 : Des quintuplés au pensionnat de René Jayet
    1953 : Lucrèce Borgia de Christian Jaque
    1953 : Les Enfants de l’amour de Léonide Moguy
    1955 : French Cancan de Jean Renoir
    1956 : Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy
    1957 : Élisa ou la Fille Élisa de Roger Richebé
    1959 : Maigret et l’affaire Saint-Fiacre de Jean Delannoy
    1968 : L’Idiot d’André Barsacq
    1972 : Églantine de Jean-Claude Brialy
    1974 : Grandeur nature de Luis García Berlanga
    1974 : La Rivale de Sergio Gobbi
    1979 : Grilles closes, téléfilm d’Henri Helman

    Un court extrait d’Eglantine :
    http://www.youtube.com/watch?v=Nc9wvaHvs38

    Serkar a modifié cet avis 7 janvier 2012

  • 9 janvier 2012

    Merci de me la faire découvrir ! Ce nom et ce visage m’étaient totalement inconnus !

  • Serkar

    Admin

    16 janvier 2012

    Rosy Varte

    Maguy la flamboyante !

    Bien sûr j’avais l’intention de tirer le portrait de Rosy Varte un jour ou l’autre, mais son décès précipite les choses.

    Elle naît à Istambul le 22 novembre 1923 pour les uns et 1927 pour les autres !
    C’est une française d’origine arménienne.
    Tout bébé Rosy Varte débarque en France.
    Assez vite elle intègre la troupe du TNP de Jean Vilar et joue la mère d’Ubu dans « Ubu Ro » en 58. Parallèlement elle se produit à la Comédie des Champs Elysées, au théâtre Edouard VII, au Vieux Colombier, au Théâtre de l’Atelier et en 1971, Rosy Varte rejoint la Comédie Française.

    Son tempérament fantaisiste fait qu’elle jouera souvent des rôles comiques assez enlevées aussi bien au théâtre, qu’au cinoche ou à la télévision.
    On peut ainsi l’apprécier aux côtés de Jacques Brel dans l’épatant « Mon oncle Benjamin où elle est la sœur de Brel, puis elle est Elvire dans « Le Viager » avec Michel Serrault. Le plateau ne devait pas être triste !

    Elle était connue du public mais sans plus et en 1984 la téloche lui offre un rôle en or qui correspond bien avec son tempérament de feu. C’est le début d’un des rares sitcoms français de qualité et durant 8 ans, tous les dimanches Antenne 2 (France 2) diffusait un épisode de MaguyRosy Varte avait le rôle principal. C’était des scènes de la vie quotidienne et tout un chacun pouvait se reconnaître dans un personnage de la série.
    Les raisons de ce succès inouï : Une écriture remarquable, des comédiens au mieux de leur forme. Le couple que Rosy Varte formait avec Jean-Marc Thibault est encore présent dans tous les esprits. On ne peut que féliciter celui qui a eu l’idée de les réunir. Leur complicité traversait l’écran. Maguy et Georges Boissier.
    Il ne faut pas oublier les autres personnages récurrents à commencer par la bonne Marthe Villalonga, (Rose le Plouhannec) le voisin l’excellent Henri Garcin, coureur de jupons impénitent et Sophie Arthur qui est la fille de Maguy.
    D’autres comédiens venaient plus ou moins régulièrement : Hélène Duc, la mère de Maguy, Chantal Ladesou, Jackie Sardou, Bernard Dhéran, Geneviève Fontanel, Catherine Rich.

    Une des raisons du succès est la présence de guests-stars et c’était tout nouveau à la télé française. On faisait jouer des personnalités dans un seul épisode et pas seulement des comédiens. La liste étant fort longue je n’en cite que quelques uns : Jacques Chancel, Roger Zabel, Jacques Chazot, Adamo, Alain Gillot-Pétré (monsieur météo), Pascal Sevran, Gérard Holtz, Garcimore, Amanda Lear etc.
    La musique du générique était aussi très reconnaissable dès les premières notes.
    Il me semble que les premiers épisodes étaient tournés en direct avec du public, mais vu les difficultés ça n’a pas duré longtemps.
    La série s’est arrêtée en 1992 après 333 épisodes.
    La susceptibilité des gens étant ce qu’elle est, par prudence les auteurs ont écrit Vézinet avec un Z, (la ville où habite le couple Boissier) pour la différencier de Le Vésinet qui elle prend un S ! il serait injuste de ne pas citer les auteurs ::
    Maguy est une série télévisée française en 333 épisodes de 25 minutes, créée par Jean-Guy Gingembre, Stéphane Barbier, Sophie Agacinski, Pierre Colin-Thibert, Blandine Metayer et Élisabeth Alexandre d’après la sitcom américaine Maude.
    Notons au passage que Sophie Agacinski est l’épouse dans la vie de Jean-Marc Thibault.
    Cette série m’enchantait et je faisais tout pout ne pas rater un épisode.
    Grâce à Maguy, Rosy Varte reçoit le 7 d’or de la meilleure comédienne en 1987. Elle était devenue une des chouchoutes du public.

    Dans les années 90 on n’a plus revu Rosy Varte au cinéma, mais elle apparaissait parfois à la téloche et son dernier rôle fut dans « Hubert et le chien » de Laurence Katrian en 2007.
    Sa carrière au théâtre est extrêmement fournie.

    Rosy Varte quitte le plancher des vaches ce samedi 14 janvier suite à une bronchite qui a dégénéré en infection pulmonaire.

    Quelques films :

    1948 : Manon d’Henri-Georges Clouzot
    1949 : Vendetta en Camargue de Jean Devaivre – (Conchita)
    1951 : Trois femmes de André Michel
    1954 : French Cancan de Jean Renoir – (Une habituée du café)
    1955 : Les assassins du Dimanche de Alex Joffé – (Marie Simonet)
    1955 : Gueule d’ange de Marcel Blistène – (Mathilde, une ancienne détenue)
    1956 : Pardonnez nos offenses de Robert Hossein
    1958 : Le Petit Prof de Carlo Rim – (Mme Léa)
    1960 : Fortunat de Alex Joffé – (Rosette Falk, la femme du tailleur)
    1960 : Le Gigolo de Jacques Deray – (Marilyn)
    1961 : Le Tracassin ou Les Plaisirs de la ville d’Alex Joffé – (La patronne du restaurant qui regarde la télé)
    1964 : Angélique, marquise des anges de Bernard Borderie – Elle double la voix de Rosalba Néri -
    1965 : Thomas l’imposteur de Georges Franju – (Mme Valière)
    1965 : Les sultans de Jean Delannoy – (La fille dans le club)
    1966 : Trois enfants dans le désordre de Léo Joannon – (mme Duchemin, la mère de la chanteuse)
    1966 : Le voyage du père de Denys de La Patellière – (la barmaid du bistrot “La Patrie”)
    1969 : Mon oncle Benjamin d’Édouard Molinaro – (Bettine Machecourt)
    1969 : Le Pistonné de Claude Berri – (La mère)
    1970 : Daisy Town de René Goscinny et Morris – dessin animé – (La voix de Lulu Carabine)
    1971 : Le Viager de Pierre Tchernia – (Elvire Galipeau)
    1974 : Peur sur la ville d’Henri Verneuil – (Germaine Doizon)
    1977 : La Ballade des Dalton de René Goscinny, Morris, Henri Gruel et Pierre Watrin – dessin animé – (La voix de Miss Worthlesspenny)
    1978 : L’Amour en fuite de François Truffaut – (La mère de Colette)
    1980 : T’inquiète pas, ça se soigne de Eddy Matalon – (Rose Carlin, la nurse)
    1982 : Le Braconnier de Dieu de Jean-Pierre Darras – (La première musicienne en voiture)
    1983 : Garçon ! de Claude Sautet – (Gloria)
    1984 : Joyeuses Pâques de Georges Lautner – (Marlène Chataigneau, la mère de Julie)

    Petit rappel de sa carrière.
    http://www.wat.tv/video/retour-sur-carriere-rosy-varte-4s...

    Serkar a modifié cet avis 12 février 2012

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