CINOCHE

CINOCHE

Tout sur le cinéma, les longs métrages, les courts, les réalisateurs, acteurs, policiers western, amour, documentaires. Tout quoi. Ouvrez des discussions. Animons le cinoche !

les seconds rôles & vieilles gloires

qui commence avec Serkar (14 janvier 2010)


  • 16 janvier 2012

    Jolie carrière ! Au revoir, Rosy.

  • Serkar

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    17 janvier 2012

    Victor Boucher

    Un modèle pour Michel Serrault

    Victor Boucher voit le jour le 24 août 1877 à Rouen. Après son certif, le voici aide-comptable, et bien qu’il soit né à Rouen, il n’est pas du genre à bailler aux Corneille !
    Parallèlement aux chiffres le voici dans les lettres car il débute au théâtre en amateur.
    Au début du XXème siècle, il débarque à Paris et décroche un contrat dans un théâtre de boulevard.
    Il est plutôt attiré par le comique et il excelle dans le quiproquo. Gros succès ce qui lui vaut d’être engagé dans la troupe de Lucien Guitry, le papa de Sacha.
    Il part à la guerre de 14/18 et revient décoré de la Croix de Guerre.
    Il reprend la comédie et triomphe de partout où il se produit.
    En 1927 Victor Boucher devient directeur du théâtre de la Michaudière. Côté cinoche il fait des films en muet mais sans grand réussite.
    Enfin le parlant arrive et Victor Boucher en 1930 tourne « La douceur d’aimer » avec Renée Devillers et Alexandre Mihalesco, incontournable second rôle de l’époque et aujourd’hui complètement oublié ; dans ce même film débute Arletty.

    Un peu plus tard Victor Boucher reprend pour le cinoche son triomphe théâtral « Les vignes du Seigneur » d’après Francis de Croisset et Robert de Flers. C’est encore un succès et il enchaîne avec « Le sexe faible » en compagnie d’artistes dont les noms scintillent encore de nos jours pour ceux ayant un peu de culture cinématographique : Pierre Brasseur, Marguerite Moreno et la toute jeune Mireille Balin.

    Victor Boucher aborde la soixantaine et dès cet âge ne tournera que dans des films issus de ses succès au théâtre de boulevard.
    Sa présence crève l’écran et pourtant les rôles qu’il doit jouer sont souvent ceux de personnages sans grande envergure face à de fortes personnalités. C’est ça le talent.
    Ainsi il forme un duo fort contrasté avec la grande Elvire Popesco dans « L’amant de Madame Vidal » d’*André Berthomieu*. (1935).
    En 39 il retrouve la grande actrice roumaine dans « Ils étaient neuf célibataires ».

    Notons que dans ce film Sacha Guitry traite d’un sujet encore brûlant d’actualité de nos jours : le mariage blanc afin que des étrangères puissent rester en France. (1939).

    Il sera encore aux côtés, comme mari, de « La Popesco juste avant l’invasion allemande et toujours en bonne compagnie avec Gaby Morlay et Marcel Dalio.
    Pendant l’occupation, on le retrouve avec plaisir dans un film de Marc Allégret « Parade en sept nuits ». Histoire d’un chien enfermé à la fourrière et qui raconte ses aventures avec les humains.
    Peu après, il joue encore dans « Ce n’est pas moi » de Jacques de Baroncelli avec l’inoubliable Jean Tissier. Histoire d’un peintre et d’un banquier qui se ressemblent et en profitent pour échanger leur état-civil.

    Victor Boucher meurt relativement jeune à 65 ans le 21 février 1942 emporté par une hémorragie cérébrale.

    Victor Boucher a surtout été un immense acteur de théâtre et sa carrière a fortement influencé Michel Serrault qui en parle abondamment dans son autobiographie.

    Quelques films :
    1913 : La Petite Chocolatière de André Liabel
    1914 : L’Idée de Françoise de Emile Chautard
    1930 : La Douceur d’aimer de René Hervil
    1931 : Gagne ta vie de André Berthomieu
    1932 : Les Vignes du seigneur de René Hervil
    1933 : Le Sexe faible de Robert Siodmak : Antoine
    1936 : Faisons un rêve de Sacha Guitry
    1936 : L’Amant de madame Vidal de André Berthomieu
    1937 : L’Habit vert de Roger Richebé
    1939 : Ils étaient neuf célibataires de Sacha Guitry
    1939 : Le Bois sacré de Léon Mathot
    1941 : Parade en sept nuits de Marc Allégret : Monsieur
    1941 : Ce n’est pas moi de Jacques de Baroncelli

    Serkar a modifié cet avis 17 janvier 2012

  • Serkar

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    19 janvier 2012

    Bande annonce du festival du film court francophone de Vaulx-en-Velin :

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

    Serkar a modifié cet avis 19 janvier 2012

  • Serkar

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    25 janvier 2012

    Mony Dalmès

    Une carrière longue et bien remplie

    Mony Dalmès vient au monde au Kremlin-Bicêtre le 24 juillet 1914. Son patronyme est Simone Etennemare.

    Très jeune l’Art Dramatique l’attire et elle fait ses débuts sur scène dans quelques théâtres parisiens avant d’intégrer la prestigieuse Comédie Française à 23 ans.
    Peu avant elle avait tourné dans un film de Pierre Caron, « les demi-vierges » avec Marie Bell et Madeleine Renaud comme partenaire.

    Elle passe la plupart de son temps à la Comédie Française et s’en échappe de temps à autre pour faire du cinoche. Ainsi on peut l’apprécier dans « L’inévitable Monsieur Dubois » de Pierre Billon. Histoire d’une femme résolument moderne qui dirige une entreprise tandis que son partenaire André Luguet est un jeune peintre bohême.
    L’année suivante elle donne la réplique à deux pointures du cinéma et du théâtre Fernand Ledoux et Jules Berry. C’est un film tiré d’un roman de Georges Simenon avec les dialogues d’un spécialiste du roman policier, le délicieux Charles Exbrayat ; (père des Imogène). Ça s’appelle « L’homme de Londres ».

    En 45, Mony Dalmès fait la connaissance du spirituel Maurice Baquet et de la délicieuse Gaby Morlay pour tourner « Dernier métro ».
    Elle tourne encore en 47 avec Madeleine Sologne dans « Figure de proue » et 3 ans plus tard « L’enfant des neiges » d’*Albert Guyot*.
    Arrive une période où Mony Dalmès remonte sur les planches car le public lui manque. Elle quitte la Comédie Française en 57, mais elle continue le théâtre.
    Elle retrouve le grand écran en 1962 dans « Les bonnes causes » de Christian-Jaque avec la belle mais vénéneuse Marina Vlady qui empoisonne son mari et fait porter le chapeau à Virna Lisi. On peut voir ensuite Mony Dalmès avec Charles Boyer qui organise des mariages entre de riches roturières et des aristocrates déplumés. « Le Grand Duc et l’Héritière ».

    Enfin la téloche lui fait des clins d’œil et elle est la maman du pilote Michel Vaillant dans le feuilleton adaptée de la BD de Jean Graton. La suite de sa carrière cinéma est brillante.
    Patrick Dewaere lui donne la réplique dans « Jean de la Tour Miracle ».
    Enfin voici un grand film resté dans la mémoire collective Mayerling de Terence Young avec un casting éblouissant : Omar Sharif et la jeunette Catherine Deneuve.

    En 1988 Mony Dalmès joue la mère de Charlotte de Turckeim dans « A deux minutes près ».
    Abordant tous les genres la voici dans un film d’épouvante de Jesus Franco « Les prédateurs de la nuit » avec Helmut Berger.

    En 1997 Claude Chabrol l’engage dans « Rien ne va plus ».
    Enfin à 88 printemps Mony Dalmès joue son dernier téléfilm « la chanson du maçon avec Jean-Pierre Cassel.
    Mony Dalmès s’éteint discrètement le 11 mai 2006 à Paris après plus de 70 ans de carrière artistique !

    Quelques films :
    Cinéma[modifier]1936 : Les Demi-vierges de Pierre Caron : Dora Calvell
    1943 : L’Homme de Londres d’Henri Decoin : Henriette Maloin
    1943 : L’Inévitable M. Dubois : Jacqueline Mareuil
    1945 : Dernier Métro
    1948 : La Figure de proue : Jeannick
    1951 : L’Enfant des neiges : Mony
    1963 : Les Bonnes Causes de Christian-Jacque : Madame Marjorie
    1963 : Le Grand-Duc et l’héritière
    1968 : Mayerling de Terence Young : La barone Vetsera
    1972 : L’Apprentie Sorcière Robert Stevenson : Eglantine Price
    1988 : Les Prédateurs de la nuit de Jesús Franco : La barone
    1989 : À deux minutes près d’Éric Le Hung : La mère de Virginie
    1997 : Rien ne va plus de Claude Chabrol : Signora Trotti
    1998 : Watani, un monde sans mal

    Mony Dalmès a une carrière théatrale et télévisée très dense.

    Serkar a modifié cet avis 26 janvier 2012

  • Serkar

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    26 janvier 2012

    Michel Etcheverry

    Portrait n° 400 !

    Il aurait pu entrer dans les Ordres.

    Cet artiste au joli nom basque voit le 16 décembre 1919 à St-Jean de Luz sous le nom de Michel Etcheverry et qu’il gardera dans sa vie artistique.
    Après de belles études à Bordeaux Michel Etcheverry est instituteur à St-Sulpice-de-Faleyrens près de St-Emilion. Parallèlement il s’inscrit au Conservatoire de Bordeaux et en ressort avec un premier prix. Il fait la connaissance de la comédienne Jacqueline Hebel qui sera son épouse peu après.

    Le couple s’installe à Paris et Michel Etcheverry devient l’élève de Maurice Escande.
    En 45, il devient régisseur / acteur pour ouis Jouvet au théâtre de l’Athénée.
    En 59 il succède à Gérard Philipe, décédé en tant que président du syndicat français des acteurs français.

    En 61 il entre à la Comédie Française et quitte l’honorable institution 20 ans après.
    Malgré une belle notoriété théâtrale Michel Etcheverry *est quelque peu boudé par le cinoche qui le cantonne à de petits rôles. Néanmoins son beau visage et sa grande silhouette ne passent pas inaperçus. Citons en vrac « Agence matrimoniale », « Madame Du Barry », « L’affaire des poisons », « Notre-Dame-de Paris ».
    Homme très croyant, *Michel Etcheverry
    se retire quelques temps dans une communauté de bénédictins à St Benoît-sur-Loire afin d’apaiser le chagrin engendré par le décès de son épouse.
    Il reprend ses activités théâtrales et du cinéma. Il est aux côtés d’ Emmanuelle Béart et de Daniel Auteuil dans le joli film de Régis Varnier « Une femme française ».
    Enfin Michel Etcheverry fait sa dernière apparition sur scène en 95 dans la pièce de T.S. Eliot, « Meurtre dans la cathédrale. »
    Il nous quitte le 30 mars 1999 après des complications respiratoires à l’âge de 80 printemps.

    Sa carrière au théâtre est assez fantastique.

    Quelques films :
    1948 : Entre onze heures et minuit d’Henri Decoin : le préposé aux empreintes
    1951 : …Sans laisser d’adresse de Jean-Paul Le Chanois : un futur papa (M. Langlois)
    1952 : Nez de cuir d’Yves Allégret
    1952 : Agence matrimoniale de Jean-Paul Le Chanois
    1953 : Mam’zelle Nitouche d’Yves Allégret
    1954 : Madame du Barry de Christian
    1955 : La Tour de Nesle de Abel Gance : Enguerrand de Marigny
    1955 : Les Aristocrates de Denys de La Patellière : le notaire Crouelles
    1955 : L’Affaire des poisons de Henri Decoin : le prédicateur
    1955 : Paris canaille / Paris coquin de Pierre Gaspard-Huit
    1956 : Papa, maman, ma femme et moi de Jean-Paul Le Chanois : l’explorateur
    1956 : Michel Strogoff de Carmine Gallone: général Krisloff
    1956 : Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy : l’archidiacre
    1959 : Les Yeux sans visage de Georges Franju : médecin légiste
    1959 : Un témoin dans la ville d’Édouard Molinaro
    1959 : Julie la rousse de Claude Boissol : le notaire
    1959 : La Nuit des espions de Robert Hossein : l’officier allemand
    1960 : Le Passage du Rhin d’André Cayatte : Ludovic
    1961 : Les Nouveaux Aristocrates de Francis Rigaud : le recteur
    1961 : Le Rouge et le Noir (du roman de Stendhal), téléfilm de Pierre Cardinal : le directeur du séminaire
    1962 : Le Petit Garçon de l’ascenseur de Pierre Granier-Deferre : M. Maillet
    1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément : préfet Luizet
    1965 : Le Tigre se parfume à la dynamite de Claude Chabrol
    1968 : La Prisonnière de Henri-Georges Clouzot : le chirurgien
    1995 : Une femme française de Régis Wargnier : Charles
    Etc.

    Serkar a modifié cet avis 26 janvier 2012

  • Serkar

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    3 février 2012

    Annie Ducaux

    La classe à l’état pur

    Annie Ducaux voit le jour à Besançon le 10 septembre 1908.
    La passion du théâtre l’émoustille assez tôt et elle ressort du Conservatoire avec un premier prix. Ça lui permet de débuter au cinoche à 24 ans dans « Coup de feu à l’aube ». Le film n’a aucun succès ce qui n’empêche pas Annie Ducaux d’enchaîner les tournages. Elle est de partout au ciné comme au théâtre et son nom scintille aux frontons des lieux culturels.
    Annie Ducaux attire car elle est dotée d’un physique avenant, d’une élégance rare et elle aurait très bien pu faire carrière dans le mannequinat de la haute couture.

    Des réalisateurs prestigieux la font tourner comme Abel Gance pour « Le grand amour de Beethoven », Henri Diamant-Berger pour « La vierge folle ». Elle croise aussi toutes les vedettes de l’époque : Pierre Larquey, Harry Baur, Victor Francen, Raymond Rouleau.

    Pendant l’occupation Annie Ducaux partage l’affiche avec la pétulante Arletty dans un film au titre prémonitoire « Tempête sur Paris » de Bernard Deschamps.
    La paix revenue le public retrouve avec grand plaisir Annie Ducaux dans de films réalisés par de grands noms comme Gilles Grangier, Pierre Billion ou Georges Lacombe.
    Par la suite elle se consacre quasiment au théâtre, entre à la Comédie Française en 46 où elle restera 35 ans volant de triomphe en triomphe.
    Il faut attendre les années 60 pour revoir Annie Ducaux au cinoche d’abord en tant que femme de Jean Gabin dans « Les Grandes Familles » de Denys de la Patellière. Puis elle fait encore deux films : « La princesse de Clèves » de Jean Delannoy et en 1961 avec Robert Dhéry dans « La belle Américaine ».
    Un an avant sa mort elle est encore une saisissante « Folle de Chaillot » pour le compte de la télévision.
    Elle meurt le dernier jour de l’an 1996 dans la maison de retraite de Champeaux en Seine et Marne à 88 printemps.
    Annie Ducaux laisse le souvenir d’une femme et artiste à la personnalité très forte, éblouissante et d’une très grande beauté.
    Quelques films :
    1932 : Coup de feu à l’aube de Serge de Poligny (Irène Taft)
    1933 : Une rencontre – court métrage – de René-Guy Grand
    1933 : Le Gendre de Monsieur Poirier de Marcel Pagnol (Antoinette)
    1933 : Le Fakir du Grand Hôtel de Pierre Billon (Suzanne Méria)
    1933 : L’Agonie des aigles de Roger Richebé (Lise Dorian)
    1934 : Le Petit Jacques de Gaston Roudès (Claire Mortal)
    1934 : Nuit de mai d’Henri Chomette et Gustav Ucicky (L’impératrice Marie-Thérèse)
    1934 : Cessez le feu de Jacques de Baroncelli (Françoise)
    1935 : Un homme de trop à bord de Gerhard Lamprecht et Roger Le Bon (Suzanne Egert)
    1936 : Un grand amour de Beethoven d’Abel Gance (Therese de Brunswick)
    1932 : Coup de feu à l’aube de Serge de Poligny (Irène Taft)
    1933 : Une rencontre – court métrage – de René-Guy Grand
    1933 : Le Gendre de Monsieur Poirier de Marcel Pagnol (Antoinette)
    1933 : Le Fakir du Grand Hôtel de Pierre Billon (Suzanne Méria)
    1933 : L’Agonie des aigles de Roger Richebé (Lise Dorian)
    1934 : Le Petit Jacques de Gaston Roudès (Claire Mortal)
    1934 : Nuit de mai d’Henri Chomette et Gustav Ucicky (L’impératrice Marie-Thérèse)
    1934 : Cessez le feu de Jacques de Baroncelli (Françoise)
    1935 : Un homme de trop à bord de Gerhard Lamprecht et Roger Le Bon (Suzanne Egert)
    1936 : Un grand amour de Beethoven d’Abel Gance (Therese de Brunswick)
    1938 : La Vierge folle d’Henri Diamant-Berger (Fanny Armaury)
    1938 : Conflit de Léonide Moguy (Catharine)
    1938 : Le Voleur de femmes d’Abel Gance (Anita)
    1938 : Prison sans barreaux de Léonide Moguy (Yvonne Chanel, la directrice)
    1940 : L’Empreinte du dieu de Léonide Moguy (Wilfrida)
    1940 : Tempête de Bernard Deschamps (Jeanne Desmarets)
    1940 : L’Homme du Niger de Jacques de Baroncelli (Danièle Mourrier)
    1949 : Le Roi de Marc-Gilbert Sauvajon (Therese Marnix)
    1949 : La Patronne de Robert Dhéry (Agnès)
    1958 : Les Grandes familles de Denys de La Patellière (Adéle Schoudler)
    1961 : La Belle Américaine de Robert Dhéry (Mme Lucanzas)
    1961 : La Princesse de Clèves de Jean Delannoy
    Etc.

    http://www.youtube.com/watch?v=quXAjk6_kF0

    Serkar a modifié cet avis 12 février 2012

  • Serkar

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    7 février 2012

    Pierre Clémenti

    Disparu des mémoires et de la vie bien trop tôt.

    Pierre Cléménti naît à Paris le 28 septembre 1942. Sa carrière sera courte mais riche. En dehors de son métier d’acteur il a réalisé quelques films.

    Pierre Clémenti commence par le théâtre en suivant des cours chez Charles Dullin, puis au Vieux Colombier et enfin au centre de la rue Blanche.
    Jean-Louis Barrault dirige ses premiers pas sur scène dans « Il faut passer par les nuages », puis il rejoint la troupe de Marc’O.
    Son talent d’acteur est vite reconnu et de grands cinéastes l’engagent. : Michel Deville, Jacques Rivette, Philippe Garrel de même à l’étranger : *Visonti, Buñuel, Bertolucci, Pasolini etc.
    Du coup il joue avec des vedettes de premier plan comme Alain Delon, Burt Lancaster, Catherine Deneuve, Michel Piccoli, Michèle Morgan, Klaus Kinski..
    Il refuse les rôles faciles de jeunes premiers que son physique lui aurait permis de faire, préférant des films d’auteurs assez exigeants ce qui l’empêchera sans doute d’acquérir une grande popularité ;Il n’en reste pas moins vrai que Pierre Clémenti fut une figure marquante du cinoche moderne des années 60/70.

    Il dérape en 71 et il est soupçonné de détention et de consommation de drogue. Il est arrêté à Rome et passe 17 mois en prison avant d’être relâché pour insuffisance de preuves. Cela lui donne l’occasion d’écrire un ouvrage en 73 « Quelques messages personnels », véritable réquisitoire contre la justice et les conditions d’emprisonnement. Il y relate aussi son expérience artistique.
    Doué, il écrira aussi une pièce de théâtre « Chronique d’une mort retardée » qu’il jouera lui-même.
    Pierre Clémenti meurt relativement jeune, victime d’un cancer le 27 décembre 1999 à 57 ans.

    Quelques films :
    • 1960 : Chien de pique, d’Yves Allégret
    • 1961 : Adorable Menteuse, de Michel Deville
    • 1962 : Le Guépard (Il Gattopardo), de Luchino Visconti
    • 1963 : Une Affaire de famille, de Jean-Pierre Marchand (TV, Les Cinq Dernières Minutes)
    • 1964 : Cent briques et des tuiles, de Pierre Grimblat
    • 1966 : Belle de jour, de Luis Buñuel
    • 1966 : Un homme de trop, de Costa-Gavras
    • 1966 : L’Homme qui rit (L’Uomo che ride), de Sergio Corbucci
    • 1967 : Les Idoles, de Marc’O
    • 1967 : Benjamin ou les mémoires d’un puceau, de Michel Deville
    • 1967 : Visa de censure, de Pierre Clémenti
    • 1968 : La révolution. Ce n’est que le début continuons le combat, de Pierre Clémenti
    • 1969 : La Voie lactée, de Luis Buñuel
    • 1969 : Le Lit de la Vierge, de Philippe Garrel
    • 1969 : Porcherie (Porcile), de Pier Paolo Pasolini
    • 1969 : Le Conformiste (Il conformista), de Bernardo Bertolucci
    • 1970 : Necropolis, de Franco Brocani
    • 1971 : L’Ange et le Démon – court métrage – de Pierre Clémenti
    • 1971 : La Passion, d’Yvan Lagrange
    • 1976 : L’Affiche rouge, de Frank Cassenti
    • 1976 : Les Apprentis sorciers, d’Edgardo Cozarinsky
    • 1976 : Visa de censure, de Pierre Clémenti (c.m.)
    • 1977 : Zoo zéro, d’Alain Fleischer
    • 1977 : La Chanson de Roland, de Frank Cassenti
    • 1980 : Quartet, de James Ivory
    • 1980 : Le Pont du Nord, de Jacques Rivette
    • 1983 : Canicule, d’Yves Boisset
    • 1989 : Soleil, de Pierre Clémenti (c.m.)
    • 1997 : Le Nègre, de François Lévy-Kuentz (c.m.)
    • 1998 : Marrakech Express (Hideous kinky), de Gillies MacKinnon
    • Etc.

    http://www.youtube.com/watch?v=hnoAFPqnzoA

    Serkar a modifié cet avis 12 février 2012

  • 7 février 2012

    J’ai adoré Clémenti avec sa gueule d’ange ! Sa présence dans chaque film que j’ai pu voir était envoûtante ! dommage que très tôt il est prix goût à l’herbe et autres substances !

  • Serkar

    Admin

    10 février 2012

    Lucette Sahuquet

    Une icône des pieds-noirs

    Lucette Sahuquet voit le jour à Alger le 6 septembre 1926.
    Elle fréquente le Centre Régional d’Art Dramatique d’Alger où elle fait la connaissance de Robert Castel.
    Ensemble ils jouent des sketches axés sur les pieds-noirs et petit à petit ils créent un personnage proche de la Famille Hernandez.
    En 57 à Paris le spectacle « La Famille Hernandez » est créé au théâtre Charles de Rochefort avec la troupe du CRAD d’Alger. Dans la troupe une débutante Marthe Villalonga Succès énorme et la pièce passe d’un théâtre à l’autre. Théâtre du Gymnase et théâtre Antoine.
    Un film sort avec des interprètes différents : Frédéric de Pasquale et Anne Berger
    Robert Castel et Lucette Sahuquet vivent ensemble et le couple s’installe définitivement à Paris après l’indépendance de l’Algérie.
    Ils créent une autre pièce « Purée de nous z’ôtres » qui relate la vie d’un coule de pieds-noirs en France. La pièce sera jouée plus de 500 fois.
    Au music-hall le couple fait toujours des sketches autour des pieds-noirs et bien sûr à la longue le succès s’amenuise.

    Côté cinoche leur carrière est étroitement liée. Ça commence en 69 avec « La honte de la famille » de Richard Balducci avec une ribambelle de joyeux lurons : Michel Galabru, Micheline Dax, Paul Préboist, Noël Roquevert, Andrex pour ne citer que les plus conus.

    La téloche n’est pas en reste et Lucette Sahuquet et son compagnon tourne dans la série à succès « Les Saintes Chéries » de Jean Becker avec Micheline Presle et Daniel Gélin en tête d’affiche.

    Par la suite*Lucette Sahuquet* tourne une suite de films, des comédies souvent insipides indignes de son talent. Ce sera pour elle l’occasion de jouer avec Jacques Bautin et de nouveau avec Michel Galabru.

    En 1986 Lucette Sahuquet tourne dans « Club de rencontres » de Michel Lang avec Jacques Perrin et renoue avec les feuilletons tlé comme « Bonjour Maître » avec Danielle Darrieux.
    Hélas, un cancer l’expédie au cimetière plus tôt que prévu et Lucette Sahuquet quitte le monde le 6 juillet 1987 à 61 ans.

    Quelques films :
    1987 : Club de rencontres
    1983 : C’est facile et ca peut rapporter 20 ans
    1983 : C’est facile et ca peut rapporter gros
    1980 : Sacrés gendarmes
    1975 : Les grands moyens
    1970 : Chambres de bonne

    Une bonne engueulade !
    http://www.dailymotion.com/video/xa0u9m_robert-castel-luc...

    Serkar a modifié cet avis 12 février 2012

  • Serkar

    Admin

    12 février 2012

    Roger Pigaut

    Serkar a modifié cet avis 12 février 2012

  • Serkar

    Admin

    12 février 2012

    Un brillant touche-à- tout !

    Il naît à Vincennes le 8 avril 1919 et son nom s’écrit ainsi Pigot.
    Poussé par ses parents il tente d’entrer à l’Ecole Normale pour faire instituteur, mais il rate le concours d’entrée.

    Le voici à la SNCF, sans réelle motivation et parallèlement il suit les cours d’art dramatique dispensés par Raymond Rouleau, puis par ceux de René Simon.
    En 39, Roger Pigaut sort premier du conservatoire.

    Durant l’occupation il passe en zone libre et participe à des émissions de radio et à des tournées théâtrales.

    Enfin au début des années 40 il tâte au cinéma dans des rôles de jeunes premiers bien ténébreux. Citons « Retour de flamme » d’ Henri Descourt.

    En tournée aux USA en 46, Jacques Becker le remarque et il tourne « Antoine et Antoinette » aux côtés de Claire Mafféi, histoire d’un couple d’ouvriers confrontés aux difficultés de la vie quotidienne. Ce film obtient un franc succès et Roger Pigaut acquiert une petite notoriété.

    Puis il est le brigand au grand cœur « Cartouche, roi de Paris » dans un film de Guillaume Radot. Nous sommes en 48 et plus tard, en 62, ce film sera éclipsé par celui de Philippe de Broca avec Belmondo dans le rôle titre.

    En 1954 il est à côté de Jean Marais dans « Le Comte de Monte Christo » réalisé par Robert Vernay.

    Roger Pigaut enchaîne les tournages et on peut le voir dans un péplum « Théodora, Impératrice de Byzance » avec un jeune premier sémillant Georges Marchal puis le voici dans Napoléon de Sacha Guitry.
    L’année suivante en 55, il est l’amant de Brigitte Bardot qui ne va pas tarder à crever les écrans dans « La lumière d’en face » de Georges Lacombe.

    Il est maintenant reconnu par la profession et estimé du public car il apporte beaucoup d’authenticité à chacun de ses personnages.
    Soudain, il en a marre de faire l’acteur et décide de se lancer dans la réalisation.
    Enorme succès d’un film pour enfants que j’ai vu à sa sortie : « Le cerf-volant du bout du monde ». Il met en avant les valeurs, à travers l’enfance, d’amitié et de solidarité entre les peuples. Chose que l’on ferait tous de bon cœur aujourd’hui, si les politiciens n’étaient pas aussi cons et cruels.

    Il participe malgré tout à des films en tant qu’acteur et en 67 il apparaît dans deux films de « La marquise des Anges » aux côtés de la pulpeuse Michèle Mercier.
    Il tourne encore dans le fameux « Mayerling » puis il retourne à la réalisation.

    Il se dirige vers les films policiers et en 70 il signe « Compte à rebours qui a vraiment bien marché. Roger Pigaut s’et entouré pour ce film d’une pléiade d’acteurs prestigieux comme Serge Reggiani, Charles Vanel, Simone Signoret, Michel Bouquet, André Pousse, Marcel Bozzuffi. Il tourne de nouveau avec la délicieuse Marthe Keller et Claude Brasseur dans « Le guêpier. »

    Ce diable d’homme est super actif car il réalise pour la téloche cette fois des épisodes dans des séries comme « les héritiers » o encore les fameuses « Cinq dernières minutes ». Il n’hésite pas pour la télé à reprendre son métier de comédien et ainsi on a pu l’apprécier dans « Les liaisons dangereuses ».
    Il tourne son tout dernier film en 78 dans « Une histoire simple » avec Romy Schneider.
    Le 24 décembre 1989 Roger Pigaut pousse son dernier soupir à l’âge de 70 ans, victime d’une crise cardiaque.

    Quelques films :
    1943 : Douce de Claude Autant-Lara : Fabien Marani
    1943 : Retour de flamme d’Henri Fescourt : Maurice
    1943 : Félicie Nanteuil de Marc Allégret
    1944 : Sortilèges de Christian-Jaque : Pierre
    1945 : L’assassin n’est pas coupable de René Delacroix : Lui même
    1947 : Antoine et Antoinette de Jacques Becker : Antoine Moulin, ouvrier typographe
    1948 : Les Condamnés de Georges Lacombe : Le docteur Auburtin
    1953 : Théodora, impératrice de Byzance (Teodora, imperatrice di Bisanzia) de Riccardo Freda : Andrès
    1954 : Napoléon de Sacha Guitry : Le marquis de Caulaincourt
    1954 : Le Comte de Monte-Cristo de Robert Vernay : Fernand de Morcerf – Film tourné en deux époques : “La trahison”, “La vengeance”.
    1955 : La Lumière d’en face de Georges Lacombe : Pietri
    1967 : Indomptable Angélique de Bernard Borderie : Le marquis d’Escrainville
    1967 : Les Chevaliers du ciel (série télévisée), série TV, saison 1 : Le capitaine Merlet
    1968 : Angélique et le sultan de Bernard Borderie : Le marquis d’Escrainville
    1968 : Mayerling de Terence Young : Le comte Karolyi
    1968 : Catherine, il suffit d’un amour de Bernard Borderie : Connestabile
    1978 : Une histoire simple de Claude Sautet : Jérôme

    Réalisation :
    Réalisateur[modifier]1957 : Le Cerf-volant du bout du monde Avec Wang Kia-Yi
    1965 : La jeune morte
    1971 : Comptes à rebours
    1972 : Trois milliards sans ascenseur
    1975 : Le Guêpier
    1977 : Miss (TV)

    Serkar a modifié cet avis 12 février 2012

  • Serkar

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    14 février 2012

    Madeleine Sologne

    Une mèche de cheveux

    Madeleine Vouillon arrive sur la planète le 27 octobre 1912 à La Ferté-Imbault dans le Loir-et-Cher.
    Elle est issue d’une famille modeste vivant dans un petit village de la Sologne et elle choisira plus tard Sologne comme pseudonyme en guise d’hommage à sa région natale.
    Elle quitte sa région dès la mort de son père et elle devient à 16 ans apprentie chez Caroline Reboux, célébrissime créatrice de chapeaux. Ensuite, Madeleine Sologne ouvre sa propre boutique.

    Madeleine Sologne aborde le cinéma par le biais de son mariage avec Alain Douarinou, technicien du cinéma.
    Parallèlement, elle pose pour le peintre Mojzesz Kisling qui la pousse à prendre des cours de théâtre et la voici apprenant les ficelles du métier avec Julien Bertheau et Jacques Baumer.
    Peu après elle décroche un petit rôle au cinoche, mais dans un film de Jean Renoir, « La Vie à Deux » en 1936.

    Madeleine Sologne est brune ce qui fait qu’on lui propose souvent des rôles de gitanes ; ainsi elle joue « Les gens du voyage » de Jacques Feyder, puis elle devient la partenaire de Fernandel dans « Raphaël le Tatoué » de Christian-Jaque.

    Elle devient de plus en plus populaire et devient vedette en 41 en tournant avec Eric von Stroheim et Robert le Vigan dans « Le monde tremblera ».
    Au cours de la même année, c’est une femme dévorée par la jalousie, épouse de Tino Rossi, dans un film de Jean Delannoy : « Fièvres ».

    Et voici la consécration avec un film écrit par Jean Cocteau « L’Eternel Retour », réalisé par Jean Delannoy. Thème moderne de Tristan et Iseut.
    Dans ce film un débutant qui deviendra extrêmement populaire, Jean Marais. Le pull jacquard porté à l’occasion est resté dans les mémoires.
    Quant à la belle Madeleine, elle est blonde avec une grande chevelure pour incarner Nathalie, l’Iseult des temps modernes. Le couple devient mythique pour toute une génération et beaucoup de jeunes filles se coifferont à la Madeleine Sologne, avec une grande mèche tombante.

    Curieusement ce succès énorme signe sa fin prématurée et en 48 Madeleine Sologne s’éloigne des plateaux.
    Par la suite elle ne fera des films qu’au compte-goutte et il faut citer en 69 « Le temps des loups » de Sergio Gobbi.
    Sa toute dernière apparition se fera à la téloche dans un téléfilm « L’ortie » de Roger Kahane en 75.

    Madeleine Sologne décède le 31 mars 1995 à 83 printemps

    Quelques films :
    1936 : La vie est à nous réalisation collective (8 réalisateurs) dont Jean Renoir
    1936 : Pantins d’amour de Walter Kapps
    1936 : Une femme par intérim d’André Hugon – court métrage -
    1937 : Le Temps des cerises de Jean-Paul Le Chanois
    1938 : Adrienne Lecouvreur de Marcel L’Herbier : Flora
    1938 : Les Gens du voyage de Jacques Feyder – Non créditée au générique
    1938 : Remontons les Champs-Elysées de Sacha Guitry
    1939 : Raphaël le tatoué de Christian-Jaque
    1942 : Fièvres de Jean Delannoy
    1942 : Croisières sidérales d’André Zwoboda
    1943 : L’Éternel Retour de Jean Delannoy
    1943 : Vautrin de Pierre Billon d’après Honoré de Balzac, dans le rôle d’Esther Gobseck
    1945 : Mademoiselle X de Pierre Billon
    1945 : Marie la Misère de Jacques de Baroncelli
    1946 : Un ami viendra ce soir de Raymond Bernard
    1975 : L’Ortie téléfilm de Roger Kahane

    L’Eternel retour avec Jean Marais.
    http://www.youtube.com/watch?v=O6KeKjaBm3M

    Serkar a modifié cet avis 16 février 2012

  • Serkar

    Admin

    16 février 2012

    Georges Marchal

    Il a marqué indéniablement son époque.

    Il naît à Nancy le 10 janvier 1920.
    Dès le départ il symbolise le jeune premier d’après-guerre sans toutefois atteindre la notoriété de son rival Jean Marais.
    Il se retrouve à Paris et après ses études secondaires Georges Marchal suit des cours de danse classique et acrobatique.
    Il effectue ue foule de petits boulots pour survivre et il devient même un court instant garçon de piste au cirque Médrano.

    Il suit les cours de théâtre de Madame Calvi et il est finalement engagé au Palais Royal dans une pièce d’ Yves Mirande « « Permission de détente ».

    A 20 ans Georges Marchal *entre à la Comédie Française, puis très vite il se dirige vers le théâtre de boulevard.
    Enfin début au cinoche avec deux films qui marchent bien : « Lumière d’été » de *Jean Grémillon
    et « Au grand balcon » d’ Henri Decoin » où il est en bonne compagnie avec Madeleine Renaud et Pierre Fresnay.

    Fort de son expérience de danseur acrobatique Georges Marchal fait merveille dans les rôles de cascadeur. Il joue dans un nombre impressionnant de péplums réalisés par des cinéastes reconnus : Marcel L’Herbier, Carmine Gallone, Vittorio Cottafavi, Sergio Léone.

    Dans les films de cape et d’épée il rivalise avec Jean Marais et Gérard Barray et comme il est beau gosse il endosse les rôles de séducteur passant pour le cinoche dans les bras de Micheline Presle, Yvonne de Calo, Anita Ekberg etc.

    Avec brio il fait des films en costume et on peut le voir dans Louis XIV de Sacha Guitry avec Claudette Colbert jouant La Montespan. Georges Marchal prête également ses traits au héros de Balzac et Lesage.

    Cependant la nouvelle vague arrive et précipite les artistes de l’époque précdente ax oubliettes, sauf Luis Buñuel qui engage Georges Marchal dans plusieurs de ses films : « La mort en ce jardin » avec Simone Signoret, « Cela s’appelle l’aurore » avec Lucia Bosé, « Belle de jour » avec la grande Catherine Deneuve et « La voie lactée ».

    En 51 Georges Marchal épouse Dany Robin comédienne très en vue avec qui il tourenera 6 films. C’est un des couples phare de cette période ! ils préservent leur amour au château de Montfort-l’Amaury.

    Le beau Georges a semble-t-il donné un coup de canif à son contrat de mariage, car la grande vedette de l’époque Martine Carol fait une tentative de suicide pour les beaux yeux de Georges Marchal et bien sûr la presse à scandale de l’époque, « Ici Paris » et « France-Dimanche » en font des tonnes sur le sujet.

    En 69 le couple célèbre divorce et Georges Marchal se remarie avec Michèle Heyberger.

    On peut voir aussi ce bel acteur dans des séries télés come la première version des « Rois Maudits » où il interprète un extraordinaire Philippe IV le Bel. Notons encore « Les Beaux Messieurs de Bois-Doré » de Bernard Borderie et « Qentin Durward » de Gilles Grangier.

    Au cinéma ses dernières apparitions sont « Les enfants du placard » de Benoît Jacquot et « L’Honneur d’un Capitaine de Pierre Schoendoerffer ». Enfin dernier rôle à la téloche, celui du patriarche de « Châteauvallon » en 1985.

    Hélas la maladie s’installe qui l’emportera au tombeau après une longue période de souffrances. Il décède le 28 novembre 1997 à Maurens dans la Dordogne à 77 ans, mais il sera inhumé dans le village qui a marqué son amour avec Dany Robin à Monfort-l’Amaury.

    Sa carrière télévisée et théâtrale sont aussi bien denses.

    Quelques films :
    1940 : Fausse alerte comédie romantique de Jacques de Baroncelli avec Josephine Baker, Micheline Presle – Bernard Dalban – Film sorti en 1945
    1941 : Premier rendez-vous de Henri Decoin avec Danielle Darrieux — Jean de Vaugelas
    1943 : Lumière d’été de Jean Grémillon avec Madeleine Renaud — Julien
    1945 : Échec au roy de Jean-Paul Paulin avec Odette Joyeux, Lucien Baroux, Gabrielle Dorziat (Madame de Maintenon), Maurice Escande (Louis XIV, Jacques Varennes — Le vicomte Pierre d’Haussy de Villefort
    1949 : Au grand balcon de Henri Decoin — Jean Fabien
    1953 : Les Amours finissent à l’aube de Henri Calef — Didier Guéret
    1953 : Les Trois mousquetaires de André Hunebelle — D’Artagnan
    1954 : Si Versailles m’était conté de Sacha Guitry — Louis XIV jeune
    1954 : Théodora, impératrice de Byzance – (Teodora imperatrice di Bisanzio) de Riccardo Freda — Justinian
    1955 : Cela s’appelle l’aurore de Luis Bunuel — Doctor Valerio
    1959 : Le Miroir aux alouettes – (Costa azzurra) de Vittorio Sala — Maurice de Montfort
    1959 : Les filles de nuit drame de Maurice Cloche avec Nicole Berger — Charly
    1960 : Austerlitz de Abel Gance — Le maréchal Jean Lannes
    1965 : Guerre secrète – (The dirty game) thriller de Terence Young, Christian Jaque et Carlo Lizzani avec Henry Fonda, Robert Ryan, Vittorio Gassman, Annie Girardot, Bourvil, Robert Hossein, Jacques Sernas – Serge
    1969 : La Voie lactée de Luis Bunuel — Le jésuite
    1972 : Faustine et le bel été de Nina Companeez — Julien
    1977 : Les Enfants du placard de Benoît Jacquot avec Brigitte Fossey, Lou Castel, Jean Sorel — Le père
    1982 : L’Honneur d’un capitaine de Pierre Schoendoerffer avec Nicole Garcia — General Keller
    Le complexe de César de Anne Revel-Bertrand – (sous réserve)

    http://www.youtube.com/watch?v=KSP47Xh30Vk

    Serkar a modifié cet avis 16 février 2012

  • Serkar

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    20 février 2012

    Danielle Godet

    Méritait mieux.

    Danielle Godet naît en 1927 et s’inscrit aux cours Florent tout de suite après son bac. Elle participe à un concours de beauté pour Cinémonde puis elle débute sa carrière au cinoche dans « Le silence est d’or » de René Clair, mais c’est une courte apparition.

    Danielle Godet est pressentie par HG Clouzot pour le rôle de Manon Lescaut ; ayant refusé les avances du metteur en scène, le rôle finalement échoue à Cécile Aubry.
    A cette époque, les premiers rôles étaient souvent confiés par cette pratique révèle la comédienne dans ses souvenirs.
    La voici vedette dans un film aux côtés d’*Yves Montand*, « L’idole d’A. Esway ». Cuisant échec tant par la critique que par le public. Même chose avec le film suivant, « Chevalier de Londres » avec l’agréable David Niven comme partenaire.

    Déçue, Danielle Godet se tourne vers les films de Série B, tendance comédies musicales un peu nunuches de l’époque. Cela durera une dizaine d’années. Quelques films sortent du lot de navets : « Une femme par jour » de Jean Boyer où elle est la fiancée de Jacques Pills, chanteur de bonne notoriété de l’époque (1948).
    « Nous irons à Monte-Carlo » en 51 est un musical de bonne facture qui remporte un vif succès. C’est Ray Ventura et ses Collégiens qui font swinguer le film avec des chansons composées par Paul Misraki. Hélas, Danielle Godet a un rôle des plus insignifiants.
    « Boum sur Paris », ressorti depuis peu en DVD, nous permet de revoir les chanteurs vedettes des années 50 comme Piaf, Trenet, Mick Micheyl. Le scénario est aussi mince qu’une feuille de papier à cigarettes. Elle multiplie les films axés sur la renommée des cabarets parisiens dans l’intention de plaire aux visiteurs de la province et des pays étrangers. À chaque film les mêmes ingrédients : musique entraînante, strip-teases, argot, course-poursuite. Dans tout ça l’accent très parisien de Danielle Godet fait merveille. Ces films font vraiment surannés de nos jours.

    Notons au passage que beaucoup de ces films furent réalisés par un dénommé Henri Lepage qui avait reçu le titre du plus mauvais réalisateur du cinéma. Comme quoi les initiateurs des « Gérard » n’ont rien inventé !

    Hélas la nouvelle vague la noie et Danielle Godet* n’a d’autres ressources que de tourner de nombreux films en Espagne.

    Dans son autobiographie Danielle explique les raisons de ce nombre invraisemblables de films nullissimes, alors qu’elle a du talent et un physique avantageux ; mas elle n’a jamais dit « amen » à un producteur ou réalisateur ce qui explique la médiocrité de ses rôles et sur ce point je veux bien la croire. Dans sa vie privée ce n’est pas la joie et ses aventures tournent court ; pourtant quels beaux partenaires : Yves Montand, Philippe Lemaire, Maurice Ronet.

    Danielle Godet, déçue tout de même par le cinoche tâte la chanson dans les années 60 en chantant Serge Gainsbourg. Enorme succès au Casino de Deauville, mais elle n’a rien enregistré. Le temps passet et les rôles se font rares ; elle est alors obligée de tourner des films européens de très bas de gamme dont certains sont à la limite du porno. Elle stipule par contrat qu’elle ne participera pas aux scènes olé-olé !
    Elle fut une très bonne Constance Bonacieux dans “Les trois Mousquetaires” d’ André Hunnebelle, avec Georges Marchal dans D’Artagan.
    Parfois une belle éclaircie comme en 68 où dans « Ce merveilleux automne » elle éclipse complètement l’immense Gina Lollobrigida.
    Dans les années 70, Danielle Godet pour survivre est contrainte de faire des courts-métrages professionnels d’entreprise et destinés aux salariés du groupe. Ça, pour un comédien c’est toucher le fond !
    Après son amusante autobiographie, Danielle Godet quitte le cinoche et se met à la peinture. On peut dire que sa carrière est un beau gâchis car dans les quelques rôles un peu sérieux qu’elle a tourné, on s’aperçoit qu’elle avait l’étoffe d’une grande comédienne.
    Elle meurt en 2009 des suites d’une longue maladie.

    1947
    Le silence est d’or
    René Clair
    Une spectatrice
    1950
    La Souricière
    Henri Calef
    Jacqueline
    1951
    Identité judiciaire
    Hervé Bromberger
    La secrétaire du commissaire
    1952
    Nous irons à Monte-Carlo (Monte Carlo Baby) Jean Boyer
    Jacqueline
    1953
    Les Trois Mousquetaires
    André Hunebelle
    Constance Bonacieux

    1954
    Boum sur Paris
    Maurice de Canonge
    Monique Calchas
    1956
    Ces sacrées vacances
    Robert Vernay
    Gina Carigan
    1958
    Arènes joyeuses
    Maurice de Canonge
    Marina
    1959
    Ce soir on tue
    Ivan Govar
    Colette
    1960
    Un couple
    Jean-Pierre Mocky
    Christine
    1961
    Le Capitaine Fracasse
    Pierre Gaspard-Huit
    Sérafina, une comédienne de la troupe
    1962
    Horace 62
    André Versini
    Monique
    1969
    Ce merveilleux automne (Un Bellissimo novembre) Mauro Bolognini
    Elisa

    Super kitch !
    http://www.dailymotion.com/video/x4qnb9_ph-lemaire-daniel...

    Serkar a modifié cet avis 22 février 2012

  • Serkar

    Admin

    22 février 2012

    Alain Chabat

    Un brillant touche-à tout

    Il est né le 24 novembre 1958 à Oran en Algérie.

    En 63 comme tous les pieds-noirs, il débarque en France à Morsang-sur-Orge et il habite dans un logement de fonction car sa mère est institutrice.
    Malgré cela Alain Chabat est très indiscipliné et de la sixième à la terminale il se fait renvoyer de 10 écoles !
    Il veut être chanteur de rock ou dessinateur de BD.

    Il commence par dessiner et publie une planche dans « Antirouille ».
    Il fait plusieurs activités à la radio et à la télévision puis en 87 il forme le groupe « Les nuls » qui vont acquérir une très grande notoriété sur Canal+, dans l’émmission « Nulle part ailleurs où ces joyeux compères animent un faux JT. La bande se compose alors d’ Alain Chabat, de Chantal Lauby, Dominique Farrugia et Bruno Carette qui disparaîtra précocement à 33 ans, foudroyé par un virus attrapé en Afrique.

    Parallèlement il commence une carrière au cinoche où il se révèle être un très brillant comédien capable de jouer tous les registres. Néanmoins, il a une prédilection pour la comédie.

    Alain Cahbat s’essaie aussi avec plus ou moins de bonheur à la réalisation et 2 films ont vraiment bien marché : « Didier », histoire très originale d’un homme qui se retrouve chien et « Astérix et Obélix, mission Cléopâtre ». Pour ma part c’est un des meilleurs Astérix.
    Il est aussi scénariste- dialoguiste et prête aussi sa voix à de nombreux films d’animation.

    Enfin il est également producteur de ses propres films mais aussi pour d’autres réalisateurs.
    Son premier film date de 1979 et c’est « Série Noire » d’ Alain Corneau. Depuis ce diable d’ Alain Chabat n’arrête pas de tourner pour notre grand plaisir car il ne manque de rien et surtout pas de talent !

    Réalisation :
    Réalisateur[modifier]1997 : Didier, pour lequel il obtient le César du premier film 1998.
    2001 : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, plus de 14,5 millions d’entrées.
    2004 : RRRrrrr!!!
    2012 : Sur la piste du Marsupilami

    Scénario & dialogues :
    1992 : Wayne’s World de Penelope Spheeris (version française des doublages – avec Dominique Farrugia)
    1994 : La Cité de la peur d’Alain Berbérian (co-scénariste)
    1997 : Didier
    2001 : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre
    2004 : RRRrrrr!!!
    2005 : Papa de Maurice Barthélémy (dialogues additionnels)
    2006 : Prête-moi ta main (idée originale)
    2009 : Le Petit Nicolas de Laurent Tirard (dialogues)
    2010 : Bébés (idée originale)
    2012 : Sur la piste du Marsupilami

    Production :
    1997 : Didier (co-producteur)
    1999 : Bricol’ Girls (vidéo) d’Alain Chabat
    2000 : Authentiques (vidéo) d’Alain Chabat et Sear
    2000 : Kitchendales (vidéo) de Chantal Lauby
    2001 : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre
    2001 : Burger Quiz (jeu télévisé)
    2004 : RRRrrrr!!! d’Alain Chabat
    2006 : Avez-vous déjà vu ? (série télévisée)
    2006 : Prête-moi ta main d’Éric Lartigau
    2007 : Garage Babes (video) de Julien Pelgrand
    2008 : La personne aux deux personnes de Nicolas & Bruno
    2008 : Un monde à nous de Frédéric Balekdjian
    2008 : Rien dans les poches (TV) de Marion Vernoux
    2010 : Bébés de Thomas Balmes
    2010 : Ensemble c’est trop de Léa Fazer
    2012 : Sur la piste du Marsupilami
    2012 : A Thousand Words de Brian Robbins

    Doublage de voix :
    Voxographie[modifier]1993 : La Classe américaine de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette : Gorge Profonde
    1997 : Didier d’Alain Chabat : Didier
    1998 : Excalibur, l’épée magique (Quest for Camelot) de Frederik Du Chau : Devon et Cornouailles, le dragon à deux têtes
    1999 : Bricol’ Girls
    2001 : Shrek d’Andrew Adamson et Vicky Jenson : Shrek
    2002 : Shrek 3D (court-métrage vidéo) de Simon J. Smith : Shrek
    2004 : Shrek 2 d’Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon : Shrek
    2006 : Avez-vous déjà vu ? (série télévisée) : le narrateur, Poppi, Jean-Jean, l’homme invisible
    2007 : Shrek le troisième (Shrek the Third) de Chris Miller et Raman Hui : Shrek
    2007 : Joyeux Noël Shrek ! (Shrek the Halls) (court-métrage) de Gary Trousdale : Shrek
    2007 : Garage Babes de Julien Pelgrand : la voix off
    2010 : Shrek 4 : Il était une fin (Shrek Forever After) de Mike Mitchell : Shrek
    2012 : L’Âge de glace 4 : La Dérive des continents de Steve Martino et Michael Thurmeier : Silas

    Comédien :
    1979 : Série noire d’Alain Corneau –
    1991 : Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück d’Alessandro Capone, Stéphane Clavier, Mathias Ledoux, Thierry Lhermitte & Hervé Palud – Gérard Martinez
    1995 : Gazon maudit de Josiane Balasko – Laurent Lafaye
    1996 : Beaumarchais, l’insolent d’Édouard Molinaro – Le courtisan à Versailles
    1997 : Didier d’Alain Chabat – Didier
    1997 : Le Cousin d’Alain Corneau – Gérard Delvaux
    1999 : La Débandade de Claude Berri – Le Spécialiste
    2000 : Le Goût des autres d’Agnès Jaoui – Bruno Deschamps
    2001 : L’Art (délicat) de la séduction de Richard Berry – Maître Zen
    2001 : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre – Jules César
    2003 : Les Clefs de bagnole de Laurent Baffie – Le vendeur de chiens
    2004 : Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants d’Yvan Attal – Georges
    2004 : RRRrrrr!!! – Pierre (le Guérissologue)
    2009 : La Nuit au musée 2 (Night at the Museum 2 – Battle of the Smithsonian) de Shawn Levy – Napoléon
    2011 : La guerre des boutons de Yann Samuell – le maitre d’école
    2012 : Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat
    2012 : Les Turfistes de Fabien Onteniente

    Serkar a modifié cet avis 22 février 2012

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