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CINOCHE
Tout sur le cinéma, les longs métrages, les courts, les réalisateurs, acteurs, policiers western, amour, documentaires. Tout quoi. Ouvrez des discussions. Animons le cinoche !
les seconds rôles & vieilles gloires
qui commence avec Serkar (14 janvier 2010)
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10 avril 2012
Myriem Roussel

Elle se fait rare.
C’est à Rabat au Maroc que voit le jour Myriem Roussel le 26 février 1961.
Elle grandit au gré des déménagements de son père qui étant enseignant déménage tous les deux ans.
De 79 à 82 elle apprend la danse et un jour elle répond à une annonce de Jean-Luc Godard qui demande une jeune figurante sachant danser. Myriem Roussel fait ainsi ses premiers pas devant la caméra dans « Passion » et sur la lancée suit des cours d’art dramatique.
Jean-Luc Godard la refait jouer avec un rôle plus important « Prénom Carmen » en 1983.
Puis c’est au tour de Frédéric Rippert d’employer ses talents dans « L’oiseau de sang ».
Elle obtient par la suite le premier rôle avec une troisième collaboration avec Jean-Luc Godard avec « Je vous salue Marie ».
Grande et filiforme elle joue parfaitement les filles dépressives et introverties, comme avec Yves Boisset en 85 « Bleu comme l’enfer ».
Elle se cantonne par la suite dans des films d’auteur comme « Les patriotes » d’ Eric Rochant et dans « Au petit Marguery » de Laurent Benguigui avec Stephan Audran et Michel Aumont comme partenaires.
Myriem Roussel tourne souvent pour la télévision dans des séries qui ont bien marché. On peut ainsi la voir dans « La crim », Avocats et associés », « Maître Da Costa. » « Diane femme flic ».
Elle fait aussi un peu de théâtre.
Filmographie :
• 2002 : Le Parasite
• 2001 : Ombilical
• 1997 : Le Grand Batre
• 1997 : Maître Da Costa
• 1996 : Jeunes Gens
• 1995 : Au petit Marguery
• 1995 : 75 centilitres de prière
• 1994 : Les Patriotes
• 1994 : Jules
• 1993 : L’Œil qui ment
• 1993 : Total !
• 1990 : Lily veut qu’on l’aime
• 1989 : Tote leben nicht allein
• 1988 : Le Piège de Vénus
• 1986 : Bleu comme l’enfer
• 1985 : Tristesse et beauté
• 1985 : Je vous salue, Marie
• 1984 : Oiseau de sang
• 1983 : Prénom Carmen
• 1982 : PassionSerkar a modifié cet avis 10 avril 2012
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11 avril 2012
Victor Garrivier


Populaire sur le tard.
C’est dans la charmante petite ville de Crémieu en Isère que Victor Garrivier voit le jour le 8 septembre 1931.
Il commence modestement par le cinéma dans un tout petit rôle dans « Bonjour toubib » en 1956, avec Noël-Noël, puis quelques années plus tard il apparaît à la téloche dans « L’abonné de la ligne U » de Yannick Andrei en compagnie de Jacques Dacqmine.
Mais très vite il se consacre au théâtre en devenant un des piliers de Théâtre de l’Est Parisien (TEP).
Il faudra attendre les années 70 pour voir le retour de Victor Garrivier au cinoche dans un film de Yannick Bellon « Quelque part quelqu’un » avec Loleh Bellon, sœur du cinéaste.Puis Philippe Labro le dirige dans « l’Alpagueur » avec Jean-Paul Belmondo.
Il s’ensuit une série de films qui vont le rendre familier au public. Parmi les films on peut citer : « Coup de torchon » de Bertrand Tavernier avec Philippe Noiret dans le rôle principal, « Une étrange affaire » en 81 avec Michel Piccoli dans un film de pierre Granier-Deferre ou encore en compagnie de Michel Serrault dans le fameux film de Claude Chabrol « Les fantômes du chapelier ».Au théâtre, il côtoie Pierre Arditi, François Périer, Laurent Terzieff*.
Victor Garrivier mène une carrière splendide à la télévision dans des séries et des téléfilms qui ont bien marché : Vidocq avec Pierre Brasseur, « Les Rois maudits » de Claude Barma, « Maigret » avec Jean Richard, « Commissaire Moulin » avec Yves Rénier, « Julien Fontanes, magistrat avec Jacques Morel. On pourrait ainsi continuer la liste, mais il convient de noter qu’il est devenu très populaire dans la fameuse série « Avocats et associés ».
Hélas, atteint d’une grave maladie Victor Garrivier quitte le plancher des vaches à 73 ans le 10 décembre 2004.
Victor Garrivier y avait un des rôles majeurs en étant un des co-fondateurs du célèbre « Cabinet Zelder et Carvani » ce dernier étant joué par François-Eric Gendron.
Il jouera dans la série 6 années durant jusqu’à ce que mort s’en suive mais cette fois c’était pour de vrai et bien sûr les réalisateurs ont modifié leurs plans en fonction de cette disparition. Cette passionnante série fut réalisée par Valérie Guignabodet avec le scénariste *Alain Krief.
Malgré ce gros succès Victor Garrivier continue de monter sur scène et on a pu l’admirer en 2000 dans « Hamlet » de Shakespeare.
En 2004 il joue son dernier film au cinéma “Pédale dure” de Gabriel Aghion.Quelques films :
1956 : Bonjour toubib de Louis Cuny
1972 : Quelque part quelqu’un de Yannick Bellon
1973 : Il n’y a pas de fumée sans feu d’André Cayatte
1973 : Salut l’artiste d’Yves Robert
1976 : L’Alpagueur de Philippe Labro
1979 : Les Belles Manières de Jean-Claude Guiguet
1981 : Coup de torchon de Bertrand Tavernier
1981 : Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre
1982 : Les Fantômes du chapelier de Claude Chabrol
1982 : Un matin rouge de Jean-jacques Aublanc
1983 : Les Veufs de Patrick Dewolf – (court métrage)
1985 : Le Transfuge de Philippe Lefevbre
1987 : Le Cri du hibou de Claude Chabrol
1990 : La Gloire de mon père d’Yves Robert
1990 : Le Radeau de la Méduse d’Iradj Azimi – “Le tournage du film s’est déroulé sur 3 ans”
1998 : Lautrec de Roger Planchon
2003 : Effroyables jardins de Jean Becker
2004 : Les Rivières pourpres 2 : les Anges de l’Apocalypse d’Olivier Dahan
2004 : Les Revenants de Robin Campillo
2004 : Pédale dure de Gabriel AghionSerkar a modifié cet avis 12 avril 2012
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12 avril 2012
Julie Delpy

Bien cotée aux USA
Elle naît le 21 décembre 1969 à Paris.
Julie Delpy est la fille des comédiens Marie Pillet et Albert Delpy. Sa mère faisait parti des 343 « salopes » ayant signé le manifeste dans lequel elles reconnaissaient s’être fait avortées.
Julie Delpy grandit dans le monde artistique, découvre la musique et les films de Bergman, assiste aux pièces d’avant-garde jouées par ses parents. Et c’est avec son papa qu’elle débute au cinoche en 76 dans « Guerres civiles en France ».
Repérée par Dominique Besnehard, Julie Delpy, adolescente, tourne sous la férule de Jean-Luc Godard dans « Détective » puis avec un disciple du maître Leos Carax dans « Mauvais sang ».
L’expérience est assez douloureuse mais elle est récompensée de même que pour l’excellent film de Bertrand Tavernier « La Passion Béatrice ».Dans les années 90 elle tourne avec des cinéastes prestigieux comme Saura, Schlöndorff, et aussi Kielowski qui lui donne un rôle de coiffeuse cruelle dans un film de sa trilogie «Trois couleurs-Blanc ». Elle fait des apparitions dans les deux autres.
Sa beauté diaphane et les divers rôles qu’elle a tenus font que le monde du cinoche voulait en faire une égérie romantique du ciné français.
Julie Delpy ayant du caractère refuse cet espèce d’enfermement et s’exile à New-York où elle s’inscrit à la Tisch Scool of the Arts, puis à Los Angeles.
Elle y tourne « Les trois Mousquetaires, version Disney, mais sa prédilection va vers les productions indépendantes, comme « Killing Zoe ».En 95 Julie Delpy est l’héroïne de « Before Sunrise » de Richard Linklater avec Ethan Hawke. L’impact dû à l’authenticité des émotions est tel qu’une suite sera tournée 10 ans plus tard à Paris, « Before Sunset » avec une nomination aux Oscars à la clé. Dans ce film Julie Delpy a coécrit le scénario et dès lors elle lorgne vers la réalisation.
Elle tourne et se sent à l’aise avec des cinéastes européens très décalés tels Mika Kaurismäki et Enki Bilal.
Elle n’hésite pas à jouer dans les séries américaines qui ont fait le tour de la planète et on peut la voir dans 7 épisodes d’ « *Urgences » en 2001.Enfin elle se lance dans la réalisation avec un court-métrage « Blah Blah » puis dans un film long « Looking for Jimmy » en 2002.
Elle réalise et joue dans « 2 days in Paris » dans lequel elle s’amuse des différences culturelles d’un couple franco-américain avec Adam Goldberg et elle-même. Gros succès qui aura une suite tournée cette fois à New-York « Chris Rock ».Julie Delpy réalise ensuite un film d’une grande noirceur « La Comtesse ». Femme qui développe une obsession morbide pour la jeunesse et la beauté.
Elle réalise et joue ensuite un film plus léger «Le Skylab » portrait de famille avec des sous-entendus autobiographiques.
Ayant beaucoup de dons Julie Delpy enregistre un album folk en 2003.Julie Deipy a la double nationalité franco-américaine.
Réalisations :
1995 : Blah Blah Blah (court-métrage)
2002 : Looking for Jimmy
2004 : J’ai peur, j’ai mal, je meurs (court-métrage)
2007 : Two Days in Paris
2009 : La Comtesse
2011 : Le Skylab
2012 : Two Days in New York
Scénarios :
• 2002 : Looking for Jimmy
• 2004 : Before Sunset en collaboration avec Richard Linklater et Ethan Hawke
• 2007 : Two Days in Paris
• 2009 : La Comtesse
• 2011 : Le Skylab
• 2012 : Two Days in New York
Récompenses :
• 1987 : nomination au César du meilleur espoir féminin pour Mauvais sang
• 1988 : nomination au César du meilleur espoir féminin pour La Passion Béatrice
• 2005 : Prix du San Francisco Film Critics Circle de la meilleure actrice pour Before Sunset
• 2005 : nomination à l’Oscar du meilleur scénario adapté pour Before Sunset
• 2005 : Empire Award de la meilleure actrice pour Before Sunset
• 2008 : nomination au César du meilleur scénario original pour Two Days in Paris
• 2008 : prix Henri-Langlois Trophée coup de cœur pour Two Days in ParisQuelques films :
• 1978 : Guerres civiles en France, de François Barrat
• 1982 : Niveau moins trois, de Geoffroy Larcher (court-métrage)
• 1984 : Cinématon #376, de Gérard Courant (série cinématographique)
• 1985 : Classique, de Christian Vincent (court-métrage)
• 1985 : Détective, de Jean-Luc Godard
• 1985 : L’Amour ou presque, de Patrice Gautier
• 1986 : Mauvais Sang, de Leos Carax
• 1987 : La Passion Béatrice, de Bertrand Tavernier
• 1987 : King Lear, de Jean-Luc Godard
• 1990 : Europa Europa, d’Agnieszka Holland
• 1991 : Les Dents de ma mère, de Jean-Christophe Bouvet (court-métrage)
• 1991 : The Voyager (Homo Faber), de Volker Schlöndorff
• 1992 : Warszawa. Année 5703, de Janusz Kijowski
• 1993 : Trois Couleurs : Bleu, de Krzysztof Kieślowski
• 1993 : Les Trois mousquetaires (The Three Musketeers), de Stephen Herek
• 1995 : Blah Blah Blah, de Julie Delpy (court-métrage)
• 1995 : Before Sunrise, de Richard Linklater
• 1996 : Tykho Moon, d’Enki Bilal
• 1997 : Les Mille merveilles de l’univers, de Jean-Michel Roux
• 1997 : Le Loup-garou de Paris (An American Werewolf in Paris), d’Anthony Waller
• 1997 : Alleys and Motorways, de Peter Martin (vidéo)
• 2001 : Urgences (ER), de Michael Crichton (série télévisée) (sept épisodes)
• 2002 : CinéMagique, de Jerry Rees (court-métrage)
• 2002 : Villa des roses, de Frank Van Passel
• 2002 : Looking for Jimmy, de Julie Delpy
• 2003 : Notting Hill Anxiety Festival, de Ravi Kumar (court-métrage)
• 2004 : Before Sunset, de Richard Linklater
• 2004 : Frankenstein, de Kevin Connor (feuilleton TV)
• 2005 : Broken Flowers, de Jim Jarmusch
• 2007 : Two Days in Paris de Julie Delpy
• 2008 : The Air I Breathe de Jieho Lee
• 2009 : La Comtesse de Julie Delpy
• 2011 : Le Skylab de Julie Delpy
• 2012 : Two Days in New York de Julie Delpy
• Etc.Entretien avec Julie Delpy
Serkar a modifié cet avis 25 avril 2012
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18 avril 2012
François Cadet

Ce vosgien d’origine naît à Rosny-sous-Bois le 5 janvier 1932.
Il est amateur de sport qu’il pratique très jeune ce qui lui donne une forte carrure : natation, boxe, judo et cheval.
Dans le même temps, François Cadet s’inscrit aux cours Simon, obtient le prix du jury et il fait quelques figurations théâtrales.
Il court comme ça le cacheton sans grand succès ce qui l’oblige à faire de multiples petits boulots pour survivre.
Bernard Borderie l’embauche le premier dans « Le Caîd » aux côtés de Fernandel, puis c’est Michel Boisrond qui utilise ses talents dans « Cherchez l’Idole » en 1963.
Enfin François Cadet obtient un rôle plus épais dans une adaptation d’un roman de San Antonio « Sale temps » pour les mouches de Guy Lefranc avec Gérard Barray et Jean Richard.
Avec ce dernier il est d’abord le brigadier Lucas dans la série des Maigret avec en 67 le premier épisode « Cécile est morte », réalisé par Claude Barma. Par la suite il deviendra inspecteur et jouera dans une soixantaine d’épisodes.
François Cadet grâce à ce rôle devient très familier auprès du grand public, mais c’est aussi au détriment de sa carrière ciné.
Il n’est même pas second rôle, mais troisième couteau et ça lui permet d’approcher les vedettes de l’époque comme Belmondo, Marlène Jobert, Jacques Dufilho, Sim, Jean Gabin, Sophia Loren. On le voit en hôtelier dans le carton de Claude Zizi « Les Ripoux » en compagnie de Philippe Noiret et Thierry Lhermitte.
Il a aussi la chance de tourner 3 fois avec Jacques Brel dont 2 films sont réalisés par le grand chanteur : « Franz » en 71 et « Far West » en 73.
Notons qu’il est souvent présent dans la saga des films des Charlots.
En regardant sa carrière on peur dire qu’il a privilégié la comédie avec des cinéastes qui ne font pas dans le triste : Claude Zidi et Jean Girault.
A la télé, la fin des Maigret avec Jean Richard met aussi un terme à sa carrière téloche, mais on verra encore une fois François Cadet en 92 dans l’adaptation du bouquin de Michel Folco « Justinien Trouvé ou le bâtard de Dieu ». Le film n’est pas à la hauteur du roman, mais François Cadet retrouve des gueules familières du cinoche comme Roland Blanche, Bernard-Pierre Donnadieu, Bernard Haller, Ticky Holgado.
A la fin des années 80 il s’installe à Rosny-sous-Bois, donne des cours de théâtre et fait de la mise en scène à l’espace George Simenon.Il décède le 28 septembre 2009 à Montreuil et il sera inhumé au pays de ses ancêtres à Charme, petit village des Vosges.
Quelques films :
• 1960 : Le Caïd de Bernard Borderie – )Un agent)
• 1963 : Le Bluffeur de Sergio Gobbi
• 1963 : Cherchez l’idole de Michel Boisrond – (Un plombier)
• 1964 : La Grande Frousse ou La Cité de l’indicible peur de Jean-Pierre Mocky – (L’adjoint du bourreau)
• 1966 : Commissaire San Antonio ou Sale temps pour les mouches de Guy Lefranc – (M. Paul, le caïd)
• 1969 : Le Temps des loups de Sergio Gobbi
• 1970 : Les Mariés de l’an II de Jean-Paul Rappeneau – (Le cochet)
• 1970 : Les Assassins de l’ordre de Marcel Carné – (Rabut)
• 1971 : Franz de Jacques Brel – (Jules)
• 1972 : Les Fous du stade de Claude Zidi
• 1972 : Les Charlots font l’Espagne de Jean Girault – (Le douanier)
• 1972 : Far West de Jacques Brel
• 1973 : Le Grand Bazar de Claude Zidi – (Le contremaître)
• 1973 : Je sais rien, mais je dirai tout de Pierre Richard – (Félix)
• 1974 : Dupont Lajoie d’Yves Boisset – (Léglise)
• 1975 : La Course à l’échalote de Claude Zidi – (Le premier brigadier)
• 1975 : On a retrouvé la septième compagnie de Robert Lamoureux – (Balotin, un sous-officier prisonnier)
• 1984 : Les Ripoux de Claude Zidi – (L’hôtelier “Louxor”)
• 1988 : Génération Oxygène de Georges Trillat
• 1992 : Justinien Trouvé ou le Bâtard de Dieu de Christian FechnerSerkar a modifié cet avis 18 avril 2012
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18 avril 2012
Serkar a modifié cet avis 25 avril 2012
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20 avril 2012
Junie Astor

Elle n’a jamais pu accéder au vedettariat
Elle naît le 21 décembre 1911 à Marseille sous le nom de Rolande Risterucci et débute par la danse classique qu’elle abandonne assez vite pour s’inscrire au Conservatoire National d’Art Dramatique.
Cela lui permet de monter sur la scène des Ambassadeurs en 33 où elle rencontre le très populaire Julien Carette.Puis Junie Astor fait ses premiers pas au cinoche aux côtés de Fernandel dans « D’amour et d’eau fraîche ». Le film suivant avec Noël-Noël lui permet de gravir un échelon de plus dans la notoriété : c’est « Ademaï, aviateur » de Jean Tarride.
Dès lors elle accumule les petits rôles qui lui permet de côtoyetr des gens célèbres comme dans « Les bas-fonds » de Jean Renoir et avec Jean Gabin et Louis Jouvet.
En 1936 le film « Le coupable » avec Pierre Blanchar permet à Junie Astor de devenir la première lauréate du Prix Suzanne Bianchetti, super star du muet et dont le mari, le journaliste René Jeanne a créé ce prix destiné à encourager les débutants prometteurs.
Du coup Junie Astor est courtisée par des cinéastes et auteurs importants, comme Jean Boyer, Marcel Achard. Elle est toujours second rôle, mais les films sont importants et marchent bien ce qui conforte sa popularité et on peut citer « Noix de Coco » de Marcel Achard avec Raimu et Marie Bell ; « Battement de cœur » d’ Henri Decoin en compagnie de Danielle Darrieux et Claude Dauphin.Junie Astor franchit les Alpes pensant qu’en Italie, elle serait vedette, mais que nenni, ses films tournés là-bas ne franchissent pas les alpes.
Retour en France et en 43 elle tourne le fameux « L’Eternel Retour » de Jean Delannoy avec la très belle Madeleine Sologne et le séduisant Jean Marais.Junie Astor s’embarque en 42 dans « le train de la honte » avec Suzy Delair Albert Préjean, Viviane Romance. Berlin est la destination du train car il y a la première représentation du film « Premier rendez-vous » d’ Henri Decoin avec la super star de l’époque Danielle Darrieux.
C’est en réalité une mascarade ce voyage destiné plutôt à valoriser le régime nazi. Seule la présence de Danielle Darrieux est vraiment justifiée car son mari le séducteur Porfirio Rubirosa est prisonnier des Allemands.
A la Libération certains de ces artistes auront quelques ennuis avec la justice.Après la guerre Junie Astor est la femme de Du Guesclin dans le film du même nom. Fernand Gravey joue le fameux chevalier. L’actrice se marie avec Bernard de la Tour et ensemble fondent une société de productions « Astor Production « qui s’avère sans lendemain.
Puis dans les années 20 elle tourne avec Raymond Pellegrin dans « Coupable ? ». Ensuite elle se lance dans une série de films à l’humour franchouillard et ce sera le début du déclin.
Citons tout de même « Les Truands » de Carlo Rim avec Eddie Constantine, Noël-Noël et Jean Richard.Peu à peu elle est délaissée par la profession, mais Junie Astor reste dans ce milieu
et exploite deux cinémas à Paris : L’Astor et Le Rio Opéra.On lui propose de temps à autre un film souvent à la limite du porno et ainsi en 66 elle tourne le tout dernier « Joe Caligula » de José Bénézéraf avec le beau ténébreux Gérard Blain. Ce film est resté interdit d’exploitation durant deux ans.
Junie Astor quitte la scène de la vie plus vite qu’elle ne le pensait car elle se tue à 56 ans, dans un accident de voiture le 22 août 76 à Ste Magnance (Yonne). Elle repose au cimetière de Bagneux.
Quelques films :
• 1933 : Étienne de Jean Tarride : Henriette
• 1933 : D’amour et d’eau fraîche de Félix Gandera
• 1934 : Adémaï aviateur de Jean Tarride : Marguerite
• 1936 : Les Bas-fonds de Jean Renoir : Natacha
• 1936 : Le Coupable de Raymond Bernard : Louise Donadieu
• 1937 : Police mondaine de Michel Bernheim et Christian Chamborant
• 1939 : Battement de cœur de Henri Decoin : la comtesse d’Argay, l’ambassadrice
• 1939 : Deuxième bureau contre Kommandantur de René Jayet et Robert Bibal : Mme Lecoeur
• 1939 : Quartier Latin de Pierre Colombier et Christian Chamborant : Flossie
• 1939 : Entente cordiale de Marcel L’Herbier : Une actrice
• 1943 : L’Éternel Retour de Jean Delannoy : Nathalie, la brune
• 1947 : Cargaison clandestine de Alfred Rode
• 1947 : La Dame d’onze heures de Jean Devaivre : Hélène Tassin
• 1948 : Du Guesclin de Bernard de Latour : Tiphaine Raguenel, celle qui épouse Du Guesclin
• 1950 : Coupable ? de Yvan Noé : Suzanne
• 1951 : Boîte de nuit de Alfred Rode : Evelyne
• 1954 : Escalier de service de Carlo Rim, dans le sketch Les Béchard : Aline Béchard
• 1956 : Les Truands de Carlo Rim : Mlle Puc, la couturière
• 1966 : Joë Caligula de José Bénazéraf : La femme du gangster
• Etc.Archives : départ en train pour l’Allemagne des vedettes françaises de l’époque dont Junie Astor
http://boutique.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerr...
Serkar a modifié cet avis 25 avril 2012
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21 avril 2012
Julien Rassam

Une saga familiale tourmentée
C’est sous le nom de son père, Langmann, que Julien vient au monde car il est le fils de Claude Berri (Langmann) qu’on ne présente plus. Mais il optera poour le nom de sa mère (Rassam) pour sa carrière.
Julien Rassam arrive au monde le 14 juin 68 à Neuilly-sur- Seine. Sa mère Anne-Marie Rassam est aussi dans le métier en étant productrice, parfois même des œuvres de son mari. Ses deux frères Jean-Pierre et Paul Rassam sont aussi producteurs.
Pour clore la saga un autre enfant de Claude Berri et Anne-Marie Rassam, né en 72, fera également le métier du père : Thomas Langmann. (Il a produit « The Artists »).Tout naturellement Julien Rassam débute au cinoche dans les films de son père Claude Berri avec Juliet Berto en vedette. Bien sûr c’est surtout de la figuration vu son âge.
Après sa scolarité, il part à New-York suivre des cours d’Art Dramatique et de mise en scène.
Retour au bercail au début des années 90 à l’âge de 22 ans.
D’entrée, en 91, il obtient le premier rôle dans un film de Bruno Nuytten « Albert souffre » et la même année début à la téloche dans un épisode du Commissaire Maigret incarné par le regretté Bruno Cremer.Brillant, Julien Rassam produit un court-métrage « Jour de Colère » qui sera primé au festival du film d’Angers.
En 92 il joue dans l’excellent film de Claude Miller « L’accompagnatrice » et il est nommé pour le César du meilleur espoir masculin.
Ensuite il joue dans plusieurs courts-métrages et le voici qui est dirigé par Patrice Chéreau dans le fameux « La Reine Margot » avec la star du ciné français Isabelle Adjani. La distribution est grandiose : Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade, Jean-Claude Brialy, Virna Lisi.Il tourne ensuite dans 3 longs métrages : « Le secret de polichinelle » en 96 de Franck Landron, une comédie, histoire d’une fille qui avec ses copines recherche le mâle qui l’a engrossée ! Puis changement de genre avec en 97 un polar bien noir et décalé de Guillaume Nicloux et en 98 « Furia » d’ Alexandre Aja, un drame fantastique dans un monde futur. Julien Rassam n’y a qu’un rôle secondaire mais il a comme partenaire Marion Cotillard, sa chérie dans la vie.
Ses parents divorcent et Julien en souffre énormément et d’autant plus que sa mère décède en se défenestrant d’un neuvième étage.
La mélancolie insidieuse s’installe dans sa tête et en 2000 sous les yeux de Marion Cottillard, il se jette d’un troisième étage, mais il ne meurt point et se retrouve tétraplégique.
Il vit comme ça durant deux ans et en 2002, n’en pouvant plus, il se tue par suicide le 3 février 2002 à l’âge de 34 ans.Les gens qui connaissent la famille diront que Julien Rassam était atteint de « La mélancolie chronique des Rassam » car outre sa mère, il y a aussi son oncle Jean-Pierre Rassam qui s’est suicidé.
Tous les trois reposent au cimetière de Montfort-l’Amaury.
Filmographie :
• 1972 : Sex-shop de Claude Berri : Jim (non crédité)
• 1974 : Le Mâle du siècle de Claude Berri : Julien
• 1991 : Albert souffre de Bruno Nuytten : Albert
• 1991 : Maigret et l’homme du banc, téléfilm d’Étienne Périer avec Bruno Cremer : Lecoeur
• 1992 : L’Accompagnatrice de Claude Miller avec Richard Bohringer, Elena Safonova : Benoit Weizman
• 1993 : Nulle part, moyen métrage de Laetitia Masson avec Hélène Fillières
• 1993 : Yalla yaana, court métrage de Moussa Sène Absa avec Circé Lethem
• 1993 : La Reine Margot de Patrice Chéreau avec Isabelle Adjani, Daniel Auteuil : Alençon
• 1994 : Portrait d’une jeune fille de la fin des années 60 à Bruxelles, téléfilm de Chantal Akerman avec Circé Lethem : Paul
• 1997 : Le Poulpe de Guillaume Nicloux avec Jean-Pierre Darroussin : Le travesti
• 1997 : Le Secret de Polichinelle de Franck Landron : Julien
• 1999 : Furia d’Alexandre Aja avec Stanislas Merhar, Marion Cotillard : Un résistantLa Reine Margot ; présentation du film.
http://www.ina.fr/cannes/1978-1996/video/CAB94049295/la-r...
Serkar a modifié cet avis 25 avril 2012
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24 avril 2012
Michèle Alfa
Célèbre durant sa carrière
C’est le 20 août 1911 que vient au monde Joséphine Blanche Alfreda Bassignot à Gujan-Mestras, à côté du bassin d’Arcachon.
Elle arrive dans la capitale française adolescente et tente l’entrée au Conservatoire. Refus et devant cet échec elle fait une tentative de suicide. Sagement elle suit les cours du célèbre Raymond Rouleau et commence des tournées théâtrales.
Parallèlement elle débute une carrière au cinoche en commençant par des rôles secondaires dans « La poule » du dénommé René Guissart avec une vedette de l’époque André Luguet.
Puis on retrouve Michèle Alfa donnant la réplique à Renée Saint-Cyr dans « Trois, six, neuf ».
En 37, elle est la compagne de Carlo Ferrari qui n’est autre que le célébrissime chanteur de charme aux cheveux gominés : Tino Rossi. C’est un film de Richard Pottier qui s’intitule « Les lumières de Paris ».En 38 Hitler fait des siennes et Michèle Alfa tourne deux films dont le but est de soutenir les efforts d’apaisement de la France. Le premier « Paix sur le Rhin » raconte l’histoire d’une famille Alsacienne déchirée car l’un des fils combat pour l’Allemagne et l’autre pour la France. Françoise Rosay a le rôle principal dans ce film de Jean Choux.
Le deuxième « Ultimatum » narre ce qui s’est passé après le fameux attentat de Sarajevo qui déclenche la guerre de 14/18. Dans ce film de Robert Wiene elle rencontre le grand Erich von Stroheim.Michèle Alfa devait ensuite tourner « Le corsaire » de Marc Allégret avec le beau Charles Boyer, mais on est en 1939 et la France déclare la guerre aux Teutons. Le projet est abandonné.
Cependant l’occupation n’empêche pas l’actrice de tourner pour le cinoche et de faire du théâtre. C’est pendant cette période que Michèle Alfa devient très populaire dans ces deux disciplines. Son air souvent triste, sa blonde chevelure et son talent affirmé plaisent au public.Elle tourne 13 films et il faut noter sa belle prestation dans le rôle de Mercédès, la fiancée d’Edmond Dantès, joué par Pierre Richard Willm dont j’ai tiré le portrait il y a peu. Vous avez deviné, j’espère, de quelle histoire il s’agit !Elle se sacrifie pour Jean-Louis Barrault, soldat qui revient aveugle de la guerre, dans « l’Ange de la nuit ». ça c’est de l’image parlante ! Film d’ André Berthomieu.
Sous l’occupation Michèle Alfa devient la compagne d’un Allemand, portant l’uniforme de la Wehrmach, et qui conteste au mépris du danger le régime de son pays. Ce brave homme est un musicien de jazz qui jouait dans les boites parisiennes d’avant la guerre. Il s’appelle Bernhart Rademecker et il est le neveu du sinistre Goebbels.
Durant le conflit il est nommé responsables des théâtres parisiens et profitant de sa position il installe Michèle Alfa dans l’appartement d’ Henri Bernstein parti se réfugier à New-York. Cet homme, exceptionnel, profite de sa position pour aider des artistes d’origine juive dont Henri Murray, papa de notre charmante et classieuse Anouk Aimée.En 42 elle épouse Paul Meurisse qui parle de ce mariage dans ses souvenirs « Les éperons de la liberté » paru en 79.
Michèle Alfa tourne avec Sessue Hayakawa en 45 dans « Quartier Chinois », puis avec Bernard Blier dans un film de Jean-Paul le Chanois « Agence matrimoniale » en 1951.
Elle se remarie en 59 avec un administrateur de sociétés et continuera le théâtre jusqu’au milieu des années 60.Michèle Alfa quitte la scène de la vie au Vésinet le 24 août 1987 à 76 ans complètement disparue des souvenirs du public.
Filmographie :
1932 : La Poule de René Guissart
1932 : La Belle Aventure de Reinhold Schünzel et Roger Le Bon : Jeanne
1938 : Ramuntcho de René Barberis
1937 : Lumières de Paris de Richard Pottier
1937 : La Dame de pique de Fedor Ozep : Nadia
1938 : Paix sur le Rhin de Jean Choux
1938 : Adrienne Lecouvreur de Marcel L’Herbier: Amour
1938 : Ultimatum de Robert Wiene
1941 : Le pavillon brûle de Jacques de Baroncelli: Odette
1942 : La Femme que j’ai le plus aimée de Robert Vernay : La femme sculpteur
1943 : Le Comte de Monte-Cristo : de Robert Vernay : Mercédès
1944 : L’Ange de la nuit d’André Berthomieu : Geneviève
1944 : L’aventure est au coin de la rue de Jacques Daniel-Norman : Adria-Adria
1947 : Quartier chinois de René Sti : Nata
1948 : Erreur judiciaire de Maurice de Canonge
1952 : Agence matrimoniale de Jean-Paul Le Chanois: Gilberte Jolivet
Etc.Serkar a modifié cet avis 24 avril 2012
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