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CINOCHE
Tout sur le cinéma, les longs métrages, les courts, les réalisateurs, acteurs, policiers western, amour, documentaires. Tout quoi. Ouvrez des discussions. Animons le cinoche !
les seconds rôles & vieilles gloires
qui commence avec Serkar (14 janvier 2010)
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24 avril 2012
Serkar a modifié cet avis 25 avril 2012
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25 avril 2012
Jacques Bonnaffé


Un autre ch’ti talentueux
Jacques Bonnaffé arrive sur notre planète le 22 juin 1958 à Douai dans le Nord.
Au Conservatoire de Lille il fait ses premiers pas sur scène dans « Britannicus » de Racine.En 84 il se fait connaître de curieuse manière dans un film de Jean-Luc Godard « Prénom Carmen » où l’on voit Jacques Bonnaffé en train de se masturber consciencieusement sous la douche. Il paraît que les femmes n’ont retenu que cela du film !
Dès son premier film « Anthracite » d’ Edouard Niermans l’acteur a privilégié le cinéma d’auteur. Il a travaillé avec Philippe Garrel, Jean-Charles Tacchella, Jacques Doillon, Alain Corneau.
Jacques Bonnaffé a la même exigence au théâtre et il se livre à l’exercice difficile de lectures publiques de poèmes en ayant une préférence marquée pour l’œuvre de Rimbaud.
Il ne dédaigne pas tourner dans des films plus légers, mais de qualité comme le fameux « Vénus Beauté Institut » avec la belle Nathalie Baye comme partenaire.
Il joue un militant d’Act-up dans « Jeanne et le garçon formidable », puis dans « Va savoir » de l’exigeant Jacques Rivette.En 2004 il associe sa passion du théâtre et du cinoche en jouant une libre adaptation du gros succès de Feydeau « Le fil à la patte » avec des artistes de premier ordre : Dominique Blanc, Emmanuelle Béart et Charles Berling puis il rejoint la truculente et ô combien talentueuse Yolande Moreau qui réalise son premier film « Quand la mer monte ». Gros succès justement récompensé par deux Césars.
Jacques Bonnaffé plonge aussi dans l’univers angoissant de Dominik Moll pour le film « Lemming ».
Le cinéma d’auteur lui tient à cœur car en 2006 il tourne « La tourneuse de page », terrible vengeance tardive d’une jeune pianiste sciée dès le départ d’une future carrière prometteuse par la légèreté d’un membre du jury, joué par Catherine Frot.On peut le voir dans « La fabrique des sentiments » avec la belle Elsa Zylberstein, puis en 2007 il est l’un des membres de l’équipage du « Capitaine Achab », celui qui poursuit d’une haine féroce le cachalot Moby Dick.
Très fidèle Jacques Bonnaffé retrouve Jacques Rivette pour « 36 vues du Pic Saint-Loup » et enfin en 2011 il est aux côtés de la séduisante Laetitia Casta dans un film fantastique et d’épouvante en 3D « Derrière les murs ».Jacques Bonnaffé outre le ciné et le théâtre fait aussi une brillante carrière à la télévision.
J’aime bien ce genre d’acteur qui ne fait jamais de vague et qui ne cède jamais à la facilitéQuelques films :
1979 : Anthracite de Édouard Niermans
1983 : Prénom Carmen de Jean-Luc Godard
1984 : Blanche et Marie de Jacques Renard
1985 : Escalier C de Jean-Charles Tacchella
1985 : La Tentation d’Isabelle de Jacques Doillon
1986 : Les Montagnes de la lune de Paulo Rocha
1986 : La Femme secrète de Sébastien Grall
1990 : La Fracture du myocarde de Jacques Fansten
1991 : Arthur Rimbaud, une biographie de Richard Dindo : récitant voix off
1996 : Lucie Aubrac de Claude Berri
1996 : Tortilla y cinema de Martin Provost
1997 : Jeanne et le Garçon formidable de Olivier Ducastel et Jacques Martineau
1998 : Le Plus Beau Pays du monde de Marcel Bluwal
1998 : Le Sourire du clown de Eric Besnard
1998 : Vénus beauté de Tonie Marshall
2000 : Va savoir de Jacques Rivette
2003 : Quand la mer monte… de Gilles Porte et Yolande Moreau
2004 : Crustacés et Coquillages de Olivier Ducastel et Jacques Martineau
2004 : Itinéraires de Christophe Otzenberger
2004 : Lemming de Dominik Moll
2004 : Un fil à la patte de Michel Deville
2005 : La Tourneuse de pages de Denis Dercourt
2007 : Capitaine Achab de Philippe Ramos
2007 : Le Deuxième souffle d’Alain Corneau
2007 : La Fabrique des sentiments de Jean-Marc Moutout
2010 : Derrière les murs de Julien Lacombe et Pascal Sid
2011 : À moi seule de Frédéric Videau
2013 : Je m’appelle Hmmm d’Agnès Troublé dite Agnès B
Etc.Cocasse
http://www.ventscontraires.net/article.cfm/5370_jacques_b...Serkar a modifié cet avis 29 avril 2012
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27 avril 2012
Juliet Berto

Une carrière brutalement interrompue.
Elle s’appelle Annie Jamet à l’état civil et elle vient au monde le 16 janvier 1947 à Grenoble.
Elle monte à Paris pour achever ses études et suivre des cours d’art dramatique.
Par le plus grand des hasards elle rencontre Jean-Luc Godard qui lui donne sa chance dans « Deux ou trois choses que je sais d’elle » en 66 ; elle donne a réplique à la très belle et envoûtante Marina Vlady.Essai réussi puisque le grand cinéaste l’emploie à nouveau dans « la Chinoise » avec Jean-Pierre Léaud et Anne Wiazemsky. Puis c’est « Week-end »
Toujours avec Jean-Pierre Léaud elle apparaît furtivement en 69 dans « Le gai savoir ».Dès lors, elle devient l’égérie du cinoche engagé et Jacques Rivette l’engage pour 3 de ses films dans les années 70 : « Out 1 spectre » ; « Céline et Julie vont en bateau » et « Duelle ».
Sa notoriété est telle dans les milieux intellos qu’ Yves Simon lui consacre une chanson qui a fait un malheur en 73 « Au pays des merveilles de Juliet ».
Heureusement et intelligemment Juliet Berto accepte de jouer dans des films plus commerciaux mais non dénués de qualité et qui ont obtenu du succès à leur sortie. Ainsi on peut la voir en tête d’affiche dans « La Cavale » de Michel Mitrani, et dans des seconds rôles comme « les Caîds » de Robert Enrico où elle côtoie Serge Reggiani et Michel Constantin.
Citons encore « Défense de savoir » de Nadine Trintignant avec Jean-Louis Trintignant ; le formidable « Monsieur Klein » de Joseph Losey avec le beau et talentueux Alain Delon. Elle retrouve Jean-Louis Trintigant pour « « L’argent des autres », un film de Christian de Challonge.
Juliet Berto retrouve les premiers rôles grâce à Claude Berri dans deux comédies : en 72 dans « Sex-shop » avec J-P Marielle et 2 ans plus tard elle joue dans « Le mâle du siècle » dans lequel Caude Berri reprend son métier d’acteur.
Très douée, Juliet Berto se lance dans la réalisation avec son nouveau compagnon Jean- Henri Roger et leur film « Neige » en 80 obtient le Prix du Jeune Cinéma. S’ensuit un second film « Cap Canaille » où Juliet Berto se donne le rôle principal.
Puis elle se lance seule dans la réalisation, mais c’est un échec complet : « Havre ». Ça ne la décourage pas car elle fait un documentaire sur la vie de la grande chanteuse populaire Damia. « Damia en velours noir ».
Juliet Berto fait aussi du théâtre et notamment au Festival d’Avignon. Elle écrit aussi et en 82 elle publie un livre « La fille aux talons d’argile », histoire d’une femme en dérive.
On la retrouve de temps à autre comme actrice et ainsi elle donne la réplique à Samy Frey en 84 dans un film de Jacques Doillon « La vie de famille ».
En 87 c’est sa dernière apparition sur grand écran dans « Un amour à Paris » de Merzak Allouache.
Hélas à la quarantaine, un vilain crabe fait son apparition et Juliet Berto quitte bien plus tôt qu’elle l’espérait la scène de la vie, le 10 janvier 1990 à Breux-Jouy en Essonne à 42 ans.
Incinérée au Père-Lachaise, ses cendres furent remises à sa famille.Quelques films :
1966 : 2 ou 3 choses que je sais d’elle de Jean-Luc Godard
1967 : La Chinoise de Jean-Luc Godard
1967 : Week-end de Jean-Luc Godard
1968 : Le Gai Savoir de Jean-Luc Godard
1969 : Vladimir et Rosa de Jean-Luc Godard
1969 : Juliet dans Paris, court métrage de Claude Miller
1971 : La Cavale de Michel Mitrani
1971 : Out 1 : Spectre de Jacques Rivette
1974 : La Faim / Hunger de Peter Foldes
1974 : Le Mâle du siècle de Claude Berri
1974 : Le Milieu du monde de Alain Tanner
1974 : Le Protecteur de Roger Hanin
1975 : Claro de Glauber Rocha (également co-productrice)
1975 : Duelle / Les filles du feu de Jacques Rivette
1976 : Monsieur Klein de Joseph Losey
1982 : Le Cimetière des voitures de Fernando Arrabal
1984 : La Vie de famille de Jacques Doillon
1986 : Un amour à Paris de Merzak Allouache
1987 : Couple n° 32 de Gérard Courant2
1987 : Les Ministères de l’art, court métrage de Philippe Garrel
1987 : Papillon de vertige de Jean-Yves Carrée Le Besque (film inédit)Réalisations :
1969 : Off limits d’Arthur Adamov, mise en scène Gabriel Garran, Théâtre de la Commune
1969 : La Tempête de William Shakespeare, mise en scène Michel Berto, Festival d’Avignon
1977 : La Vie singulière d’Albert Nobbs d’après George Moore, mise en scène Simone Benmussa, Théâtre du Rond-Point
1985 : Les Nuits et les jours de Pierre Laville, mise en scène Catherine Dasté et Daniel Berlioux, Théâtre 14 Jean-Marie SerreauSerkar a modifié cet avis 27 avril 2012
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29 avril 2012
Abel Jacquin

Il ne cultivait pas le navet !
Abel Jacquin voit le jour le 14 juilet 1893 à Colombes haut lieu des matchs internationaux de foot et de rugby avant le parc des princes.
Très jeune il entre au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris d’où il ressort avec un premier prix sous le bras. Il fait beaucoup de théâtre et sillonne la France de même que l’Afrique du Nord.
Début dans le cinéma muet en 1921 dans « le pauvre village » de Jean Hervé.Neuf ans après, Abel Jacquin entame une carrière dans le film parlant particulièrement riche. « Paris la nuit » d’ Henri Diamant-Berger, confrontation du petit peuple avec des aristos venus s’encanailler dans un bar malfamé ! Puis un polar « L’homme qi assassina » de Curtis Bernhardt avec Jean Tarride.
Par la suite Abel Jacquin se fait remarquer dans des seconds rôles de composition : « Matricule 33 » où il est un prince impérial » avec la non moins impériale Edwige Feuillère. Puis il est le Baron Rouget dans « Amants et voleurs » de Raymond Bernard ; détective aux côtés d’ Annabella dans « Anne-Marie » en 1936 ; capitaine d’ aviation dans « Courrier sud » d’après le récit éponyme de St Exupéry ; puis il donne la réplique à Erich von Stroheim et Dita Parlo dans « Ultimatum » ; enfin en 37 il tourne avec sa femme dans la vie, la discrète comédienne Gabrielle Roanne dans « La Dame de pique »
En 1939, début de la guerre, Abel Jacquin s’éclipse durant 6 ans. Avec un pote également acteur Henri Crémieux, il se lance, avec l’accord des deux familles, dans la viticulture et la culture des légumes. Je pense qu’ils n’ont pas eu le cœur de faire pousser des navets !
Après la guerre Abel Jacquin reprend le chemin des studios. Il rencontre le grand Fernandel dans « Pétrus », puis il tourne « Le paradis des pilotes perdus » en 48 de Georges Lampin.
Au fil des tournages, il donne la réplique à des monstres sacrés du cinoche ; ainsi il est aux côtés de Pierre Brasseur dans « Maître après Dieu » en 50, puis avec Pierre Fresnay dans « Le défroqué » en 53.Après quelques apparitions à la téloche, Abel Jacquin tourne quasiment coup sur coup 3 films avec le cinéaste Raoul André : en 54 c’est « Marchandes d’illusions » avec Giselle Pascale ; en 55 en compagnie de Claudine Dupuis « Les pépées au service secret » et enfin en 55, il tourne son dernier film « les Indiscrètes » avec Nicole Berger.
Abel Jacquin avait une écriture remarquable : il excellait dans la poésie et les fables et d’ailleurs l’éditeur fort connu Pierre Seghers avait publié ses textes. ;
Abel Jacquin s’éteint discrètement dans l’anonymat le 12 mai 68 à Bois-Colombes dans les Hauts-de Seine à 75 ans.
Quelques films :
1921 : Le Pauvre Village de Jean Hervé
1930 : L’Homme qui assassina de Curtis Bernhardt et Jean Tarride
1930 : Paris la nuit de Henri Diamant-Berger
1934 : Cartouche de Jacques Daroy
1936 : Anne-Marie de Raymond Bernard
1936 : Aventure à Paris de Marc Allégret
1936 : Le Chemin de Rio de Robert Siodmak
1936 : Courrier sud de Pierre Billon
1937 : Boulot aviateur de Maurice de Canonge
1937 : Police mondaine de Michel Bernheim et Christian Chamborant
1937 : Arsène Lupin détective de Henri Diamant-Berger
1948 : D’homme à hommes de Christian-Jaque
1948 : Le Paradis des pilotes perdus de Georges Lampin
1950 : Maître après Dieu de Louis Daquin
1953 : Le Défroqué de Léo Joannon
1954 : Marchandes d’illusions de Raoul André
1955 : Les Pépées au service secret de Raoul André
1955 : Les Indiscrètes de Raoul André
Etc.Serkar a modifié cet avis 29 avril 2012
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30 avril 2012
J’ai trouvé un poème d’Abel :
Tu étais charmante
adorable,
et tu avais une manie
insupportable :c’était cinq mots que tu disais,
que tu répétais si souvent
qu’ils devenaient exaspérants.Cinq petits mots dits gentiment
et qui mendiaient
en insistant
une réponse
toujours la même
évidemment !Ces cinq mots :
« Dis-moi que tu m’aimes ! »
ces cinq petits mots obsédants
me donnaient la furieuse envie
de proférer quelque blasphème,
quelque énorme grossièreté
qui t’aurait peut-être guérie !Mais non,
docile et sans courage
et lâche
autant qu’il se peut être,je cédais,
et sans conviction
je disais :
« Je t’aime, chérie ! »C’est alors que tu m’achevais,
non plus de cinq mots
mais de trois,
en murmurant :« Mieux que ça ! »
alligatorbayou a modifié cet avis 30 avril 2012
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30 avril 2012
Mona Goya


Trop laxiste dans ses choix.
Elle naît à Mexico le 25 novembre 1909 de parents français sous le nom d’Etat Civil Simone Marchand.
Mona Goya fut la vedette d’un nombre impressionnant de comédies, la plupart musicales, dans les années 30. Elle alternait le bon et le mauvais dans le choix de ses rôles ce qui lui valut d’être traitée de « vedette moyenne d’un cinéma moyen » par la plume acide et même fielleuse d’un critique de l’époque. Elle disait oui à toutes propositions sans trop s’occuper du scénario très tôt Mona Goya a envie de faire du music-hall et sa mère l’encourage dans ce sen, ce qui était plutôt rare à l’époque.
Elle démarche les studios avec des photos sous le bras.Elle finit par se faire remarquer par Germaine Dulac qui lui confie un petit rôle dans « Rêve cinématographique ». L’année suivante c’est Marcel l’Herbier qui l’engage dans « L’Argent » et enfin elle décroche un premier rôle dans un film étonnant de Jean Gourguet « L’effet d’un rayon de soleil ». Mais l’industrie française du cinéma traverse une crise et Mona Goya a du mal à tourner au point de faire de la réclame pour des boîtes de conserve.
Découragée, elle part dans la Perfide Albion et sollicite un rencart avec les studios Elstree qui lui donne un rôle : « The Lady from the sea».Le parlant arrive et Hollywood cherche des artistes sachant parler plusieurs langues pour les publics étrangers ; c’est une aubaine pour Mona Goya qui est polyglotte. Elle se retrouve donc au générique des versions françaises de « Jenny Lind » et « Soyons gais ». Elle fréquente beaucoup le couple François Rosay / Feyder, bouée de secours des français expatriés. Durant cette période elle aurait croisé Garbo, la divine.
Notons un film durant cette période américaine qui a bien marché : « Révolte dans la prison » en 1930 de Paul Féjos.
Les films multi-versions seront bientôt abandonnés grâce à la nouvelle technique du doublage, bien moins onéreux. C’était cocasse au début car la technique mal maîtrisée faisait que les dialogues ne correspondaient pas aux mouvements des lèvres.
La notoriété avait précédé Mona Goya avant même son retour en France et une fois au pays elle n’arrêtera plus de tourner.
Des comédies joyeuses très enlevées et souvent musicales comme « Les époux célibataires » de Jean Boyer, un cinéaste super prolixe avec un chanteur en vogue à l’époque Fred Pizzela.Mona Goya fait encore des adaptations françaises de films étranger et en tournant pour la version allemande de « la Cavalerie légère » elle épouse son partenaire Fernand Fabre. On la voit dans un film qui est encore dans les mémoires d’un bon nombre de spectateurs en vie aujourd’hui, c’est « François Premier » avec Fernandel dans le rôle principal. Tout le monde se souvient de la scène où une chèvre lèche les pieds de Fernandel, sensé sous cette torture de rires de révéler quelque chose.
Puis il y a un film avec Ray Ventura « Feux de joie » qui obtient un vif succès et c’est dans cette œuvre qu’on entend la fameuse chanson « ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine ! »
Juste avant la débâcle elle fait une photo osée dans « Cinémonde » où en maillot de bain Mona Goya fait en maillot de bain une imitation d’ Hitler.Elle reste très active durant l’occupation et se diversifie en se lançant dans la chanson, dans des cabarets prestigieux comme celui de Suzy Solidor et des music hall tels l’ ABC ou Bobino. Edith Piaf tombe sous le charme apprécie sa fantaisie et lui confie quelques chansons. Contrairement au cinéma, Mona Goya met en avant des chansons réalistes plutôt que de faire dans la gaudriole comme dans ses films. Afin d’être à la hauteur elle prend des cours de chants.
La belle actrice donne un coup de canif à son contrat de mariage en devenant la maîtresse, un court moment, de Sacha Guitry. Ce dernier, lors des premières, s’affiche avec sa femme et sa maîtresse ! Et il pousse l’audace jusqu’à les faire tourner ensemble dans « Donne-moi tes yeux », histoire assez autobiographique car il narre les démêlés d’un homme avec sa femme et sa maîtresse.
Après la guerre elle apparaît encore dans des comédies aux côtés de Bourvil notamment.
Arrive les années cinquante de même qu’un cancer qui la vieillit prématurément ; n’étant plus une vamp, elle a du mal à poursuivre sa carrière ;Sa copine Edith Piaf lui réserve un rôle dans « Les Amants de demain » en 58. On la voit encore dans « Babette s’en va en guerre » de Christian Jaque avec notre Brigitte Bardot nationale.
Puis elle tourne son dernier film, l’excellent « Les vieux de la vieille » où elle est très heureuse de donner la réplique à son vieux pote Jean Gabin ; Elle y est physiquement presque méconnaissable tans sa silhouette et ses traits se sont alourdis.
Elle a beaucoup tourné mais dans un nombre impressionnant de navets et les versions françaises de ses films américains sont illisibles depuis des années. Ce qui fait que ses films ne passent pas à la téloche et Mona Goya n’est pas restée dans la légende du cinoche.Elle disparaît le 8 octobre 1961 à 52 ans.
Quelques films :
• 1928 : Princesse Mandane de Germaine Dulac
• 1928 : Madame Récamier de Gaston Ravel
• 1928 : L’Argent de Marcel L’Herbier
• 1930 : Révolte dans la prison (Big House) de Paul Fejos
• 1931 : Buster se marie de Claude Autant-Lara et William Brothy
• 1931 : Quand on est belle d’Arthur Robison – (Pag)
• 1931 : Amour et discipline de Jean Kemm – (Juliette Giroudet)
• 1931 : Jenny Lind d’Arthur Robison
• 1932 : Coiffeur pour dames de René Guissart – (Aline)
• 1932 : La Merveilleuse Journée de Robert Wyler et Yves Mirande 1934 :
• La Porteuse de pain de René Sti
• 1935 : Cavalerie légère de Werner Hochbaum et Roger Vitrac – (Rosika)
• 1937 : François Ier de Christian Jaque – (Elsa et Madeleine Ferron “La belle Ferronnière”)
• 1937 : Le Messager de Raymond Rouleau – (Pierrette)
• 1942 : Annette et la dame blonde de Jean Dréville – (Myriam)
• 1942 : Défense d’aimer de Richard Pottier – (Lucette de Saint-Eglefin)
• 1943 : Le Capitaine Fracasse d’Abel Gance – (La marquise des Bruyères)
• 1944 : La Malibran de Sacha Guitry – (Madame Garcia)
• 1945 : Vingt-quatre heures de perm’ de Maurice Cloche – (Huguette landier)
• 1951 : Gibier de potence de Roger Richebé – (Henriette)
• 1953 : Le Portrait de son père d’André Berthomieu – (La mère de Paul)
• 1956 : Rencontre à Paris de Georges Lampin -
• 1959 : Les Amants de demain de Marcel Blistène
• 1959 : Babette s’en va-t-en guerre de Christian Jaque – (Madame Fernande)
• 1960 : Les Vieux de la vieille de Gilles Grangier – (Catherine, l’agricultrice)
• Etc.Kitch, mais une jolie voix
Serkar a modifié cet avis 30 avril 2012
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2 mai 2012
Jacques Charrier

Ex jeune premier qui cartonnait
Il naît le 6 novembre à Metz où son père, militaire de carrière, est en garnison. Il a 6 frères et sœurs. Comme quoi les militaires savent tirer.
À 17 berges il arrête ses études et entre à l’école des Beaux-Arts de Strasbourg et il apprend la céramique.Puis un prof du conservatoirede Montpellier lui offre le rôle de Frédéric dans l’Arlésienne de Daudet avec une musique de Georges Bizet.
Jacques Charrier obtient un succès médiatique local qui le pousse à tenter sa chance à Paris ; il entre à l’ENSATT (école nationale supérieure des arts techniques du théâtre). Il a 20ans. C’est la grande comédienne Berthe Bovy qui le guide.
En 58 il se tape plusieurs petits boulots pour survivre dont celui de décorateur de théâtre, et la chance lui sourit car il entre à la comédie Française. Marguerite Jamois le choisit pour jouer la pièce « Le journal d’ Anne Frank » avec Pascale Audret (frangine d’ Hugues Aufray ) comme partenaire.
Dans ce théâtre Montparnasse, Marcel Carné le remarque et lui donne le premier rôle dans son chef-d’œuvre « les Tricheurs ». Succès immense qui est resté dans la mémoire collective. Les acteurs tous débutants ont fait par la suite des carrières éblouissantes : Laurent Terzieff, Jean-Paul Belmondo, Pascale Petit et Dany Saval (épouse cocufiéede M. Drucker). Jacques Charrier devient une énorme star du jour au lendemain et le monde du cinoche se l’arrache.
En 59, Brigitte Bardot, déjà super vedette, l’impose pour le film « Babette s’en va t’en guerre » avec un Francis Blanche très désopilant.Coup de foudre ente Jacques et BB qui se marient aussi sec le 18 juin 59 sous les feux des médias venus du monde entier. Union consacrée par la venue au monde de Nicolas-Jacques Charrier, évènement devenumondial.
Hélas 3 ans plus tard c’est le divorce et chacun suit son chemin.
Jacques Charrier obtient la garde de l’enfant qui est élevé par la seconde femme de J*acques Charrier France Louis-Dreyfus* avec qui il aura 2 filles, Sophie et Marie.
Chaud Lapin Jacques Charrier aura encore un fille, Rosalie en 1995, avec sa troisième femme, Linda et à l’heure actuelle il vit avec une photographe nipponne Makiko.En 69 il fonde sa maison de production pour faire des films à petit budget.
Au début des années 80, il abandonne le cinoche et retourne à l’Ecole des Beaux-Arts où il s’initie à la peinture, où il met en valeur ses deux passions les voyages et l’Antiquité. Il expose avec succès dans le monde.Jacques Charrier se retrouve en 97 sous les feux des projecteurs à car il intente et gagne un procès contre BB qui raconte sa vie privée dans « Initiales BB » chez Grasset Il réplique sur la lancée par un livre « Ma réponse à Brigitte Bardot ».
Filmographie :
• 1958 : Les Tricheurs de Marcel Carné : Bob
• 1958 : Les Dragueurs de Jean-Pierre Mocky : Freddy
• 1959 : Babette s’en va-t-en guerre de Christian-Jaque : Gérard de Crécy
• 1959 : La Main chaude de Gérard Oury : Michel
• 1961 : Le Commando traqué (Tiro al piccione) de Giuliano Montaldo
• 1961 : La Belle Américaine de Robert Dhéry : L’automobiliste
• 1961 : Les Sept Péchés capitaux de Claude Chabrol, sketch L’Avarice : Antoine
• 1961 : L’Œil du Malin de Claude Chabrol : Albin Mercier
• 1963 : À cause, à cause d’une femme de Michel Deville : Rémy Fertet
• 1964 : La Bonne Occase de Michel Drach : l’homme bien
• 1966 : Les Créatures de Agnès Varda René
• 1966 : Marie Soleil de Antoine Bourseiller Axel
• 1967 : Le Plus Vieux Métier du monde, sketch Anticipation ou l’Amour en l’an 2000 de Jean-Luc Godard : Nick
• 1969 : Sirocco d’hiver (Sirokkó) de Miklos Jancso : Marko
• 1969 : Money-Money de José Varela Raoul
• 1971 : Les Soleils de l’île de Pâques de Pierre Kast : Alain
• 1972 : Les Volets clos de Jean-Claude Brialy : ThomasSerkar a modifié cet avis 3 mai 2012
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3 mai 2012
Nadia Barentin


« La Mère Supérieure de Louis le brocanteur !»
Nadia Barentin arrive sur la planète le 17 octobre 1936 à Paris.
Après sa scolarité elle monte sur les planches à 16 ans dans une pièce de Jean Anouilh. Sa carrière au théâtre est bien fournie, alternant avec bonheur le boulevard et des pièces plus sérieuses.
Cela lui permet de côtoyer des artistes forts célèbres comme Jean-Pierre Marielle ; Jean-Claude Brialy, Pierre Brasseur, Denise Grey, Jean Marais pour ne citer que les plus connus.
Sa carrière au cinoche paraît assez terne à côté.
Elle débute en 65 dans « Merveilleuse Angélique » de Bernard Borderie avec la pulpeuse Michèle Mercier, mais ça reste sans lendemain.Il faut attendre quasiment 10 ans pour revoir Nadia Barentin au cinoche, surtout dans des comédies qui ont cartonné : « On a retrouvé la 7ième compagnie » de Robert Lamoureux ; « Viens chez moi, j’habite chez une copine » de Patrice Leconte ; l’excellent « Tatie Danielle » d’ Etienne Chatiliez.
Elle accède aux seconds rôles avec un film de Claude Miller « Le sourire » où elle retrouve Jean-Pierre Marielle, puis dans un drame « Petits arrangements avec les morts » de Pascale Ferran qui est récompensé par la Caméra d’Or à Cannes.
Devenue familière grâce à une série télé, les cinéastes l’engagent dans des films qui ont marqué leur époque. C’est le formidable et admirable film de Zabou Breitman « Se souvenir des belles choses » avec la délicieuse Isabelle Carré ; « Un héros très discret » de Jacques Audiard ; « L’équipier » de Philippe Lioret.Côté téloche, Nadia Barentin joue dans plusieurs épisodes de « Julie Lescaut » avec la flamboyante Véronique Genest, dans la série des « Maigret » avec Bruno Cremer et dans la série « Petits meurtres en famille » de Robert Hossein.
Nadia Barentin a acquis une grande notoriété grâce à la série populaire télévisée « Louis la Brocante » avec Victor Lanoux. Elle y joue une mère supérieure plus vraie que nature et elle apparaît depuis le début dans une trentaine d’épisodes. C’est avec cette série que je l’ai remarquée grâce à une présence indiscutable.
Mais une grave maladie la touche et Nadia Barentin meurt quelques jours après la fin du tournage de « Parlez-moi de vous » en 2010 aux côtés de Karin Viard qui fut très affectée par cette disparition.
Nadia Barentin quitte le plancher des vaches le 22 mars 2011 à Paris.
Quelques films :
1965 : Merveilleuse Angélique de Bernard Borderie
1975 : On a retrouvé la 7e compagnie de Robert Lamoureux
1979 : Les Héros n’ont pas froid aux oreilles de Charles Némès
1981 : Viens chez moi, j’habite chez une copine de Patrice Leconte
1981 : Les Babas Cool (Quand tu seras débloqué, fais-moi signe !) de François Leterrier
1982 : Que les gros salaires lèvent le doigt! de Denys Granier-Deferre
1985 : Le Mariage du siècle de Philippe Galland
1990 : Tatie Danielle d’ Étienne Chatiliez
1994 : Le Sourire de Claude Miller
1994 : Petits arrangements avec les morts de Pascale Ferran
1996 : Un héros très discret de Jacques Audiard
1998 : Un grand cri d’amour de Josiane Balasko
1999 : Le Plus beau pays du monde de Marcel Bluwal
2000 : Les Blessures assassines de Jean-Pierre Denis
2001 : Félix et Lola de Patrice Leconte
2001 : L’Art (délicat) de la séduction de Richard Berry
2001 : Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman
2012 : Parlez-moi de vous de Pierre Pinaud
Etc.Serkar a modifié cet avis 3 mai 2012
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4 mai 2012
Marcel Pérès

Un des acteurs fétiches de Mocky
Marcel Laurent pour l’état civil vient au monde le 24 janvier 1898 à Castelsarrasin, dans le Tarn et Garonne.
Un des plus grands seconds rôles de tout le cinéma avec plus de 170 films à son actif. Marcel Pérès a tout joué : curé, instituteur, paysan, commerçant, flic, gangster etc… Il faut dire qu’il avait une gueule qui ne passait pas inaperçue !
A l’âge de 8 ans il souffre de la mort de son papa qui était coiffeur. Sa mère refait sa vie avec un dénommé Paul Pérès qui dirige une troupe de théâtre ambulant.
Ce nouvel état lui donne le virus de la scène de même qu’à sa sœur qui fera un peu de cinoche sous le nom de Jeanne Perez.
Durant 20 ans, de 14 à 34, Marcel Pérès fait de petits boulots, souvent dans le monde du spectacle : machiniste de théâtre, figurant dans les célèbres tournées Baret. Il arrive à décrocher un petit rôle dans une revue de Rip.Il rencontre Jean Gabin qui le prend en amitié ainsi que Roger Blin. Tous les deux lui donneront un bon coup de pouce.
Il s’impose au cinoche dans les années 30 et après la guerre, il figure au générique de quelques chefs-d’œuvre immortels comme « Les Enfants du Paradis » de Marcel Carné, puis dans un excellent film d’ André Cayatte « Justice est faite) en 1950.
Jean-Pierre Mocky tombe sous le charme et il fera jouer Marcel Pérès dans 8 de ses films !
Au théâtre, il joue de grands auteurs comme Jean Anouilh.
Il décède le 28 juin 1974 à Chalette-sur-Loing dans le Loiret.
Sa filmographie est tellement énorme que je préfère vous mettre un lien pour la voir.Sa carrière à la téloche est tout aussi impressionnante qu’au cinoche de même que ses prestations théâtrales.
J’ai du mal à comprendre qu’on ne trouve guère plus de choses sur sa biographie.http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_P%C3%A9r%C3%A8s_(acteur)
Dernier domicile connu on voit brièvement Marcel Pérès sur un lit.
Serkar a modifié cet avis 8 mai 2012
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