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"L'arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne ne l'entend ?"

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La Rotonde - La Villette

6-8 Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris

18.09.2012

Un avis sur la Rotonde ? Ben… la Rotonde, c’est rond !

Et on ne peut pas la manquer, la Rotonde, plantée qu’elle est au bord de la place Stalingrad, comme une couronne sur la tête du bassin de la Villette.

Pour la voir tous matins et tous les soirs en partant et en rentrant du boulot (hé ho, hé ho !), le bâtiment m’est devenu aussi familier que la Tour Effeil… Et pourtant, mes pieds n’avaient jamais franchis le seuil de ce nouveau lieu festif du XIXe arrondissement.

Heureusement que Qype a le bon goût d’inviter ses Qypers dans des Qype’Arty, ça m’a permis de faire (un peu trop rapidement à mon goût) le tour (ce n’est pas peu dire) du propriétaire.

Bilan : un lieu vraiment magique où on se promène comme dans la station de transit vers la lune dans 2001 l’odyssée de l’espace : on tourne, on tourne. On tourne dedans, on tourne dehors (avec une superbe vue sur le bassin… ou sur les voisins, au choix).

Les salles privatisables sont très bien agencées (le tout est peut-être quand même un peu trop cloisonné) et bien équipées. C’est confortable et original !

La salle du restaurant est tout simplement magnifique et cette courte expérience m’a donné envie d’aller y voir de plus près, surtout que l’accueil est plutôt chaleureux.

A noter (l’été) la belle terrasse aux tables colorées qui a fait l’objet de quelques plantations.

Donc, merci Mlle Klo et l’Eqype pour cette soirée qui m’a permis de découvrir un chouette endroit.

PS. Je mettrais à jour l’avis une fois que j’aurais découvert ce que nous réservent les cuistots)

PPS. Ne pas hésiter à faire un petit tour sur Wikipédia, le lieu a une histoire !

Saint-Lazare - Paris

Paris

26.11.2011

Une aventure de Franck Parrot – 3 – Station de métro Saint-Lazare

La densité des lignes qui transperçaient de part en part la station de métro Saint-Lazare amusait Parrot au plus haut point. Et il comptait les ronds de couleur accrochés aux murs gris comme autant de pions sur un plateau de dames : 3, 12, 14, E.

C’était étrange et mal foutu toute cette signalétique, on aurait dit que quelqu’un s’était amusé à attribuer des chemins différents à différentes fourmis qui toutes se dépêchaient de s’engouffrer dans leurs tunnels.

D’ailleurs, à bien y regarder il y avait là différentes sortes de fourmis. Les mêmes qu’il avait déjà rencontré à la quelques stations plus tôt dans les couloirs de la station gare de Lyon. Les industrieuses qui couraient en tous sens, les oisives qui traînaient des pattes, les sages qui laissaient passer le gros des troupes pour se faufiler ensuite, les guerrières aussi, plus hautes et larges que les autres et qui surveillaient le manège frénétique de leur consœurs d’un œil sévère.

Il fallut un instant pour que Parrot émerge de son étrange vision de cauchemar.

Il arrivait devant un ascenseur en verre dont la cage s’élevait dans le volume d’un gigantesque dôme qu’on eut cru percé d’étoiles.

Alors qu’une ou deux fourmis industrieuses s’élançaient dans un monumental escalier en spirale dont la simple vision donnait une désagréable sensation de vertige, Parrot patienta encore un peu et s’offrit un voyage en cabine, coincé entre une déesse blonde d’inspiration hellénique et un grand gars, hirsute et puant, dont la principale occupation était de se gratter ostensiblement l’arrière train en grognant quelques jurons de satisfaction.

A choisir, Parrot opta pour la vue sur le Pirée et plongea sans y faire attention dans le puit sans fond du décolleté olympien de sa compagne de voyage.

Laissant le grogneur se payer un tour supplémentaire, Parrot suivit sa muse l’espace d’un instant. Mais, devant les barrières qui marquaient la fin de ses aventures souterraines, et alors que sa première vision agréable de la journée s’évaporait dans une correspondance, Parrot se ressaisit.

Il jeta un oeil à son portable. Il affichait 22 heures 15. Dany devait l’attendre depuis un petit moment maintenant.

Merde, combien de temps déjà depuis la dernière fois ? Ils ne s’étaient pas quittés en bon terme, mais vu la situation il n’avait pas longtemps hésité avant de se rappeler à son mauvais souvenir.

Revoir Dany ça lui secouait la carcasse et ça faisait remonter des images dont beaucoup ne lui plaisaient pas. Mais quand on pas le choix, il faut bien parfois savoir pactiser avec le Diable.

D’un pas décidé il aborda donc la première volée de marches qui lui promettait de l’emmener jusqu’au grandes lignes de la gare Saint-Lazare.

«Respire mon grand, faut faire ça pour la gosse».

C’est ce qu’il avait décidé depuis le début, il se le répétait comme un mantra, c’était ça qu’il fallait faire pour la gosse, et quelques soient les obstacles qu’on allait lui coller dans les quilles, c’est ça qu’il allait faire.

Franny Fyne Je suis Fan….!!!! ;-)))

Médaille Very Important Qyper pour kalamitybeth

kalamitybeth moi aussi!!

Jefrey's - Montorgueil Saint Denis

14 rue Saint-Sauveur, Quartier Montorgueil, 75002 Paris

24.11.2011

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Les lieux d’exception ne sont finalement pas si rare dans Paris, encore faut-il savoir les dénicher.

Pour le Jefrey’s je m’en suis remis à Qype et c’est les yeux fermés que je suis entré dans cet étonnant bar à cocktail de la rue Saint Sauveur.

Petit, un peu sombre, certainement classe, un peu patiné, très bien décoré, en un mot, oui, on peut le dire, «cosy».

Au rez-de-chaussée c’est le comptoir qui vous accueille. Et derrière ce beau spécimen de l’espèce des zincs, barman et barmaid s’activent, tournent, touillent, passent, shakent avec plus de sérieux qu’un homme politique lors d’un discours à la tribune du Sénat.

Au Jefrey’s j’ai tâté du cocktail (I wanna be this drink : vieux rhum, fraise, framboise et balsamique, sous-titré «les fleurs du mal»… ) et ma foi c’était délicieux ! J’ai enchaîné sur un whisky, bien servi et sympathique bien que très classique (les merveilles m’étaient hélas inaccessibles). Et la carte regorgeait encore de tellement de tentations !

Autre bon point au Jefrey’s, le service, parce que dans un lieu tel que celui là, il ne s’agit pas que de faire chanter le shaker pour amuser la galerie. Ici, donc, on saura vous conseiller en toute simplicité et les aménagements sont possibles. Des pros quoi.

Alors, bien sur, tout ça se paye et les prix de la carte hors Qype event ou éventuelle Happy Hour sont quand même très élevés (13 euros au mieux pour un cocktail). Dans une configuration couple avec deux boissons chacun on en arrive quand même à du quasi 60 euros… sans grignotage quand Rutabaga n’est pas là pour vous restaurer !

Alors à l’heure du verdict, je dois avouer que j’aimerais assez y retourner, mais certainement de façon très occasionnelle, un peu comme un voyage.

Bravo quoi qu’il en soit au Jefrey’s et merci à Qype et à Mlle Klo pour cette découverte !

Médaille Very Important Qyper pour Mlle_Klo

Mlle_Klo Avec grand plaisir Dante ! Et ravie de t’avoir enfin rencontré :)

Rutabaga - Bourse

16 Rue des Petits Champs, 75002 Paris

24.11.2011

Découvert également à l’event du Jefrey’s, j’ai apprécié les planches de charcuteries et de fromages qui étaient (gracieusement) proposées par Rutabaga pour accompagner nos boissons.

J’ai été aussi agréablement surpris par les “clafoutis” salés.

Le tout était présenté sans chichis et tout simplement… bon.

Reste maintenant à aller vérifier dans un des deux restaurants parisiens si la promesse de ce tout jeune “fast food” à la sauce française tiens la route !

Allez, je parie que oui !

Gare de Lyon, métro - Paris

Paris

11.11.2011

Une aventure de Franck Parrot – 2 – Station de métro Gare de Lyon

Tout en suivant les couloirs qui défilaient, Parrot jetait de petits coups d’œil à ses compagnons d’infortune. Malgré l’heure avancée il y avait là une foule des grands jours, et ça se bousculait joyeusement dans un rythme tout parisiens.

Pas un coup d’œil aux affiches, pas un sourire aux mendiants, pas un égard pour la vieille qui se risquait dangereusement sur les premières marches de l’escalator. Ça le foutait en l’air cette indifférence généralisée. Mais c’était comme ça. Qui était-il, lui, pour vouloir changer quelque chose à tout ça ?

A la recherche d’indication sur la direction à prendre, Parrot compris vite qu’il allait devoir suivre le mouvement général. Alors, il posa son sac sur son épaule et se fondit dans la foule laissant avec un peu d’amertume la Gare de Lyon derrière lui.

La station était desservie par quatre lignes, deux de RER (A, B) deux de Métro (1, 14). Parmi celles là, c’était la 14 qui l’intéressait. Il avisa un panneau à moitié décroché du mur qui pointait en face de lui. La 14, c’était par-là.

Ses pas le portaient tantôt sur un ciment brut, tantôt sur un carrelage aussi sale que collant, quand, soudain, l’odeur lui prit au nez. Un mélange de souffre et d’ammoniac qui lui retournèrent le cœur. Pas de doute, il arrivait.

Depuis l’escalator qui descendait lentement vers le quai, il envisagea la jungle qui poussait là, face à lui, derrière d’immenses parois de verre. Une forêt sous terre, ils étaient donc fous, il le savait bien, mais là, ça dépassait l’entendement.

Comme abattu encore un peu plus, il s’effondra sur un siège en plastique froid et enfouit sa tête dans ses bras.

C’est alors qu’arriva la rame qui devait l’emmener encore un peu plus loin. Elle sortit du néant comme un vaisseau de métal. Nul homme n’en commandait la marche. Nulle âme dans cette machine. Un fantôme. Un train fantôme.

Le métro s’immobilisa devant lui et l’invita à prendre garde à la marche dans toutes les langues imaginables. Une vrai tour de Babel sur roue.

Alors, dans un coin de la rame, Parrot se fit aussi petit que sa haute stature le lui permit, et fermant les yeux, essaya de se souvenir du visage de son ami. Mais il n’y avait rien à faire, c’était trop lointain maintenant. Il s’endormit comme par mégarde en écoutant des gamins jouer aux pilotes de navette spatiale.

La voix multinationale le réveilla en sursaut, Saint-Lazare, terminus.

Il se leva péniblement et rejoignit le nouveau dédale qui s’offrait à lui.

Bientôt un visage allait ressurgir du passé.

Graindesel Effectivement, une bien belle histoire!

Médaille Very Important Qyper pour nanef

nanef Quel talent ! en surimpression je vois les dessins de Tardi en monochrome sépia !

Sushitop - Paris

30 bis Rue Gaïté, 75014 Paris

03.11.2011

On va finir par croire que je ne me nourris que de sushis.

Mais ce serait évidemment une méprise.

D’abord parce que mon alimentation est à 70 % composée de pâtes.

Ensuite parce que mes avis successifs sur les restaurants pseudos japonais sont le résultat d’une tendance générale.

Vous savez cette tendance apparue il y a quelques années et qui veut que, quand on rejoint quelqu’un pour déjeuner sans avoir déterminé à l’avance un lieu où ripailler dignement on finit toujours dans un « japonais ».

Je ne m’en plains pas. J’aime assez le régime maki/brochette et la salade de choux me rappelle indéfectiblement mon enfance.

Mais voilà, c’est un fait, on se sert la main et la question fuse avec la même régularité que les trains de la SNCF (ah, non, pardon… Enfin vous voyez…) :

« Japonais, ça vous va ? »

« Mais oui bien sûr, ça me changera ! » (Ben tiens).

Voilà pour l’intro, c’est toujours un peu long mais j’avais besoin d’en parler et c’est toujours moins cher qu’un psy.

Sinon, pour le restaurant, je crois que j’ai un peu épuisé le champ lexical autour de la soupe, de la baguette et du riz pas cantonais pour un sou.

Donc ici c’est une grande salle sans déco particulière.

Menus classiques mais un peu moins fournis (trois brochettes au lieu de quatre souvent, par exemple) et un plus cher qu’ailleurs.

Mais c’est plutôt bon. Si, si. Les parts sont assez copieuses et joliment présentées.

Les serveurs sont transparents (bonjour, au revoir) mais efficaces. Le service rapide, même quand on n’est pas pressé.

Voilà.

Ah, et si vous allez manger là-bas, ne dites pas que vous venez de ma part… Je ne suis pas sûr qu’ils se souviennent de moi…

Médaille Very Important Qyper pour nanef

nanef Je connais, j’y vais de temps en temps avant de prendre un train.

Gare De Lyon - Paris

place Louis-Armand, 75012 Paris

28.10.2011

Une aventure de Franck Parrot – 1 – Gare de Lyon

Franck Parrot était un homme au visage grave. Le nez de travers et la bouche en rectangle. La barbe hirsute aussi, et les yeux noirs.

Planté sur son siège dans le train qui le bringuebalait de Marseille à Paris, il suivait d’un regard distrait les avancées spectaculaires de la machine qui engouffrait du rail comme un monstre les enfants.

Dehors, Paris se matérialisait un peu plus à chaque gare avalée, les lumières se multipliaient et, dans le wagon, le peuple commençait à s’agiter, rejoignant à la queue leu leu les portes de sortie les plus proches.

Parrot, lui, ne broncha pas. Et c’est seulement quand les longs quais de la gare de Lyon se profilèrent à l’horizon qu’il sembla réaliser que l’agitation avait gagné ses compagnons de voyage.

Il se leva alors pour saisir un sac de voyage en cuir marron, aussi usé que son visage. Et ce fut comme si une montagne s’était révélée à tous, dépassant de deux têtes la foule pressée. Deux ou trois passagers s’écartèrent pour laisser au géant la place de se déployer. Il ne leur accorda pas un regard.

Enfin, le chef de bord récita son petit laïus. Paris était là, sous les roues de l’engin. Gare de Lyon. Terminus.

Les portes s’ouvrirent et tout le monde s’égaya. Les enfants piaillaient de retrouver leurs parents, les amoureux se roulaient des patins pathétiques, les hommes d’affaires faisaient rouler leur trolley pour attraper le taxi qui les emmènerait jusqu’aux tours de la défense.

Baissant la tête pour franchir la porte du train, l’homme regagna le quai d’une allure tranquille. Pourtant, quelques traits semblaient prouver en lui de bien sombres pensées.

Il aimait pourtant cette grande gare, cette carcasse de métal froide, mélangée de verre et éclairée par de puissants projecteurs blancs et orangés, balafrée de continuels travaux. L’atmosphère y était étrange, mais l’homme y avait sa place, s’activant sous des figures de toute sorte. Qui contrôleur, qui voyageur, bagagiste ou badaud.

Mais là au bout du quai, il y avait Paris. Et les emmerdes. Et tout ça promettait de vite tourner au grabuge s’il ne gardait pas son calme.

Sorti de la gare il en admira le beffroi qui marquait 21 h 15 de ses aiguilles monstrueuses. Puis il fouilla dans sa poche pour en tirer un papier. Sur ce bout de feuille chiffonnée une main nerveuse avait inscrit une adresse en quelques traits. Il hésita.

Pour lui, la Gare de Lyon c’était aussi le Train Bleu, un restaurant magnifique, historique, à la déco ronflante, qu’il pratiquait avant, avant tout ça. Mais aujourd’hui il n’aurait pas de temps. Pas le temps de se perdre dans ce lieu qu’il aimait bien.

Alors il chercha un kiosque à sandwich et engouffra un bout de pain sans âme en furetant dans les rayons d’une boutique de journaux et de souvenirs.

Puis son téléphone portable sonna. Il ne décrocha pas. 21 h 30. Il était l’heure de partir. Il jeta le reste de son repas et accéléra la cadence pour rejoindre les escalators qui descendaient dans une petite galerie commerçante, lugubre à cette heure.

Ses pas puissants le portaient vers le métro. Pour acheter son ticket à la machine il dut se plier en deux. Et le sésame en main il franchit le portique de la station Gare de Lyon. Le voyage continuait et il allait falloir faire vite.

jurgenehre Très belle histoire…

Franny Fyne Magnifique!!!

Asahi - Paris

36 Rue de Belleville, 75020 Paris

27.10.2011

Plutot makis plutot sushis ? Brochettes, hmm ok.

Allez on va chez Asahi.

Japonais (enfin, japonais comme beaucoup de japonais à Paris, hein) parmi les restaurants chinois, ce restaurant de la rue de Belleville est plutot à classer dans les restaurants qu’il est agréable de fréquenter. Le midi, par exemple.

Il est… clean, clean, clean. On en vient presque à ce demander s’il ne s’agit pas d’une chaine. Mais je pense que non, même s’il existe d’autre Ashi sur Paris (n’hésitez pas à me reprendre si je me fourre la baguette dans l’oeil).

Bref.

La carte est assez classique. Les plats joliments présentés. La soupe n’est pas un simple bouillon. Les makis sont fondants et les brochettes (avec des choix possibles même dans les menus) très bonnes.

Les prix sont honnêtes et on sort satisfait de son repas. Un seul petit bémol sur le service qui, s’il est rapide, n’est pas débordant d’entousiasme.

Mais là n’est pas la question.

Voilà, si vous passez dans le quartier, entrez chez Asahi et buvez donc (avec modération, of course) une bière du même nom à ma santé !

Médaille Very Important Qyper pour Jean K

Jean K Compare quand même aux vrais Japonais de la rue Saint-Anne ! (attention même là, ils ne le sont pas tous)

Franny Fyne Makis, sushis, et brochettes, bé, oui j’adore!!!

Péniche Antipode - La Villette

55 quai de la Seine, amarrée face au 69, 75019 Paris

27.10.2011

C’est dimanche.

Et dimanche quand on a des enfants c’est une rude journée.

D’abord parce que votre chérubin n’a pas encore tout à fait intégré le concept de grasse matinée (il en est resté à l’heure ou blanchie la campagne).

Ensuite parce que, sans occupation digne de ce nom, un enfant est aussi capable qu’une bande de Huns et de Goths réunis de saccager votre appartement en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ‘non pas le vase Ming de grand-papa’.

Alors, le dimanche, à l’heure ou blanchie la campagne, il faut prévoir de sortir le fauve.

Et, alors, quoi de mieux que la Péniche Antipode ?

Rien, évidemment, c’était pure rhétorique que de vous poser la question.

La Péniche Antipode est une péniche. À ce titre elle repose sur l’eau, avec moins de légèreté qu’un voilier, certes, mais avec certainement plus de grâce qu’un supertanker.

Précisément, elle est amarrée quai de seine, sur les eaux tranquilles mais pas toujours claires du bassin de la Villette.

La péniche Antipode à vocation à vous désaltérer et, dans une moindre mesure, à vous restaurer (la terrasse l’été est plus qu’à recommander).

Mais là n’est pas le propos. La péniche se veut surtout divertissante. Voilà, c’est ça. Son but est de vous divertir vous les grands, et surtout vous les petits (monstres).

Donc le dimanche on embarque la marmaille dans l’antre de la baleine pour lui faire apprécier ses premiers spectacles vivants (à partir de deux ans, fonction du spectacle).

L’accueil est sympathique, convivial et presque familial. Par contre c’est tout tout petit. Alors quand l’équivalent de deux classes de petites sections de maternelles se donnent rendez-vous, ça tangue un peu (c’est une image) et ça s’agite, ça se bouscule aussi.

Et quand tout le monde doit s’asseoir dans la salle, c’est la guerre des tranchées ! Mais finalement tout le monde y trouve son compte dans une ambiance bon enfant.

Alors la petite salle s’éteint et la petite scène s’éclaire.

Et la magie opère.

Votre enfant, celui-là même qui vous certifiait la veille que, sisisi, les chats se repassent avec un fer sur trois et beaucoup de vapeur, celui qui, le matin même a tagué votre salle de bain au rouge à lèvres, votre fils, votre bataille, donc, est assis sur sa chaise, muet comme un poisson pané et attentif comme un joueur de curling.

Et vous vous êtes heureux, et en plus vous adorez ce que vous voyez, entendez. Vous riez avec votre rejeton qui vous attendri par ses commentaires de haute volée (non mon chéri ce n’est pas un hérisson, c’est un nuage…). Le bonheur de tout parent digne de ce nom.

Mais, las, cela ne dure que 40 minutes (et d’ailleurs, à partir de 35 minutes le retour du fauve s’affirme peu à peu, caractérisé par ce dandinement incessant fesse gauche fesse droite réalisé avec minutie sur sa petite chaise en plastique). Et vous n’avez rempli que la moitié de cette longue journée.

Alors, à la sortie de la Péniche, deux solutions s’offrent à vous.

Soit vous consultez Qype pour trouver une deuxième bonne diversion pour l’après midi.

Soit, discrètement et sans en avoir l’air, vous faites passer votre moussaillon par-dessus bord.

Ce n’est politiquement correct, j’en conviens aisément, mais que le papa ou la maman qui n’a jamais songé à cette possibilité me jette la première pierre !

Anyway ! Allez qypers, à l’abordage !

Médaille Very Important Qyper pour MARI4000

MARI4000 Merci Dante, pour ce très joli avis.
On sent le vécu dans ton récit, et on mesure comment cette péniche est salutaire …

Médaille Very Important Qyper pour Mlle_Klo

Mlle_Klo Merci Merci Dante pour cet avis qui m’a bien fait rire. Je ne suis pas maman (encore) mais étant grande sœur je connais bien certaines des caractéristiques, notamment le “dandinement incessant fesse gauche fesse droite réalisé avec minutie sur sa petite chaise en plastique” (qui rien qu’en le copiant/collant me faire encore rire).

1 an pour découvrir cet avis mais quelle découverte !

Monsieur Pierre - Les Halles

21 rue du Roule, Les Halles, 75001 Paris

18.07.2011

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Découvert un peu par hasard, ce Restaurant/Fromager/Charcutier/Traiteur m’a assez agréablement surpris.

Nous avons été attirés par le menu affiché à 15 euros pour un parcours entrée/plat/dessert qui paraissait sympathique, mais, par l’odeur du fromage alléchés, nous avons finalement opté pour un plateau fromage/charcuterie et une salade aux chèvres (aux fromages de chèvres voulais-je dire !).

Attablé en terrasse (ou plutôt en trottoir, dans une rue finalement peu fréquentée par les voitures) aux cotés d’un couple de touriste, nous avons un instant craint d’être tombé dans un de ces établissements ou, justement, le touriste est traité comme… un touriste, c’est à dire plutôt mal.

Et à vrai dire ça a très mal commencé par un vin au verre tourné (ce qui coûte quand même une étoile à l’établissement, parce que ce n’est jamais agréable d’avoir à discuter le bout de gras avec la serveuse pour savoir si oui ou non le vin est mauvais).

Mais c’est alors qu’on s’est rendu compte que, non, on ne nous traitait pas comme des touristes.

Le vin est reparti illico est une bouteille est revenue, avec les excuses de la serveuse et du patron. C’est bête, c’est normal, mais finalement c’est appréciable.

Donc, on efface tout et on recommence.

J’ai cette fois-ci pu goûter le vin (qui était finalement très bon). L’ardoise de fromage et de charcuterie est arrivée, très très (trop ?) copieuse. La salade également, avec beaucoup de variétés de fromages de chèvres. Des explications accompagnaient le tout et au final on savait ce que l’on mangeait (pas moins de cinq sortes de charcuterie et autant de fromages sur mon ardoise).

J’ai par ailleurs vu passer de belles assiettes de viandes accompagnées de frites qui semblaient maison… à vérifier à l’occasion, mais j’en avais la bave aux lèvres (oui, je sais l’image ne sied pas), tout plein de fromage que j’étais.

Sinon le cadre est plutôt sympa entre design et rétro, l’accueil est agréable et le service rapide et pas pressant. Les prix sont, disons, honnêtes… bien que pas forcément donnés, mais vu la quantité, on s’y retrouve.

Bref, une adresse à essayer… dans un quartier qui n’en manque pas.