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Je suis laurencechav de Paris. Je suis sur Qype depuis le 16.03.2010

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Lil' Abners Steak House - Tucson

North Silverbell Road 8501, AZ 85743-9513 Tucson

11.04.2010

Lil' Abners est un restaurant quasi-légendaire à Tucson, en Arizona. Situé en dehors de la ville, à l'ouest de l'autoroute I-10, il m'a fallu deux voyages pour le localiser.

J'ai entendu parler du lieu pour la première fois par Stephen, un ami de San Diego qui, apprenant que je me rendais à Tucson, m'appela spécialement pour me dire : "Tu vas à Tucson ? Il faut absolutement que tu ailles dîner chez Lil' Abners. C'est un steak house perdu au milieu de nulle part dans le désert, à l'écart de la ville. Tu y accèdes par un chemin de terre, ils sont en contrebas d'une colline. J'y ai été manger il y a 30 ans, ils avaient deux plats au menu : steak et steak. Le vrai "cowboy steak", il n'y a pas mieux !"

Armée de ces indications un peu approximatives, j'ai cherché l'endroit sur Google Maps, qui m'a donné une vague idée de comment ne pas me perdre dans le désert. Lil' Abners n'a pas de site web, apparemment les patrons se fichent pas mal de se faire de la pub.

Hélas, de ma première équipée je suis rentrée piteusement bredouille. De chemin de terre, point. De collines, des tas. Laquelle choisir ? Pas d'enseigne visible. Le numéro "8501" n'était pas affiché en lettres de néon sur les cactus ! De toutes évidences, les lieux avaient changé en trente ans, et la route avait été asphaltée. La description de mon ami avait perdu de sa fraîcheur d'antan.

Quelques jours plus tard, armée d'un GPS, je suis retournée sur Silverbell Road. Et cette fois fut la bonne. Mais le bâtiment est si discret qu'il m'a fallu passer 3 fois devant, au ralenti, pour ne pas le manquer. L'enseigne Lil' Abners n'est visible que lorsque vous roulez sur Silverbell Road vers le sud. Si vous allez vers le nord, le restaurant est sur la gauche, et son enseigne est cachée. Vous ne pouvez le repérer que par un pilône au sommet duquel est perché un petit signe "A1", célèbre marque américaine de sauce pour steak.

Mon ami Stephen avait tout de même conservé une image assez fidèle du restaurant lui-même. La route n'est certes plus le chemin de terre d'autrefois, mais le bâtiment n'a pas changé. Tout au plus s'est-il entouré d'un mur qui le dissimule partiellement au yeux des dineurs désespérés de le trouver.

La bâtisse date de 1905. C'était un "trade post" qui servait de rendez-vous aux cowboys, aux indiens, aux Mexicains et aux pionniers de la petite bourgade de Tucson. Construite en simples briques peintes, elle est de plain-pied, sans étage. Sa porte d'entrée m'a tout l'air d'être la porte originale, une solide porte en bois étroite, avec un guichet protégé par des barreaux de fer. Un "trade post" en américain, une "posada" en mexicain.

Lil' Abners n'est devenu restaurant qu'en 1947, lorsque la famille qui possédait le trade post avant la guerre le transforma en steak house. Au menu : steak et patates. La philosophie du lieu : offrir aux "patrons" (les clients) des steaks de qualité à un prix abordable.

Il m'est arrivé à plusieurs reprises de mentionner le nom de Lil' Abners à Tucson. Toutes les personnes avec qui j'en discutais m'ont dit connaître le restaurant et y avoir mangé. Toutes avaient un bon souvenir de la place et disaient y retourner au moins une fois par an. Vote unanime sur la qualité du steak. D'aucunes regrettaient simplement que le prix du steak ait tellement augmenté... en 20 ans.

L'intérieur est résolument western. Rien de prétentieux là-dedans. Poutres en bois, simples tables de bois recouvertes d'une nappe de Vichy, éclairage intimiste pour ne pas dire sombre. En face de vous, en entrant, le bar. Au fond à droite, une énorme cheminée de pierre au dessus de laquelle est suspendu un fusil du Far West. A gauche, une salle moins stylisée, avec aux murs des enseignes néon de diverses bières.

C'est la salle de droite, la principale, qui est la plus remarquable. Les murs sont totalement recouverts des plaques d'immatriculation et des graffitis des gens qui sont passés par là. Cela me fait penser aux livres d'or du Bagdad Café (oui, le café du film) sur la Route 66, près de Newberry Springs. Ou bien encore aux murs graffités et décorés de billets d'un dollar de Krabby Bill's à Indian Rocks, en Floride. Les gens adorent un endroit, ils le décorent, ils en font un lieu culte. Lil' Abners est de ceux-là. Avec un parfum Wild West, des miroirs anciens, et les photos de Calamity Jane, Wyatt Earp et Jesse James.

En 30 ans, la carte n'a guère changé, mais elle s'est étoffée de deux ou trois plats supplémentaires. Du poulet rôti, par exemple.

La serveuse est très accueillante, avec un bel accent du sud-ouest des Etats-Unis. J'ai commandé un steak accompagné d'une pomme de terre. Rapidement servi, 5 à 6 minutes plus tard, le plat est arrivé avec une grosse patate, et un énorme steak avec une bonne odeur de viande grillée. Les steaks sont préparés sur le grill, à l'extérieur.

Le steak était délicieux. Vraiment à la hauteur des dires de Stephen et de mes anticipations. Cuit exactement comme je l'avais demandé (en anglais "rare", c'est à dire "bleu"), cette viande était d'une tendresse exceptionnelle. Goûteuse, moelleuse, pas du tout nerveuse - hormis à la jonction des deux parties du T-bone. La patate aussi était très bien, cuite dans du papier d'alu sous la cendre. Le tout arrosé d'un Coke sans glaçons. Lil' Abners à Tucson, paradis des cowboys, terre promise des pionniers... et fin de la piste pour les vaches.

Les clients sont des habitués, cela se voit. Des familles entières viennent dîner ici, et les deux serveuses connaissent leur monde. Elles s'assoient à la table des clients, mangent et discutent avec eux en toute amitié. Ambiance familiale.

Dehors, la cour cimentée formée par la bâtisse principale, le grill et le mur d'enceinte accueille des tas de grandes tables qui, du printemps à l'automne, doivent être entièrement occupées par les ripailleurs de Tucson. J'y suis allée en hiver, on ne se massait pas à l'extérieur...

Je suis retournée chez Lil' Abners une seconde fois, deux mois après ma première visite. Même serveuse du sud, même patron derrière le bar. Même qualité de viande. Même bonne odeur. Même ambiance.

Pérennité, c'est le qualificatif qui vient à l'esprit. Lil' Abners sera là demain, et après-demain, et probablement encore dans 20 ans, servant toujours à ses clients une carte certes courte, mais solidement ancrée dans 80 ans d'histoire !

Peninsula Hotel - Tokyò

Yurakucho Chiyoda-ku 1-8-1, 100-0006 Tōkyō

10.04.2010

Je ne fais jamais de recommandations complètement dithyrambiques, du style "le meilleur...".

Pourtant, c'est exactement la recommandation que je fais pour le Peninsula Tokyo. Cet hôtel m'a bluffée du moment où je suis sortie du taxi qui m'y conduisait jusqu'au moment, deux jours plus tard, où j'ai repris un taxi pour retourner à l'aéroport.

Le Peninsula Tokyo, c'est une norme de service incroyablement élevée. Le personnel est à vos petits oignons. Le concierge vous connaît par votre nom alors même que vous le rencontrez pour la première fois. Il semble connaître toutes les bonnes adresses de Tokyo. L'homme proverbial. C'est le "Jeeves" de P.G. Wodehouse à Tokyo.

Les chambres sont fabuleuses : salle de bain en pierre, marbre et verre. L'eau s'écoule du mur dans la baignoire, comme une fontaine à flanc de rocher. Vous pouvez regarder la télévision de votre bain. Il y a également une douche à part, dans une cabine vitrée spacieuse. Les toilettes électroniques sont chauffantes, et dotées d'un système qui fait la toilette intime. Tout est d'une propreté excessive.

En sortant de la salle de bains, vous traversez un petit couloir pour passer dans votre dressing room. Les meubles design en bois exotique sont parfaitement intégrés. Vous êtes assise à votre coiffeuse, avec tout l'espace nécessaire pour étaler vos produits de beauté et vos accessoires. Même si vous voyagez avec trois grosses valises, il est improbable que vous manquiez de place pour ranger vos vêtements dans ce dressing room.

La chambre proprement dite est séparée de la salle de bains et du dressing room par une porte coulissante en bois massif d'une hauteur d'au moins 2 mètres cinquante. La beauté du matériau est à vous faire verdir d'envie. Le concierge, devant qui je m'extasiais sur cette porte, m'a dit que toutes les chambres de l'hôtel en étaient équipées, et qu'elle était faite dans un seul tronc et d'une seule pièce. N'importe qui de sensible à la beauté d'un meuble ne peut qu'admirer le travail réalisé sur cette porte.

La chambre est séparée en deux par un sofa de jolie couleur. Le lit king size est à la fois ferme et moelleux. Les draps et toute la parure de lit sont d'une qualité irréprochable. Les oreillers sont hyper confortables et en duvet d'oie.

La moquette semble parfaitement propre. Je déteste personnellement marcher pieds nus dans les chambres d'hôtels, j'ai toujours peur d'attraper des mycoses ou des trucs pas propres laissés par les autres clients. Là, je marchais pieds nus sans aucune arrière-pensée. C'est psychologique probablement, car vous pensez bien que je n'ai pas inspecté de près les fibres de la moquette... mais l'esthétique complète de la chambre et la propreté de la salle de bains vous induisent à faire une confiance absolue à l'hôtel.

Sur le côté du lit et du sofa, entre deux grandes baies vitrées dotées de rideaux électriques donnant un noir complet la nuit, une petite table de repas à laquelle il fait bon boire le thé vert de qualité offert par l'hôtel. L'hôtel vous propose aussi de delicieuses petites bouchées chocolatées. A mourir.

De l'autre côté du sofa, en face du lit, une grande table basse sur laquelle vous pourriez poser une collection entière d'ouvrages photos. Le sofa est ferme et confortable. Il fait face à une très grande télévision à écran plat encastrée dans un meuble qui occupe tout le mur. Toutes les chaînes du monde semblent être disponibles. On reste éveillée jusqu'à 3 heures du mat, juste pour le plaisir de zapper sur grand écran !

De chaque côté de l'écran, le meuble intègre des logements. L'un pour une machine à café et à thé. L'autre, un petit coin bureau habilement déguisé, avec un fax et suffisamment de place pour un ordinateur portable. L'internet haut débit à disposition, bien évidemment.

L'éclairage de la chambre est entièrement variable, avec des zones commandées par différents boutons. On peut éclairer a giorno, ou réduire l'éclairage au plus intime. L'insonorisation est parfaite. Les grandes baies vitrées de ma chambre donnaient sur la ville et sur le parc du palais impérial, tout proche. Une belle vue.

En bas de l'hôtel, dans le lobby, un bar-salon de thé et un restaurant servant une très bonne cuisine. Le restaurant du petit déjeûner est en sous-sol. Ils servent un petit déjeûner génial, avec des croissants délicieux, du saumon et autres gâteries japonaises. L'hôtel abrite également une galerie marchande avec des boutiques de luxe, et à travers une grande baie vitrée on peut voir le chef pâtissier et ses assistants oeuvrer à la préparation des croissants et pâtisseries.

Le Peninsula est situé tout à côté du quartier de Ginza (absolument à visiter), dans une zone de la ville extrêmement huppée. Quand vous sortez de l'hôtel, vous regardez les passantes et vous êtes instantanément à un défilé de mode. Les Japonaises de Tokyo prennent un soin extrême à s'habiller. Elles ont un goût remarquable, très classique, très sûr. On a presque honte d'être habillée en autre chose qu'Hermès ou Chanel.

Voilà. J'ai passé deux jours et deux nuits au Peninsula, et je rêve d'y retourner. C'est le meilleur hôtel qui m'ait été donné d'expérimenter durant tous mes voyages. Notez que je n'ai jamais été à Dubai ou Singapour, et que ces deux destinations ont, paraît-il, des hôtels vraiment bluffants. Le mot "meilleur" n'a donc de sens que rapporté à mon propre vécu.

Bien entendu, ce genre de standing n'est pas donné. Je dirais même... hyper cher. Mais c'est une expérience de folie qui se laisse faire avec délice. Un voyage de noces, par exemple ? Ou la célébration de 10 ans de mariage ? Un événement extraordinaire dans un endroit extraordinaire.

大董烤鸭店 DaDong Roast Duck - Beijing

北京朝阳区团结湖北口3号楼(长虹桥东南), Beijing

10.04.2010

La dernière fois que j'étais à Beijing, en février 2010, une amie chinoise m'avais recommandé d'aller dîner chez "Da Dong", l'un des deux grands spécialistes du canard laqué impérial dans la capitale chinoise. (L'autre est Quan Ju De, plus traditionnel que Da Dong mais moins inventif).

Nous nous sommes donc rendues avec cette amie chez le fameux Da Dong, du nom de M. Dong, le fondateur de cette petite chaîne de trois restaurants. Le mot "Da" signifie "gros", "grand", et dans ce cas, "Maître". Maître Dong, donc.

L'établissement dans lequel nous avions une réservation se situe en étage dans une tour du quartier d'affaires de Beijing, le Central Business District (CBD). L'hôtesse vous accueille à l'ascenseur en bas, et vous amène à l'étage. Décoré dans un style moderne hybride (avec des formes des années 70), le restaurant est immense. Il doit occuper tout l'étage de cette tour.

Nous avions réservé une table, mais avec le Nouvel An chinois (qui tombait cette année en février, à cause du calendrier lunaire), c'était quasiment mission impossible, donc nous avons dû patienter une bonne heure au bar avant d'être conduites à notre table.

Da Dong a une réputation de restaurant familial. Et de fait, il y avait plein de familles et de très nombreux enfants. Les hôtesses les tenaient occupés avec des petits jouets. Les clients étaient très souriants, les hôtesses aussi mais très affairées !

La table était très grande, circulaire comme dans la plupart des grands restaurants chinois. Nous étions quasiment perdues à cette table faite pour accueillir au moins 8 à 10 personnes.

La carte du restaurant est extraordinaire. Très grande, imprimée sur un papier exceptionnel au toucher. C'est la première fois que je vois une carte sur laquelle les photos des plats sont de pures oeuvres d'art. C'était saisissant : tous les plats étaient mis en scène, hors de l'assiette, dans un décor totalement approprié à leurs ingrédients. Cette carte était à pleurer d'admiration devant le soin qui avait été pris pour la créer. Elle annonçait clairement la couleur : chez Da Dong, on ne plaisante pas avec la qualité des mets.

Le personnel qui nous a servies durant tout le repas était très serviable et agréable. Mon amie leur posait plein de questions pour comprendre la carte et les nuances fines entre plats aux noms ésotériques. Même traduits en anglais, les noms des plats chinois restent une énigme complète pour l'oeil étranger.

Nous avons commandé des tas de plats. Les quantités se sont avérées tout à fait énormes, et nous n'avons absolument pas pu finir chaque plat. Nous avons bien sûr commandé un canard laqué impérial, et comme nous avions décidé de nous faire exceptionnellement plaisir, nous avons pris l'option "spéciale au choix du client" : pour quelques dollars de plus, vous êtes conduites au four dans lequel les canards sont préparés, et vous avez le choix du canard qui vous sera servi. Le maître-queux vous montre le canard que vous choisissez, vous confirmez votre choix, et tout le monde est content. Quelle expérience cérémonieuse !

Nous avons commandé deux autres sortes de canard, afin d'admirer encore davantage le savoir-faire culinaire de Maître Dong. Nous ne fûmes pas déçues !

Tous les plats de légumes étaient préparés et accommodés à la perfection. Mon amie chinoise ne fait jamais de repas sans au moins un ou deux légumes. Les Chinois sont comme les Français : ils savent ce qu'est une bonne cuisine, et ce que c'est que "manger bien".

Nous avons accompagné notre repas d'un délicieux thé oolong de Taiwan, au nom rappelant la célèbre montagne sur laquelle il pousse.

La carte propose aussi des vins français. Personnellement, je ne bois pas beaucoup de vin, mais les Chinois sont très friands de Bordeaux et apparemment tout particulièrement de Château Laffitte. Ils le boivent d'ailleurs très différemment des Français : le verre une fois servi est bu d'un trait ou deux. A chacun sa culture, n'est-ce pas ? Le vin est une chose relativement nouvelle en Chine, tout comme le thé n'est pas notre spécialité.

Au total, nous avons pris environ une heure et demie pour dîner une fois assises à notre table. La cuisine de Maître Dong est remarquable d'inventivité et elle témoigne d'un savoir-faire exceptionnel. D'un genre différent de la cuisine impériale traditionnelle du célèbre "Chez Vong" à Paris, la cuisine de Da Dong excelle dans le canard et propose des plats incroyablement raffinés.

Nous nous en sommes sorties avec une addition de 660 yuans, soit environ 65-70 euros. A deux personnes, on peut dire qu'elle était élevée pour Beijing. Mais l'expérience dans son ensemble est incomparable avec les autres restaurants de Beijing. Elle est du niveau de très grands restaurants à Tokyo, New York, Paris et Londres. Ceci explique pourquoi je note le prix €€€, et non €€€€€.

Je recommande Da Dong à toute personne voyageant à Beijing. Pour éviter une attente un peu longue, réservez à l'avance et évitez le Nouvel An chinois !

PF Chang - Burbank

East Magnolia Boulevard 201, CA 91502-1174 Burbank

10.04.2010

PF Chang est une chaîne américaine de restaurants spécialisée dans la cuisine 'Asian Fusion'. J'ai récemment diné avec un ami au PF Chang de Burbank, au nord de Los Angeles.

Le restaurant se trouve dans une partie toute nouvelle de la ville. Très propre, la grande salle bien climatisée avaitde grandes baies vitrées. Pour certaines d'entre nous, l'air conditionné peut être un peu froid, surtout si vous êtes assise sous les évents. J'ai d'ailleurs dû changer de place car l'air qui me tombait sur les épaules était justement trop froid pour moi. Quelques centimètres plus loin, tout allait beaucoup mieux !

L'odeur dans la salle était assez neutre : pas d'odeur particulièrement forte de produits chimiques (genre détergents, très courant aux Eats-Unis) ou de nourritures très épicées.

Nous sommes arrivés au restaurant vers 21:30, ce qui est tardif aux Etats-Unis où l'on dîne plutôt vers 18:00-19:20. Nous sommes ressortis bien après 11:00 du soir, les derniers clients. Le personnel nous a gentiment laissé discuter, alors qu'ils arrangaient les tables et nettoyaient la salle.

Le service était très cordial. Notre serveur connaissait bien sa carte et nous a bien conseillés. En revanche, il n'entendait rien au thé, ce qui m'a un peu surprise dans un restaurant asiatique.

Nous avons été servis rapidement (il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup de clients à cette heure-ci).

J'ai commandé des 'egg rolls' et des bouchées de crevettes cuites à la vapeur. Les deux entrées étaient délicieusement préparées. L'ami avec qui je dînais a commandé un énorme bol de soupe épicée, avec beaucoup de légumes et du poulet. J'ai goûté à sa soupe... très épicée.

Comme plat principal, j'ai pris un poulet à l'orange. Très bien marinée, la chair du poulet avait du goût jusqu'au centre. Cela me changeait des volailles industrielles fades et mal préparées généralement servies dans les 'diners' américano-asiatiques.

Enfin, j'ai terminé sur un gâteau au chocolat sans farine. Délicieux, mais un peu lourd à cette heure tardive.

Nous avons réglé une addition de $30, pourboire compris, un prix raisonnable pour un bon restaurant asiatique dans la région de Los Angeles.

J'avais déjà eu une expérience positive chez PF Chang à Tucson, dans l'Arizona. Cela fait donc deux expériences réussies dans les restaurants de cette chaîne montante.

Je la recommande sans hésitation aucune si vous souhaitez un bon dîner asiatique alors que vous êtes aux Etats-Unis, et que vous ne recherchez pas la cuisine traditionnelle chinoise.

PF Chang - Burbank

East Magnolia Boulevard 201, CA 91502-1174 Burbank

10.04.2010

PF Chang has become a staple of large cities in the United States. I had dinner with a friend recently at PF Chang Burbank, north of Los Angeles.

The restaurant has a nice, modern interior design, clean and very spacey. The temperature inside was probably around 68°F, and the place felt cool. (I had to change seat because I was right under an AC vent, and it was too chilly for me.) The smell was good, no overpowering food smell.

We entered the restaurant at around 9:30 pm, and came out past 11:30 pm. We were the last clients, and the staff let us stay and discuss even though they were wrapping up.

The staff is cordial, they know their menu well, and their advice for food was good. Our waiter didn't know anything about tea however, which is kind of unusual for an Asian fusion-style restaurant.

Our food was served quickly, but we weren't early so the floor was rather empty. I had egg rolls and steamed shrimp dumplings. Both delicious. My friend had a very large bowl of spicy soup with veggies, chicken. I tasted some, it was chili hot. My entree was orange peel chicken, one of the tastiest I ever had at an Asian fusion restaurant: not too sweet, and the chicken had been well marinated so the meat was tasty inside. I ended with a flourless chocolate cake, absolutely delicious though a bit heavy at that time of the night.

Our combined check came at close to $30 with tip, which is fairly reasonable in California (and especially near Los Angeles) for this class of restaurants.

I had another positive experience at a PF Chang restaurant in Tucson, AZ. I recommend this chain without any hesitation for a quality Asian dinner.

Chez Vong - Les Halles

10 rue de la Grande Truanderie, 75001 Paris

10.04.2010

J'ai découvert 'Chez Vong' en 1987, et j'y ai dîné maintes fois depuis. Pratiquement à chaque fois que je séjourne à Paris, je fais un détour d'un soir vers la Rue de la Grande Truanderie et le restaurant remarquable qui se cache derrière une façade discrète ornée d'un pousse-pousse Shanghaien. Dîner chez Vong, c'est une étape obligée, un rituel qu'il m'est impossible d'éviter.

Etant le plus souvent à l'étranger depuis quelques années, il s'était écoulé 2 ans entre mon avant-dernière et ma dernière visite.

Durant notre dîner, M. Vong est venu à la table, comme il le fait toujours. Incroyablement, il m'a reconnue immédiatement et m'a saluée comme si nous étions de vieux amis ! Croyez-moi, je n'ai rien d'une star de cinéma, et je ne suis pas si reconnaissable que cela... :-) Cette qualité d'accueil vous fait tout de suite chaud au coeur. Moi, cela me fait fondre.

Chez Vong, je commande systématiquement le canard rôti. Je crois que sur la carte, le nom exact est "canard rôti à la shanghai" ou "à la cantonnaise". Je demande toujours "le bon côté", c'est à dire la partie charnue du magret. Car le restaurant sert aussi une autre partie qui n'est pas aussi tendre.

Je commande aussi un riz dans la feuille de lotus : il est extrêmement goûteux et le mode de cuisson conserve au riz tout son moelleux.

Je ne peux passer sous silence le potage aux bouchées de crevettes. C'est un potage clair non épicé, avec des dim sum de crevettes: la longue feuille de pâte de riz qui entoure la crevette est délicieusement fine. C'est une excellente entrée en matière, un plat simple qui différencie Vong de beaucoup d'autres restaurants chinois.

Chez Vong, je dîne toujours au thé. Jamais d'alcool, pour ne pas cacher le goût des plats. Ils offrent gentiment un apéritif, que je convertis systématiquement en un thé délicieux. D'ailleurs, l'habitude chinoise en Chine est d'éviter de boire pendant le repas pour éviter que l'estomac ne gonfle et ainsi mieux digérer. Bien sûr, les banquets d'affaires sont copieusement arrosés de bière, mais si vous ne buvez pas de bière, ils ont toujours un thé prêt à être servi. J'ai trouvé que la cuisine de Chez Vong correspondait parfaitement à cette habitude.

Le décor Rue de la Grande Truanderie est somptueux, avec des panneaux en bois très anciens qu'il faut absolument admirer en entrant et en sortant du restaurant. L'ambiance est calme, malgré la hauteur de la salle principale et ses murs de pierre. La première salle, drapée de rouge (la couleur du bonheur et de la chance en Chine), est divisée en petites partitions pour accueillir les familles et les groupes. C'est aussi une habitude chinoise : dans tous les restaurants un peu sympas il y a des petits salons privés qui vous isolent du bruit de la salle. Chez Vong respecte cette tradition.

Chez Vong, c'est une autre expérience du restaurant chinois. Le style de cuisine n'est pas le style cantonais typique des restaurants chinois de Paris. C'est bien plutôt le "style impérial", l'un des sept ou huit styles majeurs de la grande tradition culinaire chinoise. Mais pour vraiment vous renseigner sur tout cela, il n'y aura pas meilleur conseil que le maître de céans : M. Vong n'est pas avare de conseils judicieux, et l'homme est un vrai puits de science et d'histoire.

Dernier point charmant : la carte des invité(e)s ne comporte pas de prix. Quel savoir-vivre !

Stéphane Kélian - Saint Thomas d’Aquin

13 bis Rue Grenelle, 75007 Paris

16.03.2010

J'adore les chaussures Stéphane Kelian. J'en ai acheté une paire ravisssante, et je les ai toujours, plusieurs années après. La qualité était très bonne, même si le pri était un peu cher. Mais qui compte ses sous quand il s'agit de chaussures ?

Stéphane Kélian - Saint Thomas d’Aquin

13 bis Rue Grenelle, 75007 Paris

16.03.2010

I just loooooove their shoes. I haven't been in Paris for a while but one of the last time I was there, we went to their shop in the 7th district and I bought a ravishing pair which I still have to this day. Prices are on the high side, but this is worth it. Their handbags are very nice too.

Sud-Ouest Monceau Restaurant - Pereire Malesherbes

8 Rue Meissonier, 75017 Paris

16.03.2010

The best southwestern cuisine in Paris. I tried several of them, that's the one I always come back to. Try the duck filet, it's out of this world. I love their 'garbure' (a stew with beans and sausages, heavy), and their goose liver pate is melting in the mouth. They serve it on traditional French countryside toasted bread, absolutely delicious. The wines are great. The floor is always full, if you don't book a couple hours in advance you will be politely turned away or will have to wait. A bit pricey.

Sud-Ouest Monceau Restaurant - Pereire Malesherbes

8 Rue Meissonier, 75017 Paris

16.03.2010

Mon restau sud-ouest préféré à Paris. J'en ai essayé des tas, il y en a que j'aime bien, mais c'est celui que je préfère, de loin. La cuisine est très bien préparée, les vins sont bons, et quand on en sort, on n'a plus faim. Pas du tout nouvelle cuisine, bien au contraire. Il y a aussi une épicerie fine juste à l'entrée du restaurant, et on peut acheter du foie gras d'oie et de canard d'excellente qualité.